"Cette édition a une nouvelle fois confirmé que Busworld est le salon européen de l’autocar de référence. Nos clients se sont montrés particulièrement intéressés par les autocars de tourisme que nous exposions. Notamment le Lion’s Coach Supreme, à tel point que je m’interroge sur l’éventualité de le commercialiser en France. J’ai également été agréablement surpris par l’accueil réservé au Cityliner C. Je ne pensais pas enregistrer autant de contacts commerciaux sur ce modèle."
"C’était un salon de transition après la folie du renouvellement due à Euro 4. Nous-mêmes nous présentions essentiellement le Citea qui aurait plus sa place dans un salon urbain. Les nouveautés chez VDL arriveront en 2009. En revanche, nous avons eu finalement le temps de présenter à l’extérieur notre schoolbus sur châssis camion. Il a visiblement beaucoup plu. Nous en avons déjà livré une quinzaine en France et allons homologuer la version Euro 5."
"Nous avons accueilli beaucoup de visiteurs pendant l’intégralité du salon. Nous avons même été surpris par l’intérêt suscité par notre Sprinter Travel 65. C’est allé au-delà de nos espérances. Il s‘agissait de notre unique nouveauté car nous avons récemment renouvelé toute notre offre. Aussi, les nouveaux Tourismo, Travego ou Integro ont également attiré du monde.
Cette année, nous avons vu des transporteurs venus de toute la France. L’intérêt de ce salon est indéniable."
Le Griffon présentait sa troisième génération de moteur diesel-éthanol. Adaptation du tout dernier diesel 9 litres de Scania à EGR, il est certifié Euro 5 et EEV. Il affiche une puissance de 270 ch et un couple de 1 200 Nm. Il fait partie de la gamme de moteur modulaire de Scania et partage ainsi de nombreux composants avec d’autres modèles.
"Cette édition ne restera pas dans les annales. C’est certainement la faute des grèves SNCF qui nous ont fait courir après les deux premières journées perdues. Néanmois, Courtrai reste un salon de très grande qualité où l’autocar tient bien sa place. Mais je pense qu’il est peut-être temps de chercher de nouvelles idées pour ne pas lasser nos clients. Je ne remets pas en cause le principe du salon, il faut inventer quelque chose de nouveau pour lui donner un intérêt supplémentaire. Je n’échafaude aucun scénario, je lance simplement une piste de réflexion."
Le constructeur polonais prend pied dans l’Hexagone. Et cette fois, Solaris veut y mettre le bon. L’époque des "coups" pour gagner un ou deux appels d’offres est révolue. "Nous avons créé une filiale, Solaris France, qui est basée à Metz. Pour le moment, quatre personnes seulement y travaillent, mais cette équipe pourra s’étoffer avec le temps", explique Christian Wienz, gérant de Solaris France. Sur le point crucial du service après vente, il va travailler avec les réseaux Cummins et Daf. Soit au total près de 100 points de service, dont les 26 établissements spécialisés cars et bus de Daf. L’ensemble de la gamme autobus de Solaris, du midi à l’articulé, est commercialisée dans toutes les motorisations (diesel, GNV et hybride). "Nous proposons également notre trolleybus Trolino et, à partir de 2009, nous pourrions introduire sur le marché français un tramway signé Solaris", assure Christian Wienz. Le marché de l’autocar n’est pas pour autant délaissé: "Avec l’Urbino LE et l’Alpino LE, nous avons une offre cohérente pour répondre aux besoins du transport interurbain".
Le patron de Solaris France aura du temps devant lui pour installer la marque dans le paysage français. "Nous menons une politique à long terme, avec la volonté de nous installer durablement. La création de Solaris France s’inscrit dans une logique plus globale. Solaris Europe réalise plus de 65 % de ses immatriculations en Allemagne et en Pologne. Nous voulons être plus présents sur les autres grands marchés européens dont la France fait évidemment partie", indique Wolfgang Presinger, responsable des ventes dans le monde.
"Cela a été un bon salon, mais nous aurions aimé le faire dans de meilleures conditions. Busworld semble victime de son succès. Nous avons été installés dans les tentes aménagées pour faire face à l’afflux des exposants. Nous étions à l’entrée, ce qui nous assurait une grosse affluence sur la matinée, puis d’importants creux. J’ai été néanmoins ravi par le côté international du salon. Nous avons pu exposer notre savoir-faire à des clients de toute l’Europe: Allemagne, Benelux, Espagne, Italie et, bien entendu, France."
Neoman s’est montré avare de nouveautés, il réserve ses primeurs à Hanovre. Les autocaristes français ont tout de même pu découvrir le Cityliner C de Neoplan. Cette version d’une nouvelle longueur de 12,99 m repose sur deux essieux ce qui promet une stabilité routière de très haut vol. Par ailleurs, il est possible que le Lion’s Coach Supreme de Man s’invite finalement sur le marché hexagonal. Les réactions positives des clients pourraient inciter Neoman France à écorner sa politique de non concurrence entre ses deux marques.
Chez Mercedes, l’intégralité de la gamme a été renouvelée l’année passée avec le passage à Euro 4. Le constructeur à l’étoile présentait tout de même une nouveauté avec le Sprinter Travel 65. Ce mini haut de gamme vient compléter l’offre. Le Sprinter Travel 65 offre de série une suspension pneumatique, une climatisation, un double vitrage panoramique et une soute de 2,1 m3.
En France, VDL est plus connu sous l’ornière de Bova. La multiplication des nouveautés chez le Néerlandais pourrait changer cette donne. Son nouvel autobus, le Citea, dont la face avant n’est pas sans rappeler celle du grand tourisme Jonckheere, attirait les regards. Autre nouveauté avec un mini haut de gamme: le Picardie sur base Mercedes. Enfin, il y avait comme un air de fête sur le stand de VDL avec le 25e anniversaire de l’inusable Futura.
Cela fait vingt ans que Temsa construit des autocars. En France, le constructeur turc a été propulsé dans les cimes du marché en moins de dix ans par Dietrich Carebus. Les ambitions de la filiale du groupe Sabanci vont au-delà: Temsa Europe a pour objectif d’imiter l’importateur alsacien à l’échelle continentale.
Fast a célébré la livraison de son 100e Navigo en France. Busworld a également été l’occasion de présenter au plus grand nombre sa filiale Fast Europe chargée de développer l’activité sur d’autres marchés européens. Fast a également décidé de jouer la carte de l’écologie en annonçant qu’il vendrait les véhicules dotés d’une motorisation Man EEV au prix de l’Euro 5. Enfin, Fast Europe pourrait prochainement étendre son activité en Grande-Bretagne. "Nous sommes en train de finaliser le choix de notre importateur. Nous avons déjà mis en place tout ce qu’il faut à l’usine pour produire des véhicules avec la conduite à droite", explique Xavier Ringeard, Pdg de Fast Concept Car.
Avec le Cityos Advance, VehiXel prouve une nouvelle fois que les minis sont parfaitement adaptés à l’accessibilité optimale. Le Bressan présentait également l’Excelio 20 pour le haut de gamme.
Irisbus affichait clairement son appartenance au groupe Fiat avec ce Ducato. Ce modèle n’est cependant pas vendu par le Dauphin.
Van Hool, régional de l’étape, faisait écho à l’actualité française. Pendant que les débats sur le Grenelle de l’environnement touchaient à leur fin, le constructeur belge présentait son autobus à pile à combustible destiné aux marchés européens.
