La Commission européenne a adopté un nouveau dispositif antiterroriste inspiré du modèle américain: 19 données personnelles sur les passagers aériens à destination de l’Union seront recueillies et transmises aux États membres. L’objectif est d’identifier des personnes qui pourraient être impliquées dans une action terroriste, d’établir des indicateurs pour évaluer leur dangerosité, de fournir des renseignements sur les méthodes terroristes ou de servir de base de données pour des enquêtes criminelles.
Ces données, qui seront transmises à une "unité d’information sur les passagers" dans chaque État membre, comporteront notamment le nom, l’adresse, le numéro de téléphone, le numéro de carte de crédit et l’itinéraire du passager. La Commission propose que les données soit conservées cinq ans suivis d’une période "dormante" de huit ans, pendant laquelle l’accès aux données ne sera possible que "dans des circonstances exceptionnelles".
