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Réseau 67: à l’Est, du nouveau

L’initiative "Hommes & Territoires" lancée en 2003 par le Bas-Rhin a abouti à la refonte du réseau interurbain. Objectif: mieux coller aux besoins de transport des dix ans à venir dans une approche multimodale.

Élément clé du dispositif “Hommes et Territoires”, le nouveau schéma directeur des transports et déplacements (SDTD) a été élaboré parallèlement à celui d’accessibilité et au schéma routier départemental. “Pour une question d’efficacité, il était intéressant de mettre les trois projets en chantier de front, plaide Alfred Becker, vice-président de la collectivité et pilote du SDTD. Les transports publics sont au cœur des préoccupations de nos concitoyens et un facteur clé de l’aménagement du territoire. Le SDTD est également un outil de programmation qui nous permettra d’avoir une vision claire sur nos engagements financiers. Nous avions traditionnellement une culture très gestionnaire. Avec le SDTD, nous sommes engagés dans une démarche volontariste pour comprendre les besoins, les prévoir et maîtriser l’avenir. Le Réseau 67 était partiellement obsolète. J’ai donc voulu que nous réfléchissions ensemble à ce qui est possible”.

La nouvelle architecture est prévue pour les dix prochaines années. Elle offre 25 % de kilomètres supplémentaires à coût constant.

Une offre pertinente à un coût supportable

La subvention d’équilibre versée annuellement pour le fonctionnement du Réseau 67 est de 15 millions d’euros. L’approche est pragmatique: au bout de deux ans, un bilan sera fait et “nous en tirerons les conséquences”, mais “nous ne sommes pas dans une logique absolue de rentabilité. Il s’agit de trouver l’offre la plus pertinente à un coût supportable”, dit Alfred Becker. En données brutes, l’offre départementale de transport représente 36 000 km/jour pour les cars scolaires et un réseau interurbain de 47 lignes qui desservent plus de 300 communes. Le SDTD a fait l’objet d’une élaboration concertée avec l’assistance de deux bureaux d’études et les partenaires concernés. Des tables rondes organisées dans les bassins de déplacement – Strasbourg (15 lignes), Haguenau-Nord Alsace (18 lignes), Saverne-Alsace Bossue (8 lignes) et Sélestat-Centre Alsace (5 lignes) – ont permis d’affiner les dispositifs.

Une nouvelle architecture

Le SDTD définit les orientations stratégiques pour le Réseau 67 et les transports de proximité. Il poursuit plusieurs objectifs: optimiser et rationaliser l’offre de transports, faciliter le report modal, rendre l’offre plus attractive et faciliter l’accès, desservir les secteurs nouvellement urbanisés et les grands pôles d’emplois.

Quatre niveaux de desserte sont créés: 15 lignes principales structurent la desserte du territoire en complément du réseau ferroviaire régional. Ils fonctionnent sept jours sur sept et assurent une haute qualité de service. Les 27 secondaires assurent une irrigation plus fine du lundi au samedi avec au minimum un aller et retour par jour ouvré vers le centre économique le plus proche. Ce maillage est complété par des dessertes virtuelles avec circulation à la demande préalable. Une nouveauté pour le département dont Alfred Becker attend “souplesse et économie de moyens”. L’accessibilité aux PMR concerne, dans un premier temps, uniquement certains sites particuliers (maisons de retraite, hôpitaux, etc.). À terme, un arrêt par commune sera équipé.

Par ailleurs, 17 lignes de rabattement conduisent les voyageurs vers les lignes TER ou les lignes principales du Réseau 67. Un fonctionnement régulier est assuré aux heures de pointe et le reste de la journée en virtuel. Le transport à la demande est aujourd’hui proposé par dix communautés de communes et quatre autres projets sont en cours. Le conseil général bataille pour étendre l’offre au-delà du périmètre de chaque communauté de communes. “À partir de la rentrée prochaine, un périmètre élargi englobant les communautés de Rosheim, Obernai et Barr sera créé avec une centrale de réservations et une grille tarifaire unique”, annonce Alfred Becker.

Des dessertes touristiques

Plusieurs sites touristiques régionaux bénéficient d’une desserte régulière ou saisonnière. Situé à Rust en Allemagne, Europa Park est une destination très prisée des Alsaciens. Dès 1999, l’AO a mis en place une formule tout compris à 29 euros intégrant le transport et l’entrée au parc. Elle associe la Compagnie des transports strasbourgeois (CTS) et le Réseau 67. Tous les samedis et dimanche, les jours feriés et pendant les congés scolaires, un aller et retour quotidien est proposé par une ligne régulière avec des arrêts intermédiaires. Depuis l’été 2007, une desserte est également organisée depuis Sélestat. Fin 2007, deux lignes ont vu le jour, la première à destination du château du Haut-Koenisbourg (désormais propriété du conseil général). Au départ de Sélestat, elle passera par plusieurs parcs à thème. La seconde relie Saverne au site fortifié de La Petite-Pierre tous les week-ends de l’année. La ligne existante Obernai / Sainte-Odile sera prolongée vers le massif du Champ-du-Feu et début 2009, trois nouvelles lignes fonctionneront les week-ends et durant les congés: Wissem- bourg / Fleckenstein, via le Four à Chaux; Schirmeck / Donon par le Mémorial, et enfin Schirmeck / Champ-du-Feu, via le Struthof.

La majorité de ces lignes ont été attribuées dans le cadre de marchés publics après appels d’offres, sauf Obernai / Champ-du-Feu et Strasbourg / Europa Park. Elles sont exploitées par la CTS avec une flotte de 60 autocars, dont 27 sont la propriété du conseil général.

Un réseau associé au vélo

Le 10 décembre dernier, l’AO a adopté un périmètre plus étendu (dans un rayon de 40 km autour de Strasbourg) pour sa DSP renouvelée qui entrera en vigueur le 1er janvier 2009. L’exploitant n’est pas encore connu. Les nouveaux matériels qui entreront en service seront intégralement la propriété du département.

Ce dernier mène par ailleurs d’autres objectifs d’amélioration. Les fiches horaires seront revues pour offrir plus de lisibilité à la clientèle. Sa gamme tarifaire fera l’objet d’une remise à jour au 1er septembre prochain. Depuis 1998, seuls les tarifs du périmètre strasbourgeois sont zonaux et intégrés au réseau urbain. Il en va de même à Haguenau et Sélestat, depuis 2006. Une formule associant le Réseau 67 et le vélo sera mise en place avec création de parkings sécurisés dans certains bourgs centres. Des parkings-relais voitures seront également installés, sur les axes majeurs de Strasbourg dans un premier temps.

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Auteur

  • Conrad Freeling
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