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Accident

Sept morts dans un autocar sur l’A10

Sept personnes sont mortes et sept autres ont été grièvement blessées dans l’accident d’un autocar transportant des ressortissants marocains sur l’autoroute A10, à la hauteur de Suèvres, près de Blois (Loir-et-Cher), dans la nuit du jeudi 22 au vendredi 23 mai.

L’autocar, qui transportait 32 personnes, dont les deux chauffeurs, roulait dans le sens province-Paris lorsqu’il est venu s’encastrer à 110 km/h, peu avant trois heures du matin, dans une pile de pont sur le bord de l’autoroute, après s’être déporté sur la droite pour une raison inconnue. Le véhicule, un Van Hool Altano de 1996, était exploité depuis deux ans par la société de transport Aziz, basée aux Mureaux (Yvelines). Il se rendait sur Paris. Les passagers étaient partis de Tiznit, au sud du Maroc, le 21 mai.

Deux enquêtes en cours

Dominique Bussereau, secrétaire d’État aux Transports, s’est rendu sur les lieux vendredi matin. Il a lancé deux enquêtes, l’une judiciaire, l’autre technique, menées par le Bureau enquête et accidents (BEA) du ministère. Selon les premiers éléments, Aziz Transports, créée en 2001 et non-adhérente de la FNTV, se serait vu refuser cette année le renouvellement de l’autorisation administrative lui permettant d’exploiter une ligne régulière internationale entre le Maroc et la France. L’entreprise aurait fait appel de cette décision auprès du tribunal administratif de Rouen.

Elle exploitait cet autocar, qui, selon les premiers témoignages, traînait une impressionnante remorque, sans avoir enlevé les couleurs de son ancien propriétaire, un autocariste breton. Vu sa date de première mise en circulation, il n’était évidemment pas muni de ceintures de sécurité.

Enfin, que l’enquête de la Direction générale de la mer et des transports (DGMT) confirme ou non la présence de deux chauffeurs, cette équipe de conduite reste insuffisante sur le plan réglementaire au regard de la distance à parcourir depuis le sud marocain.

"Nous nous heurtons au même phénomène saisonnier depuis des années, commente Yves Bonduelle, Inspecteur général de l’équipement. La pression de certains flux migratoires qui se déplacent à très bas coûts avec beaucoup de bagages pousse les transporteurs, marocains, hispano-marocains ou franco-marocains à jongler avec la réglementation européenne. Avec les conséquences dramatiques que cela peut parfois engendrer."

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