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Grève

Pourquoi pas un service minimum aérien?

Après la grève spectaculaire de plus de 80 % des 15 000 hôtesses et stewards d’Air France fin octobre, le premier retour de bâton est venu du gouvernement. Le secrétaire d’État aux Transports, Dominique Bussereau, évoque en effet la possibilité d’étendre la loi sur le service minimum au transport aérien. Ce texte, qui entrera en vigueur le 1er janvier 2008, est pour l’instant destiné aux seuls transports terrestres. Mais la panique créée par la grève pendant cinq jours au début des vacances de Toussaint, en particulier sur les aéroports de Roissy et d’Orly où des centaines de vols ont été annulés, pousse à y inclure l’aérien. De son côté, le Snav va demander réparation à Air France: le syndicat réclame une compensation financière non seulement des vols annulés, mais aussi des prestations touristiques qui n’ont pu être utilisées, afin "de sauvegarder l’intérêt de ses clients, et de préserver la santé financière de ses entreprises". Des exigences d’autant plus sérieuses que le conflit social suspendu le 30 octobre n’est pas réglé et que les syndicats de PNC d’Air France n’excluent pas un nouveau mouvement.

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