Les négociations sur la représentativité et le financement du syndicalisme avancent. Le patronat accepte l’idée d’un changement sur la valeur de la signature de chaque syndicat au bas d’un accord collectif. Il propose que la conclusion soit conditionnée par l’approbation des organisations majoritaires en voix. En clair, la seule signature d’un "petit" syndicat ne pourrait suffire à conclure un accord. Cette évolution trouve un écho favorable du côté de la CFDT et de la CGT, mais – comme il fallait s’y attendre – il rebute FO, la CFTC et la CGC, qui craignent de perdre de leur influence. À la reprise des négociations, trois points paraissent incontournables au patronat: l’obligation de nommer des délégués syndicaux parmi les élus, la possibilité de signer des accords dans les entreprises sans syndicat, et la formalisation de la place de la négociation collective dans la construction du droit social.
Pour débloquer la situation, les partenaires sociaux et le patronat se sont mis d’accord pour prolonger les négociations jusqu’à la mi-avril au lieu du 31 mars, comme l’avait imposé le chef de l’État.
