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Magazine

Il faudra bien communiquer

Au cœur des sujets qui préoccupent la profession: la piètre image de l’autocar. La communication est un enjeu majeur pour les années à venir.

La FNTV en fait un thème de congrès, le Snet crée une commission de réflexion sur le sujet, autant dire que la communication à destination du grand public est un problème d’actualité pour une profession en mal de reconnaissance. Se fondant sur les travaux d’Anne-Marie Pouliquen, responsable de la communication du Snet, et sur une étude réalisée pour le compte d’Irisbus, Bus & Car a lancé au Club Managers un débat sur l’image de l’autocar de tourisme. Ceci pour sensibiliser les participants aux besoins de leur secteur en la matière, et pour identifier clairement les cibles, les objectifs et les moyens à mettre en œuvre.

Passons sur un état des lieux révélateur des lacunes existantes: mauvaise image de l’autocar, méconnaissance de l’activité par les professionnels du tourisme non autocaristes, manque de visibilité auprès des autorités, etc. Les maux sont connus.

Vendre le car au grand public

Les chantiers sont multiples, mais c’est d’abord auprès du plus large public qu’il faut réhabiliter ce mode de transport. L’objectif étant d’amener la clientèle potentielle à considérer l’autocar comme un bon moyen de voyager autrement, il faut en faire un produit de consommation moderne, notamment à travers l’usage de packages. L’idée de faire converger toutes les demandes vers un site internet généraliste dédié à ce métier s’impose. Les moyens à mettre en œuvre sont donc importants, sachant qu’une campagne nationale de communication liant la radio, la presse grand public et la télévision revient globalement à un million d’euros pour une quinzaine de jours de présence.

Autant dire que tous les secteurs qui gravitent autour de l’autocar devraient mettre la main à la poche. Idem pour le site internet, qu’il faudrait aussi gérer au quotidien. Personne ne se berce donc d’illusions: c’est bien le problème du travail commun entre les différentes instances représentatives qui, avec celui des finances, bloquent pour l’instant toutes perspectives.

Séduire les papy boomers

Moins ambitieuse peut-être, la communication à destination des clients devra cibler en priorité les papy boomers. Cette catégorie de nouveaux seniors est stratégique pour les autocaristes. Il faudra les tenter.

Là encore, en dehors de campagnes de communication ciblées sur la presse spécialisée qui leur est consacrée (l’usage du publi-reportage est ici économiquement recommandé), la profession doit mettre en œuvre des partenariats avec les structures représentatives de sa clientèle et s’assurer une présence sur les sites internet qui s’adressent à elle. Dans cette logique, les études montrent qu’il existe aussi un fort potentiel auprès des comités d’entreprise et des scolaires, pour lesquels il faut désormais développer des produits spécifiques. Pour ces derniers, il est même impératif de mettre au point un programme éducatif autour de l’autocar qui pourrait être intégré dans les activités scolaires. Pour ces trois clientèles reconnues, l’offre packagée apparaît, là encore, comme une solution marketing de première importance. Reste ensuite à la faire connaître, et on touche à une autre faiblesse de ce tourisme décidément particulier.

Être au rendez-vous avec les prescripteurs

L’enquête révèle en effet que les techniciens du tourisme ignorent généreusement l’autocar. Plus surprenant peut-être, tous les prescripteurs que sont les CE, les clubs et associations, les municipalités ou les caisses de retraite le connaissent assez mal. Un gros travail reste donc à réaliser pour que tous ces professionnels ou responsables le prennent en considération. Les autocaristes doivent s’impliquer dans leurs congrès respectifs pour faire entendre leur voix. Ils doivent aussi être présents dans leurs salons (Carrefour des CE, MAP, Top Résa, etc.) en tant que tels.

Enfin, il leur faudra former et proposer des éductours aux agents de comptoir. Tout, ou presque, reste à faire.

Les managers 2007

Martine Fix, directrice des Cars Valenciennois et Lussiez Tourisme

Jean-Baptiste Maisonneuve, Dg des Autocars Maisonneuve

Sylvie Mazard, DRH des Cars Hangard

Patrice Lebeda, Pdg des Voyages Dupas Lebeda

Claude Suzanne, Dg des Autocars Suzanne

Yves Plessis, directeur des Courriers Rhodaniens

Accueil traditionnel à l’aéroport de Dublin, contre toute attente sous un soleil resplendissant. Les managers 2007 sont déjà dans l’ambiance irlandaise.

Après une fausse panne d’autocar, des calèches "miraculeusement" présentes prennent en charge les participants du Club Managers.

Avec une bonne couverture et entre deux débats, la découverte de la capitale irlandaise commence sous un ciel qui a déjà changé.

Les échanges se poursuivent dans la chaleureuse ambiance d’un pub local où les participants peuvent goûter leur première pinte de Guinness.

Comment et vers qui communiquer? Quels moyens mettre en œuvre? Qui doit ou peut payer? Trois heures de débats n’auront pas suffi à venir à bout de toutes les pistes de réflexion sur l’amélioration de l’image de l’autocar auprès du grand public. Pourtant, si Nespresso peut donner des lettres de noblesse à un produit aussi basique que le café, il est certainement possible de faire beaucoup mieux avec le tourisme en car.

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Auteur

  • Pierre Cossard
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