Ce n’est pas ce que l’on appelle un succès. En près de dix ans, seuls 500 plans de déplacement d’entreprise (PDE) ont été signés en France. Mais la situation évolue: sous l’impulsion du Grenelle de l’environnement et de la montée en puissance des intercommunalités, les PDE ont à nouveau la cote. Dans le Var et les Alpes-Maritimes, La Poste paraphe des PDE avec plusieurs agglomérations dont Toulon en premier. Ce qui devrait permettre à ses 7 000 agents de bénéficier de réduction sur les transports (de l’ordre de 25 %).
Les villes pionnières, telles que Nantes, Grenoble ou Strasbourg ne sont plus les seules à tirer le wagon PDE. Dans le cadre de son plan État-région, la région Paca propose des financements pour aider les entreprises à monter leurs dossiers de PDE. À Lyon, l’accord signé en octobre 2007 entre le Sytral et l’association de développement des commerces du 7e arrondissement pourrait être étendu à l’hypercentre. Loin du cœur des villes, les zones d’activité ou commerciale des périphéries commencent également à être la cible des PDE.
Il reste encore beaucoup de travail à ce niveau.
Une récente étude du Gart montrait que 78 % des zones d’activité économique des principales agglomérations ne bénéficiaient pas d’un PDE.
