Rien n’est encore signé, mais l’affaire semble bien engagée. Fin décembre, le groupe Air France/KLM est entré en négociation exclusive pour le rachat de la compagnie Alitalia, détenue à 49,9 % par l’État italien. Les discussions devraient courir sur deux mois maximum. Ce prélude au mariage a suscité la colère de membres du gouvernement et de nombreux élus, patrons et syndicats du nord de l’Italie. Ces derniers soutenaient Air One, l’autre candidat en lice. Pour eux, cette compagnie avait le double mérite d’être italienne et de vouloir conserver le hub de Milan/Malpensa, Air France souhaitant plutôt se recentrer sur Rome/Fiumicino, l’autre hub d’Alitalia.
Air France/KLM, qui vient de racheter la Néerlandaise VLM Airlines, opérant principalement au départ du London City Airport, promet d’injecter 6,5 milliards d’euros dans la compagnie italienne, et évoque la suppression de 1 500 postes.
