Les traminots toulousains veulent que leur temps d’habillage et de déshabillage soit pris en compte dans leur temps de travail. Selon leur calcul, ce temps représenterait deux fois dix minutes par jour, soit plus de 78 heures par an, auquel il faut ajouter 10 heures de prise de mesures et de réception de la tenue.
Le 20 avril dernier, une délégation du syndicat Sud Transports Urbains est venue déposer 648 dossiers de traminots au tribunal des Prud’hommes. Ils réclamaient leur dû à leur employeur Tisséo Réseau Urbain. À raison de 3 000 à 7 000 euros par agent selon son ancienneté, une prise en compte rétroactive par le tribunal pourrait coûter "environ 10,5 millions d’euros, auxquels il faut ajouter les charges sociales", affirme Me Priollaud, l’une des avocates des traminots interrogée par La Dépêche du Midi. Le conflit dure déjà depuis un an, mais les salariés espèrent que la nouvelle présidence de Tisséo, élue le 28 avril, et plus à gauche que la précédente, saura mieux entendre leurs revendications.
