Newsletter S'inscrire à notre newsletter

Magazine

Pétrole

Le baril frôle la barre des 100 dollars

Malgré le yoyo du prix du brut enregistré cette semaine, la question n’est sans doute plus de savoir si, mais quand le baril de pétrole passera la barre symbolique.

Les spéculateurs le rêvaient à 100 dollars le baril à la mi-novembre, le prix du pétrole a finalement un peu reculé après qu’un rapport de l’Agence internationale de l’énergie a démontré que la consommation mondiale n’augmenterait que de 1,2 % cette année, justement à cause des prix élevés. Pour autant, consommation hivernale aidant, nul ne doute plus qu’il atteindra cette barre symbolique dans les semaines ou les mois à venir.

Certes, le maintien d’un billet vert faible par rapport à l’euro a jusqu’à maintenant atténué la facture pétrolière française. On peut gloser longtemps sur les causes réelles et spéculatives de cette inflation, le fait est là: les prix à la pompe sont très hauts, et les professions pour qui le gazole ou l’essence sont des matières premières incontournables souffrent.

Certaines se sont fortement mobilisées. Les marins-pêcheurs ont les premiers tiré la sonnette d’alarme et bloqué certains ports. Ils ont obtenu une exonération provisoire des charges patronales et salariales, en attendant la mise en place par Michel Barnier, ministre de l’Agriculture, "d’un mécanisme durable de compensation des surcoûts du gazole qui assure un seuil de rentabilité satisfaisant pour les entreprises de pêche". Dans la foulée, les agriculteurs, à travers la FNSEA, ont réclamé et obtenu un remboursement de la Tipp de 5 centimes d’euros par litre pour l’année 2007. Ce syndicat souhaite avant tout que soit créé un carburant professionnel détaxé.

Enfin, la grogne a gagné le transport de marchandises. La FNTR et TLF, deux des principaux syndicats du secteur, réclament une harmonisation de la fiscalité au niveau européen. L’Unostra milite de son côté pour une remise plus importante sur la Tipp. Elle menace d’ailleurs d’appeler ses adhérents à la grève si une solution n’est pas avancée par le gouvernement avant le 23 novembre. Mais ce dernier refuse tout net d’envisager la recours à la Tipp flottante, pour cause de déficit budgétaire à combler. Dans ce contexte, le transport de voyageurs est resté plutôt discret. Même si les contrats qui le lient aux autorités organisatrices prennent en compte l’augmentation des prix du carburants, les réévaluations sont généralement annuelles. Les entreprises sont donc obligées de faire une véritable avance de trésorerie pour le poste carburant. Un phénomène qui n’est pas sans risques pour certaines des plus modestes.

Dans un autre registre, celui du tourisme en autocar, secteur traditionnellement très concurrentiel, les entreprises hésitent à répercuter les hausses sur leurs tarifs. Elles sont face à un choix simple: voir fondre leur marge ou perdre leurs clients. Enfin, dans ce domaine particulier, elles sont, comme leurs collègues des marchandises, confrontées à une concurrence européenne qui bénéficie souvent de taxes beaucoup moins importantes que les 42,58 centimes d’euros pour un litre de gazole appliqués dans l’Hexagone. Jusqu’à quand cette situation pourra-t-elle durer?

Retour au sommaire
Div qui contient le message d'alerte

Envoyer l'article par mail

Mauvais format Mauvais format

captcha
Recopiez ci-dessous le texte apparaissant dans l'image
Mauvais format

Div qui contient le message d'alerte

Contacter la rédaction

Mauvais format Texte obligatoire

Nombre de caractères restant à saisir :

captcha
Recopiez ci-dessous le texte apparaissant dans l'image
Mauvais format