Alors que le gouvernement a déchiré les chèques transport calqués sur le modèle des tickets restaurant, jugeant leurs modalités de fonctionnement "complexes et peu modernes", les élus de Belfort sortent une nouvelle idée de leur Territoire: des bus gratuits pendant deux mois. Cela suffira-t-il pour changer les "mauvaises" habitudes? C’est-à-dire pour inciter les automobilistes à lâcher le volant de leur voiture et à aller travailler en autobus?
Les 1 800 salariés de General Electric (GE) Energy installé sur la technopole de Belfort vont pouvoir en faire la démonstration en janvier et février. Pendant deux mois, ils peuvent emprunter gratuitement les bus du réseau belfortain Optymo. Grâce au partenariat signé entre GE, premier employeur du Territoire, et le Syndicat mixte des transports en commun. Objectif: favoriser les déplacements du domicile au lieu de travail en transports en commun, et permettre aux ménages de n’avoir qu’une seule voiture. La collectivité locale et le groupe américain, dont le siège est installé sur Techn’hom, le grand parc d’activités et d’emploi de Belfort, ont décidé de financer à parts égales le manque à gagner. Passés ces deux mois à un prix d’appel défiant toute concurrence, le tarif passera à 0,80 euro (quel que soit le trajet sur le réseau de transport urbain), avec la possibilité de payer ses frais de transport le mois suivant à réception d’une facture qui sera plafonnée à 31 euros par mois, et à 9 euros en tarif réduit.
Les 110 autres entreprises de la technopole belfortaine, parmi lesquels Alstom transport, vont-elles en prendre de la graine et réclamer elles aussi des tickets gratuits pour leurs employés?
