C’est à Compiègne qu’a été inauguré fin février le Mémorial de l’internement et de la déportation, créé par la ville autour de trois bâtiments préservés du camp de Royallieu, datant de 1913. Dans la mémoire commune des deux guerres mondiales, Compiègne évoque la signature des armistices de 1918 et de 1940. Hitler avait personnellement tenu à imposer aux Français l’humiliation de reconnaître leur défaite là même où, 22 ans plus tôt, ces derniers étaient les vainqueurs.
Mais Compiègne a également abrité sur le site de Royallieu le seul camp d’internement français placé dès le début sous l’autorité de l’armée allemande. La plupart des 45 000 internés n’ont fait qu’y transiter, avant d’être déportés massivement vers les camps nazis de concentration et d’extermination. Le Mémorial permet de comprendre comment les Allemands sont passés d’une politique de répression, marquée par les exécutions d’otages, à la déportation. Les documents d’archives présentés dans le parcours proviennent des autorités allemandes et françaises ainsi que des internés: lettres manuscrites, documents administratifs, photographies, projections, et témoignages sonores.
Ouvert tous les jours de 10 heures à 18 heures, sauf le mardi.
Rens.: 03 44 96 37 00.
