Les projets d’infrastructures ferroviaires ne sont pas tous logés à la même enseigne. C’est notamment le cas pour les lignes à grande vitesse (LGV). Celle qui doit relier Nîmes à Perpignan connaît quelques couacs. Georges Frêche, le président de la région Languedoc-Roussillon, menace de se retirer du plan de financement du tronçon entre Nîmes et Montpellier. L’ire de l’élu socialiste a été provoquée par un projet de loi sur la programmation des LGV qui ne prendrait pas en compte avant 2020 la réalisation de la LGV entre Montpellier et Perpignan. La Région avait donné son accord de cofinancement dans la mesure où il s’agissait d’un projet global. Le chantier Nîmes/Montpellier est estimé à 1,4 milliard d’euros et la région devait y contribuer à hauteur de 20 %.
Autre ligne, autre fortune. La LGV entre Tours et Angoulême a reçu un avis favorable de la commission d’enquête. Cette nouvelle ligne, qui doit mettre Bordeaux à 3 h 15 de Paris en 2016, a donc été reconnue d’utilité publique. Le tracé projeté par RFF est pourtant loin de faire l’unanimité.
De nombreux élus locaux s’inquiètent des nuisances prévisibles provoquées par le passage du TGV. Des recours devraient être déposés, et plusieurs députés ont déjà saisi le ministre des Transports, Dominique Bussereau. Celui-ci étant originaire de la région, il leur prêtera certainement une oreille attentive.
