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Les noces de Mozart et du football

L’Autriche accueillera, avec la Suisse, la phase finale de l’Euro 2008. L’occasion de partir à la découverte de Salzbourg et d’Innsbruck, deux des quatre villes autrichiennes – avec Vienne et Klagenfurt – qui se préparent activement à la grande fête du ballon rond.

Si l’équipe de France de foot se qualifie pour l’Euro 2008, elle jouera ses trois matchs de poule à Salzbourg ou à Innsbruck (le tirage au sort a lieu le 2 décembre). "Depuis quand le public autrichien s’intéresse-t-il au foot?", siffleront les mauvaises langues. C’est vrai que l’équipe autrichienne ne brille pas par ses résultats. Au pays des Alpes, les sportifs adulés ont plutôt l’habitude de glisser sur les pistes que de tacler sur une pelouse. Mais le pays de Mozart vibre aussi à la magie du ballon rond. Et prépare l’Euro avec une passion et un professionnalisme tout germaniques.

Salzbourg la musicienne

La preuve avec le stade de Salzbourg, le Red Bull, situé à cinq kilomètres de la ville. Facilement accessible par autoroute. Ouvert en 2003, cet imposant rectangle métallique a vu, Euro oblige, sa capacité augmenter de 5 000 places. Comment? Grâce à des vérins hydrauliques qui ont soulevé le toit d’une dizaine de mètres.

Aujourd’hui, 30 000 personnes peuvent désormais venir applaudir les exploits des Red Bull, l’équipe locale (championne d’Autriche 2007).

Mais Salzbourg sait aussi et surtout ranger les crampons. Ville historique et culturelle par excellence, elle a vu naître Mozart le 27 janvier 1756 (sa maison natale est accessible à la visite), et sert de cadre chaque été au célèbre festival d’opéra, de théâtre et de musique classique. La cité accueille sept millions de visiteurs chaque année, qui viennent aussi découvrir les charmes de son patrimoine. À l’exemple de la cathédrale dédiée à Saint-Rupert, le patron de la ville. Bâtie au XVIIe siècle par un architecte italien, elle est à la croisée des styles Renaissance et Baroque, et mérite le détour pour sa coupole (reconstruite après un bombardement allié en 1944) et ses cinq orgues imposants. C’est ici que Mozart a été baptisé.

Il ne faut pas manquer non plus le vieux cimetière. Installé au pied d’une immense falaise, la sœur de Mozart y repose. Et si vous recherchez pour vos clients une bonne adresse pour dîner, il faut s’arrêter au restaurant Stiftskekker St-Peter, d’une capacité de 200 places.

Si Salzbourg est bourgeoise et un rien conservatrice, Innsbruck, capitale du Tyrol, est jeune et sportive. En d’autres termes: plus populaire. Deuxième plus grande ville d’Europe nichée au cœur des Alpes après Grenoble, Innsbruck aime la compétition. Elle a accueilli en 1964 et 1976 les JO d’hiver. La découverte du tremplin de saut à ski du Bergisel, doté d’une nouvelle plateforme de départ, est devenu un passage obligé. Sa forme évoque un cobra pour les uns, un ventre de poisson pour les autres.

Innsbruck la championne

Reste qu’il est le plus moderne au monde. Sa piste en synthétique permet aux sauteurs de s’entraîner l’été. C’est ici qu’en juin prochain sera installé l’écran géant qui permettra au public de suivre les matchs de l’Euro. Du haut de la plateforme, la vue sur la ville et les montagnes est impressionnante. Mais ce n’est rien comparé au panorama qu’offre le restaurant d’altitude Seegrube, accessible par le téléphérique qui, dès le 1er décembre, comptera deux stations supplémentaires au cœur de la ville. À 1 905 m d’altitude, le regard porte loin, jusqu’au Tyrol italien.

Le stade de la ville, le Tivoli, est moins beau que le Red Bull, mais plus populaire. Là encore, à l’occasion de l’Euro, le nombre des places sera augmenté. Comme Salzbourg, Innsbruck n’est pas en reste pour proposer quelques étapes touristiques intéressantes. Son centre historique en témoigne. Il suffit de penser au mausolée de l’empereur Maximilien Ier, entouré d’une haie de 28 statues surnommées "les bonhommes noirs", représentant les ancêtres des Habsbourg, ou encore au "petit toit d’or", symbole de la ville le plus photographié. Ce balcon de style gothique, au toit recouvert de 2 657 bardeaux de cuivre doré à l’or fin, offrait à Maximilien 1er une vue imprenable sur l’ancienne rue principale de la ville, l’actuelle Herzog-Friedrich-Strasse. Nul doute qu’avec tout cela les chambres d’hôtels ne soient prises d’assaut début décembre, dès l’annonce des tirages au sort.

Une première tranche a été mise en vente au printemps dernier. Une seconde est prévue au printemps 2008. Pas de contingent prévu pour les TO.

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Auteur

  • Dominique Mœglin
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