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Mauritanie/Kenya

Le tourisme en berne

Quatre touristes français ont été tués et un cinquième grièvement blessé en Mauritanie fin décembre, tandis que les émeutes au Kenya ont provoqué la mort de près de 500 personnes… Depuis, les voyagistes se mobilisent.

Il y a eu le Sri Lanka, l’Égypte, Bali, la Réunion… C’est au tour du Kenya et de la Mauritanie d’être sous les projecteurs depuis la fin 2007: flambées de violences dans l’un, assassinats dans l’autre. Point d’orgue de cette défiance envers des destinations maintenant jugées dangereuses, l’annulation de la trentième édition du rallye Paris/Dakar, pour la première fois de son histoire. Du fait des menaces de groupes terroristes, les organisateurs n’ont pas voulu prendre le risque de traverser la Mauritanie.

Au regard de ces événements, le Ceto, l’association des tour-opérateurs, a décidé de suspendre tous les départs jusqu’au 18 janvier vers le Kenya, "et jusqu’à nouvel avis" vers la Mauritanie. Le Snav formule les mêmes conseils. "Nous suspendons nos circuits dans le désert au moins jusqu’à fin janvier, une mesure de précaution dans un contexte peu clair qui ne permet pas de juger de la sécurité en Mauritanie", explique à l’AFP Jean-François Rial, Pdg de Voyageurs du Monde. Parallèlement, des mesures adaptées au contexte ont été mises en place pour ne pas pénaliser les clients: report sans frais ou remboursement du voyage. Certains voyagistes doivent faire face à des annulations. D’autres font le choix de maintenir les départs vers les deux pays, comme Point-Afrique ou African Safari Club.

De son côté, La Balaguère maintient sous condition ses départs en Mauritanie: le TO demande aux voyageurs de prendre connaissance des recommandations du Quai d’Orsay sur son site, et de retourner une fiche spécifique signée auprès du voyagiste. "La décision de maintenir ces voyages s’appuie sur des éléments précis, explique un de ses communiqués. Les zones concernées sont très éloignées des circuits de La Balaguère, et les groupes sont encadrés par des équipes de Mauritaniens francophones, originaires de la région, connaissant parfaitement les lieux." Le TO a vérifié auprès des représentants locaux les mesures de sécurité qui, à ce jour, ont été renforcées. Malgré tout, l’impact financier n’est pas négligeable.

Il en est de même pour l’activité touristique de ces pays. Au Kenya, par exemple, "90 % des réservations hôtelières ont été annulées en janvier, la haute saison touristique, et le manque à gagner est estimé à 31,3 millions d’euros, expliquait à l’AFP Rose Kwena, porte-parole de l’Office du tourisme kényan. Les avions arrivent vides pour rapatrier les touristes qui ont terminé leurs vacances, mais ils n’en amènent pas de nouveaux". En Mauritanie, on craint également pour le tourisme. Ce secteur en plein essor ces dix dernières années a accueilli l’an passé 80 000 visiteurs (contre 270 en 1996) et génère en moyenne 22 millions d’euros de recettes par an.

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