Newsletter S'inscrire à notre newsletter

Magazine

Le Navigo: des bons points à gogo

Image

Le Navigo: des bons points à gogo

Crédit photo David Reibenberg

Le Navigo signé Otokar et commercialisé en France par Fast Concept Car a fière allure. Il constitue une bonne surprise en bien des points. Qu’il s’agisse de son niveau de finitions ou de performances, le petit Turc a bien des atouts pour s’imposer rapidement sur le marché.

Il paraît que seuls les imbéciles ne changent pas d’avis. Chez Fast Concept Car, on est certainement d’accord avec cet adage. Il y a peu, le Vendéen s’enorgueillissait d’être un des derniers constructeurs français, et se disait très attaché aux valeurs européennes. Aujourd’hui, il a lui aussi succombé aux sirènes ottomanes. Depuis 2005 plus exactement, il collabore avec le constructeur turc Otokar.

Cette association a permis, en 2006, le lancement dans l’Hexagone du Navigo, un minicar de 29 ou de 33 places, selon les dimensions. Est ensuite venue la conception commune du Vectio, un autre modèle de 39 places, présenté au dernier salon de Busworld Courtrai. Cette stratégie de diversification de gamme s’inscrit dans une logique européenne. Elle va de pair avec ses ambitions internationales. Les Vectio et Navigo peuvent constituer les chevaux de Troie de Fast Europe pour pénétrer de nouveaux marchés.

Bons débuts français

En France, le Navigo connaît un bon début de carrière. Depuis son lancement, 120 véhicules ont été vendus. Sur les trois versions proposées, le Confort tient la corde avec plus de 40 % des ventes. “Il plaît pour sa polyvalence, car il permet d’assurer des circuits scolaires comme des lignes TER. Même si nous proposons également des versions Scolaire et Standard, le 7,80 m de 33 places est privilégié par nos clients”, souligne Patrick Denis, directeur commercial de Fast Concept Car. Avec l’arrivée du Vectio dans son catalogue, ce dernier va s’accommoder encore mieux du fait que la Turquie ne fasse pas encore partie de l’Europe.

Le véhicule de l’essai

Avec le Navigo, Fast prouve une nouvelle fois qu’il ne s’arc-boute pas sur ses principes. Ce produit développé par Otokar fait appel à une motorisation Cummins. Pour Euro 4, cela implique la technologie SCR et l’utilisation d’AdBlue. Un principe que Fast a toujours refusé pour sa production, privilégiant Man et l’EGR. Donc, dans la version Confort de 33 places utilisée pour cet essai, le Navigo est propulsé par un moteur Euro 4 Cummins ISBe 4 160B, à quatre cylindres en ligne et développant 185 ch. Il est associé à une boîte de vitesses manuelle à six rapports. Au départ de l’essai, il affichait 10 737 km au compteur. Il était lesté en soute et dans son habitacle pour atteindre son maximum de PTAC (9,6 t). La version Confort lui offre un équipement très complet: climatisation, ensemble audio vidéo, porte-bagages, double vitrage, rétroviseurs chauffants à commande électrique ou encore un élégant habillage du tableau de bord.

L’esthétique

Le design du Navigo n’est pas ce qu’il convient d’appeler une merveille. Il est dans la tradition des minis “à tout faire” produits en Turquie, un mélange de rusticité et d’une bonne impression de solidité.

Quelques touches de modernité viennent rehausser l’allure du véhicule. Notamment les petits phares ronds au-dessus de la calandre. L’arrière affiche une plus belle allure avec des lignes mieux dessinées.

La tenue de route et le confort

Contrairement à l’extérieur, l’habitacle du Navigo surprend positivement pour plusieurs raisons. Le niveau d’insonorisation est assez remarquable pour un véhicule de ce gabarit. On a même du mal à croire que le moteur se loge sous le couloir central tant il se montre discret. La sellerie est confortable et les liseuses sont placées à bonne hauteur. Inutile de se contorsionner pour ajuster sa buse d’aération ou allumer sa lumière.

On peut juste regretter que, sur la rangée de droite, elles soient placées un peu derrière les sièges. L’inclinaison est bonne, mais mieux vaut ne pas avoir un passagers derrière soi… à moins de vouloir l’étouffer. Lorsque le dossier est incliné au maximum, l’espace de la personne qui suit se réduit à la peau de chagrin. Les tablettes ne sont pas assez fermes et tendent à pencher vers le bas. Otokar a eu la bonne idée de vitrer l’issue de secours dans le pavillon, ce qui renforce la luminosité déjà appréciable dans le Navigo. Mais ce qui ravit le plus dans ce véhicule, c’est la qualité de la finition. Même en scrutant l’habitacle à la loupe, il est difficile de trouver à redire.

La consommation

La météo n’a pas été tendre avec le Navigo. Les deux premières étapes se sont déroulées sous la pluie, avec un fort vent de trois-quarts ou de face. Ces conditions ont certainement eu un impact sur la consommation. Sur ce plan, le véhicule s’est montré correct, sans plus. Sa moyenne globale de 21,66 l/100 km n’a en effet rien d’extraordinaire pour un véhicule de ce gabarit. En observant les résultats en détail, on remarque que le vent a sans doute joué un rôle important. Ainsi, lors de la dernière étape, lorsque les conditions météorologiques sont devenues plus clémentes, la consommation moyenne est descendue à 20,45 l/100 km, soit le meilleur résultat. “Il est surtout sensible aux rafales latérales”, confirme Jean-Philippe Pastre, notre essayeur. Cette modeste performance reste la seule perturbation dans le ciel du Navigo. Pas de quoi assombrir son avenir sur le marché.

Sur le Navigo, l’élégance n’a pas été mise de côté. Le tableau de bord reçoit un très agréable revêtement imitant la ronce de noyer.

Le conducteur ne bénéficie pas d’importants espaces de rangement, mais ce type de véhicule ne se prête pas aux voyages au long cours, ce qui limite la gêne.

La finition est un des points forts du midi d’Otokar. Le constructeur turc prouve que les usines des environs du Bosphore n’ont pas à rougir de celles de la vieille Europe. Le Navigo se distingue également par sa luminosité, augmentée par la vitre sur le pavillon en guise d’issue de secours.

Ne cherchez pas le moteur à l’arrière. Il se loge sous le véhicule, entre les deux essieux. À défaut de faciliter l’entretien, cela libère un espace de soute. La trappe qui s’ouvre à l’avant donne accès aux blocs lumières. Et malgré l’emplacement de sa motorisation, le Navigo se montre particulièrement silencieux.

Pour son gabarit, le Navigo ne manque pas de soutes. Latérales et traversantes, elles sont complétées par le coffre arrière pour atteindre 2,7 m3.

Retour au sommaire

Auteur

  • David Reibenberg
Div qui contient le message d'alerte

Envoyer l'article par mail

Mauvais format Mauvais format

captcha
Recopiez ci-dessous le texte apparaissant dans l'image
Mauvais format

Div qui contient le message d'alerte

Contacter la rédaction

Mauvais format Texte obligatoire

Nombre de caractères restant à saisir :

captcha
Recopiez ci-dessous le texte apparaissant dans l'image
Mauvais format