– Que pensez-vous de la décision de conserver les départements français?
"Pour gérer les transports, et l’intermodalité en particulier, c’est certain, il y a trop de strates. Laquelle supprimer?
Probablement les départements, car on peut difficilement revenir sur la compétence transport des agglomérations, encore moins sur celle des régions depuis leur prise en charge du TER. Trop d’autorités organisatrices s’empilent, ce qui augmente le coût du transport public, le rend moins efficace, moins productif et bloque le processus de décision.
À cause des frontières institutionnelles, on multiplie le nombre d’autocars pour respecter les couleurs et les logos départementaux: en Europe, nous sommes les seuls à fonctionner comme ça. En Italie, tous les cars sont bleus, la région est l’échelon de pouvoir local: c’est elle qui organise les appels d’offres (matériels et services). Je suis déçu que la proposition du rapport Attali de supprimer l’échelon départemental ait été écartée si vite.
Mais cela ne m’étonne pas: vous imaginez des présidents de conseils généraux qui cumulent souvent un mandat de député ou de sénateur se faire hara-kiri en votant leur autodestruction!"
