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Sur le vif

Claude Suzanne, présidente de la commission voyageurs du SATV-Unostra

Dans quelle mesure la flambée des prix du gazole se répercute-t-elle sur la situation des entreprises de transports de voyageurs, et quelle serait la bonne solution pour les aider?

Nos entreprises ont des contrats obtenus sur appel d’offres, qui durent un minimum de trois ans. Et les augmentations du prix des carburants ne donnent généralement lieu à une procédure de révision qu’une fois par an. À titre d’exemple, ma société consomme chaque année 6 532 000 litres de gazole, soit 11,14 % de mon chiffre d’affaires. L’augmentation actuelle propulse ce poste à 13,22 % de mon CA, soit un manque à gagner de 245 000 euros. La réglementation doit nous donner la possibilité de répercuter les hausses sur les contrats en cours, comme le peuvent aujourd’hui les routiers marchandises. C’est la seule mesure que nous devons demander avec insistance.

D’autant que dans le tourisme, nous avons les plus grandes difficultés à faire comprendre la nécessité des augmentations à nos clients. J’ai essayé récemment de le faire, et j’ai perdu le marché…

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