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Changement climatique

Les USA seuls contre tous

À la conférence de Bali, l’Europe a peiné à imposer des réductions de CO2.

L’Australie a fait un beau geste pour la planète, en ouverture de la conférence de l’ONU sur la lutte contre les changements climatiques qui s’est déroulée à Bali du 3 au 14 décembre. Son nouveau Premier ministre, Kevin Rudd, a annoncé qu’il allait ratifier le protocole de Kyoto. Cette déclaration isole encore plus les États-Unis. La première puissance mondiale reste en effet le seul pays riche et industrialisé à ne pas accepter de réduire ses émissions de gaz à effets de serre de 5,2 % d’ici à 2012.

Les USA ont néanmoins participé à la réunion indonésienne aux côtés de 190 pays. Il s’agissait pour tous de réfléchir à l’après-2012.

La délégation américaine n’a pas fait de Bali une terre de réconciliation avec les Européens sur le plan écologique. Le Vieux Continent plaide pour un nouvel engagement des pays industrialisés sur une réduction des émissions pour 2012-2020. La baisse évoquée de 25 à 40 % va dans le sens des préconisations du Groupe intergouvernemental d’expert sur l’évolution du climat. Les USA ne veulent pas en entendre parler, et ont entraîné dans leur sillage le Canada, le Japon et l’Australie, pour qui Kyoto semble suffisant. "Je vais vous dire une vérité qui dérange: mon pays est le principal responsable de l’obstruction de tout progrès ici, à Bali", a fustigé Al Gore, ex-vice président américain et Prix Nobel de la paix. Il a également suggéré aux ministres de l’Environnement de conclure un accord sans les États-Unis, et lancé l’idée d’un plan Marshall contre le réchauffement. La conférence s’achevant à l’heure nous écrivons, il reste donc à savoir si les Européens sont allés au bout de leurs intentions, avec ou sans ce pollueur d’outre-Atlantique. Dans le même temps, Washington envoyait un signal vert. Dans le cadre du projet de loi America’s Climate Security Act 2007, le Sénat a adopté un texte visant le plafonnement des gaz à effet de serre au niveau de 1990 d’ici à 2020, assorti de l’instauration d’un marché des crédits carbone. Peut-être cela a-t-il ravivé la flamme écologique de la délégation américaine présente à Bali.

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