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Outgoing: l’horizon reste européen

Les Français vont relativement peu à l’étranger, préférant l’Hexagone. Et lorsqu’ils partent, c’est d’abord vers l’Europe, en premier lieu l’Espagne.

Où vont les Français lorsqu’ils se rendent à l’étranger? Une étude TNT Sofrès présentée par la Direction du tourisme dans le cadre du MAP, révèle que seulement 23,5 % de nos compatriotes sont sortis des frontières en 2006. Ces 11 millions de Français ont effectué 20 millions de séjours, pour 160 millions de nuitées dans180 pays. Mais contrairement à leurs voisins européens, ils sont plus casaniers.

75 % des séjours s’effectuent en Europe, indique Frédéric Tardieu de la Direction du tourisme. Viennent ensuite, dans l’ordre, l’Afrique, l’Amérique, et l’Asie, un continent qui attire de plus en plus”. Sans surprise, l’Espagne arrive en tête des destinations européennes, devant l’Italie, les pays de l’Est, la Belgique, le Luxembourg, la Tunisie, l’Allemagne et le Maroc. Un classement qui n’a pas bougé depuis l’enquête réalisée en 2000.

Le globe-trotter français

L’étude montre encore que la fréquence des départs à l’étranger est directement liée au revenu: 44 % des cadres voyagent hors de France, contre 18 % des employés et 14 % des ouvriers. Ces voyageurs sont à 34 % franciliens et 17 % ruraux.

Les moins de 25 ans et les plus de 50 ans dominent. Ils voyagent à l’étranger au printemps et à l’arrière-saison, et restent en moyenne 8,6 jours sur place (contre 5,4 en France), “une durée qui baisse chaque année en raison du fractionnement des vacances”, note Frédéric Tardieu. À noter également que plus de 25 % des voyages hors Hexagone sont multi-séjours, avec des changements des villes et de lieux.

Pour l’avenir, Jürgen Bachmann, secrétaire général du Ceto (association des tour-opérateurs regroupant 75 membres), estime que “le marché hexagonal de l’ougoing devrait connaître une croissance soutenue et durable de 4 % en moyenne”. Certaines interrogations subsistent cependant car l’horizon n’est pas sans nuages. Parmi eux: la baisse du pouvoir d’achat des actifs comme des retraités, ou la législation sur la responsabilité des professionnels. “Des contraintes lourdes, d’autant que tous les acteurs touristiques ne sont pas logés à la même enseigne”, souligne Jürgen Bachmann. L’écologie pèse aussi avec la hausse du prix du pétrole ou le réchauffement climatique. “Le consommateur, lui,nous demandera un plus haut niveau de service avec des exigences sur le rapport qualité/prix, des produits faciles à utiliser, mais aussi des expériences fortes”, poursuit-il.

Imprimer sa marque

D’où la nécessité pour les professionnels de tendre de plus en plus vers des produits “à valeur ajoutée” pour se différencier. Il faudra jouer sur l’imaginaire. “Imprimer une manière de faire, apposer sa marque, c’est l’avenir”, ajoute-t-il. Autre point essentiel: la distribution. Pour Jürgen Bachmann, elle sera multicanal, et caractérisée par la performance et la proximité.

Elle sera aussi “multi-accès”, avec l’agence de voyages bien sûr, mais aussi internet, et même le téléphone portable. “Dans l’avenir, le virtuel aura un impact fort sur nos métiers”, estime Jürgen Bachmann. Espérons que le plaisir du voyage ne le deviendra pas lui aussi.

LES TROPHÉES DES VACANCES EN FRANCE

La Fédération nationale des comités départementaux du tourisme et le MAP ont décerné les Trophées des Vacances en France 2008. Ce prix récompense les produits ou actions touristiques originaux et de qualité mis en place par des CDT, des SLA, des OT, des communes, des associations ou des opérateurs privés. Le premier prix "action globale innovante" a été remis au CDT de l’Anjou pour "Cyclopédia", premier guide multimédia avec GPS pour découvrir "la Loire à vélo".

Le deuxième a été attribué au CDT de la Creuse pour la création de son blog (www.enviesdecreuse.com) lancé en octobre 2007, tandis que le prix "initiative accessibilité" a récompensé le produit "week-end iodé pour tous dans le Cotentin" conçu par Manche Tourisme. Il propose une découverte en toute sécurité de la voile dans la rade de Cherbourg.

L’ÉMERGENCE DE L’ASIE

Comment expliquer la séduction grandissante exercée par l’Asie sur les Français qui ont été 1,9 million à la choisir en 2007?

Selon Jean-Paul Chantraine, Pdg d’Asia, trois facteurs essentiels expliquent ce succès: une offre aérienne conséquente (entre 70 et 100 compagnies desservent l’Asie), un choix d’hébergements varié, du moyen au très haut de gamme, et une terre d’accueil où le service est primordial. "Sourire, servir et accueillir sont innés en Asie", souligne Jean-Paul Chantraine, qui ajoute qu’au niveau prix, la destination est bien positionnée.

Un bémol toutefois selon le patron d’Asia: "Il faut s’attendre prochainement à une certaine tension sur les stocks aériens et hôteliers au départ du marché français". Il regrette par ailleurs les difficultés des compagnies aériennes asiatiques à opérer en France.

L’ESPAGNE EN TÊTE

L’Espagne occupe toujours une place de choix dans le cœur des Français. "Ils représentent 15 % de nos touristes étrangers, un peu moins cependant qu’il y a quelques années, indique Jaime-Axel Ruiz, directeur de l’Office national espagnol de tourisme à Paris. Les Français constituent notre troisième marché de clientèles". L’an passé, l’Espagne a comptabilisé 9,3 millions de Français… pour 9,3 millions de nuitées: une nuit d’hôtel pour une personne! Nos compatriotes dépensent moins que les autres touristes étrangers, 75 % s’y rendent en voiture. La Catalogne arrive en tête des régions visitées (51 %), suivie loin derrière par l’Andalousie (10 %), la région de Valence (7,5 %) et Madrid (6 %). Autre constante: les Français pratiquent un tourisme saisonnier, avec des pics d’affluence en juin, juillet, août et septembre. "Seulement, notre accueil touristique est déficitaire, reconnaît Jaime-Axel Ruiz. Nous avons quelques défis à relever. J’invite les professionnels du tourisme à mettre l’accent sur les produits, à les développer, les renouveler et surtout à innover".

RENDEZ-VOUS DE L’EMPLOI: BILAN MITIGÉ

La seconde édition des "Rendez-vous de l’emploi" organisés par l’APS s’est tenue le 17 mars. 480 offres d’emploi très diversifiées ont été proposées par une trentaine d’entreprises (hors les réseaux TourCom et Carlson Wagonlit Travel qui avaient réservé un stand mais ne sont pas venus), et 1 430 visiteurs ont fait le déplacement (sur 1 900 inscrits), soit presque autant que lors de la première édition. Les "Rendez-vous de l’emploi" pourraient désormais avoir lieu au rythme d’une année sur deux.

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Auteur

  • Catherine Mautalent
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