Le maire de Nice, Jacques Peyrat, comptait sur son tramway inauguré le 24 novembre dernier pour mettre sur les rails sa course à la mairie en 2008. Fausse route: il n’a pas reçu l’investiture de l’UMP qui lui a préféré Christian Estrosi, secrétaire d’État à l’Outre-Mer. Le chantier du tram avait aussi défrayé la chronique en 2005, lorsqu’un élu municipal et l’ancien Pdg de Thales Engineering & Consulting avaient été mis en examen pour corruption dans l’attribution de la maîtrise d’œuvre du chantier.
L’ouverture de cette ligne, qui dessert les quartiers Nord et Est via le centre ville, est donc le résultat d’un long et chaotique processus qui aura coûté 407 millions d’euros (333 millions supportés par la communauté d’agglomération, 28 millions par l’État, 29 millions par le département et 17 par la région). Cette première ligne devrait être complétée d’ici à 2020, pour atteindre 36 kilomètres avec 75 stations contre 21 aujourd’hui.
