Fort de son milliard d’euros de bénéfices en 2007, Guillaume Pepy, le nouveau président de la SNCF, prévoit d’importants investissements destinés à améliorer notamment les TER et le RER francilien.
Le groupe SNCF ne s’est jamais si bien porté. Guillaume Pepy n’a pas caché sa satisfaction le 19 mars en annonçant 1,042 milliard d’euros de bénéfices pour 2007, soit le triple du résultat atteint un an avant, pour un chiffre d’affaires de 23,7 milliards. Fait unique dans l’histoire de l’entreprise, la SNCF reversera même à l’État un dividende de 131 millions d’euros. Une somme contestée par les syndicats de cheminots, qui y voient "la preuve même du désengagement de l’État dans cette entreprise publique".
Pour l’heure, la bonne santé du groupe va permettre à Guillaume Pepy de pallier quelques-unes des faiblesses de son entreprise: le RER francilien, les lignes TER (transport express régional) et le fret. L’ensemble des mesures présentées rentrent dans le cadre d’un plan s’échelonnant jusqu’en 2012.
Le réseau d’Île-de-France est crucial pour la SNCF, puisque 60 % du trafic annuel voyageurs de l’entreprise publique y est réalisé (soit 600 millions de voyages). Or, l’état de certaines lignes et, plus généralement, la vétusté des rames commencent à poser de graves problèmes. Le numéro un de la SNCF annonce donc un investissement de 3 milliards d’euros pour rénover ce réseau. En province, les lignes TER, qui transportent quant à elles 300 millions de voyageurs par an, se verront dotées d’une enveloppe de 5 milliards d’euros. Ce budget sera consacré à la rénovation du matériel et à l’amélioration de la ponctualité des trains, qui devra atteindre 94 %, soit une augmentation de trois points. Enfin, Guillaume Pepy n’oublie pas le fer de lance de la SNCF, le TGV, et il promet de faire de la France "une plaque tournante du réseau européen à grande vitesse". Pour ce faire, il a passé commande de 80 nouvelles rames duplex, et annonce que la vitesse commerciale du TGV augmentera pour atteindre progressivement 350 à 360 km/h.
