En lançant sa nouvelle Automotrice à grande vitesse (AGV) qui atteindra 360 km/h, Alstom vise le marché mondial. La compagnie italienne NTV a déjà commandé une trentaine de rames. La Deutsche Bahn, qui d’autre part milite pour sa privatisation partielle, pourrait abandonner Siemens, son fournisseur historique, au profit du dernier "petit train" d’Alstom. Dans l’Hexagone, l’Association des régions de France, par la voie de Bernard Soulage (Rhône-Alpes) y voit une possible "réponse au projet des régions de se doter d’un matériel TER à grande vitesse". Mais le premier client français risque de ne pas être la SNCF (assez discrète sur le sujet), mais Air France /KLM. Cela a été évoqué à plusieurs reprises par Dominique Bussereau, secrétaire d’État chargé des Transports lors de l’inauguration. Dès 2010, date de la libéralisation du transport ferroviaire international, les AGV pourraient relier les aéroports de CDG à celui d’Amsterdam-Schiphol, sans obligation d’attacher sa ceinture.
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