Pas simple d’être un vélo en libre-service à Lyon.
Victime du succès toujours croissant de Velo’v, les petites reines n’ont pas seulement une vie de forçat. Elles en viennent aussi à craindre pour leurs abatis. C’est qu’avec leurs belles tiges de selle en aluminium, elles ont de quoi attiser les convoitises.
Cinq employés d’une filiale de JCDecaux, chargés de l’entretien des Velo’v, n’ont pas su résister à la tentation.
En l’espace de quelques semaines, ils ont revendu plus d’une tonne d’aluminium à un ferrailleur lyonnais.
Le métal était extrait des précieux Velo’v en pièces détachées. Un juteux trafic qui leur a rapporté près de 45 000 euros.
C’est ce que l’on pourrait appeler une interprétation très personnelle du concept de libre-service.
