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Agences de voyages

Christine La… gaffe?

Bourde ou coup de sonde? Les propos tenus le 28 janvier par Christine Lagarde, ministre de l’Économie, sur la possibilité d’ouvrir la vente de voyages à d’autres professions que les agences, ont provoqué une levée de boucliers.

"Nous allons travailler à la levée des obstacles réglementaires qui empêchent les professionnels des congrès de proposer à leur clientèle des billets d’avion et des nuits d’hôtel. Je ne vois pas pourquoi seules les agences de voyages pourraient vendre des voyages".

Cette phrase de Christine Lagarde, ministre de l’Économie, prononcée en clôture des premières Assises nationales de l’industrie et des événements professionnels à Villepinte le 28 janvier, a fait l’effet d’une bombe dans la profession. La ministre répondait ainsi favorablement à une demande exprimée dans un rapport sur le tourisme d’affaires publié fin 2007.

Deux jours plus tard, lors d’une réunion prévue de longue date entre Luc Chatel, secrétaire d’État chargé du Tourisme, et Georges Colson, président du Snav, ce dernier n’a pas manqué de faire part de "l’émoi qui s’est emparé de la profession suite aux déclarations de Christine Lagarde". En réponse, Luc Chatel a botté en touche, en s’engageant cependant à travailler "en réelle concertation" avec le Snav pour la rédaction des décrets d’application qui viendront modifier la loi du 13 juillet 1992. L’APS, par la voix de son président Bernard Didelot, n’a pas non plus mâché ses mots: "Ignorance, voire mépris total des métiers du voyage et du tourisme, méconnaissance des lois et décrets d’application nationaux et de la directive européenne les régissant, remise en cause de la protection des consommateurs, ce n’est pas rien". Un rendez-vous a été demandé à Christine Lagarde. En attendant, Bernard Didelot entend convoquer le bureau de l’APS, réunir les associations de consommateurs, faire pression sur la communauté européenne et il envisage même une suspension totale ou partielle du système de garantie des fonds déposés. Jean-Pierre Mas, le président d’Afat Voyages, va dans le même sens, et François-Xavier Boüard, président de Selectour, s’est dit "scandalisé" et a aussitôt écrit à ses adhérents en leur demandant "d’être vigilants". La profession se mobilise donc. Les organismes de séjours linguistiques eux-mêmes expriment leur inquiétude: "Ouvrir notre profession à des acteurs n’en ayant pas les compétences professionnelles constituerait d’évidence un recul de la protection du consommateur", indique l’UNOSEL. De son côté, l’Anaé qui rassemble plus de 60 agences, s’est félicité des annonces de Christine Lagarde: "une évolution que l’Anaé appelle de ses vœux depuis longtemps", a t-elle déclaré dans un communiqué.

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