Qui c’est le chef? Les contrats approuvés mi-février par le Syndicat des transports d’Île-de-France (Stif) traduisent la volonté de la région d’imposer ses vues à la SNCF et à la RATP en matière d’organisation des transports publics. Le Stif et les élus désormais présents à son conseil d’administration (15 pour la région, 5 pour la Ville de Paris et 7 pour le département) ont insisté sur la régularité des trains, des métros et des autobus. À quelques semaines des élections municipales, il valait mieux exprimer les attentes des usagers. Dans ce nouveau contrat signé pour quatre ans, l’autorité organisatrice demande aux deux transporteurs publics de fournir des indicateurs plus nombreux et plus précis (via des comités de lignes), et elle les oblige aussi à prouver qu’ils réalisent bien le service prévu au contrat.
Pour leur permettre d’assurer ces services, la Stif versera 7,3 milliards d’euros à la RATP et 6 milliards à la SNCF en quatre ans. Les deux transporteurs se partageront par ailleurs 12,3 milliards de recettes directes issues de la vente des billets, hors effets du système de bonus-malus (25 millions par an pour la RATP, 23 millions pour la SNCF).
Enfin, le Stif prévoit 5,3 milliards d’investissements à la RATP dont 1,5 milliard pour renouveler ses métros. La SNCF doit investir 1,7 milliard (dont 900 millions apportés par les collectivités locales) pour acheter de nouvelles rames (Nat).
