À l’issue d’un appel d’offres, le conseil général de Charente-Maritime a confié la gestion de l’ensemble de ses transports publics, services scolaires compris, à un groupement mené par Keolis.
Composé de Keolis Littoral et des sociétés Goujeau et Metereau, le groupement retenu a présenté une offre globale optimisant la couverture du département, en partie grâce à la mise en place d’un service de transport à la demande. Les fréquences seront renforcées, notamment en période estivale, avec par exemple deux fois plus de cars entre La Rochelle et l’île de Ré. Le groupement s’est engagé à lancer trois lignes à haut niveau de service, une tarification simplifiée et moins chère, et une billettique moderne sur l’ensemble du réseau. Les temps de parcours diminueront de 10 à 30 minutes, grâce à l’amélioration des circuits.
Le parc de véhicules sera rajeuni, et l’exploitant investira dans des autocars adaptés aux personnes à mobilité réduite (PMR). Enfin, le contrat comporte une clause visant à la réduction 30 à 40 % des émissions polluantes, grâce à l’utilisation de gazole blanc comportant 10 % d’émulsion d’eau.
Ce contrat, d’un montant de 150 millions d’euros sur huit ans, prend effet le 4 juillet. En tout, 264 véhicules desserviront 254 lignes secondaires et 19 lignes structurantes, dont celles des îles d’Oléron et de Ré. Michel Bleitrach, président du directoire de Keolis, s’est logiquement félicité "d’avoir remporté le premier appel d’offres en délégation de service public lancé par le conseil général de Charente-Maritime".
Stéphane Cordonnier, directeur de la Régie départementale des transports de la Haute-Vienne (RDTHV), a souhaité réagir à notre actualité intitulée "Les régies rappelées au respect de la réglementation sociale du transport", parue dans le no 807 de Bus & Car: "Cet article a attiré mon attention et appelle de ma part quelques éclaircissements concernant l’affaire que vous relatez. Je m’inscris en faux contre le fait que la RDTHV aurait refusé de reprendre les salariés de la société Limocar concernés par ce marché de transport scolaire. La RDTHV, à qui ce marché a été confié à la dernière minute par le département, a contacté tous les salariés de la société Limocar, conducteurs, mécaniciens et personnel administratif (exceptée la directrice reprise par la société Europ Voyages de monsieur Patrick Bonnet). Afin que ces derniers ne soient pas pénalisés financièrement, il leur a été proposé à chacun une lettre de promesse d’embauche valant contrat de travail, précisant l’activité réalisée, le lieu de travail situé d’ailleurs au plus proche de leur domicile, et un taux horaire plus important que celui qu’ils avaient en étant chez Limocar. La RDTHV s’est engagée uniquement sur l’activité scolaire confiée. Elle ne pouvait en tout état de cause s’engager sur d’autres activités qu’elle ne maîtrisait pas et qui auraient pu augmenter le nombre d’heures au contrat de travail.
Plusieurs salariés ont accepté de venir travailler à la RDTHV, d’autres ont refusé. Mais tous ont reçu une proposition d’embauche ferme en contrat à durée indéterminée (CDI). Enfin, votre commentaire sur "cela se plaide", ne me semble pas conforme à la réalité des faits, et surtout à la prise en compte de la dimension sociale que nous avons essayé d’avoir dans cette affaire vis-à-vis du personnel de Limocar".
