Le premier constructeur japonais développe un véhicule roulant sur voies routières et ferrées.
C’est une autre vision de l’hybridation des véhicules. Au Japon, cette question ne s’aborde plus seulement sous l’angle de la motorisation, mais également sous celui de la surface sur laquelle se déplace l’autobus. Toyota et sa filiale poids lourds Hino s’associent à la compagnie de chemin de fer JR Hokkaido pour développer des "wagon-bus". Il s’agit d’autobus capables de se déplacer sur route comme sur voies ferrées. L’opérateur ferré a mis au point un prototype doté d’un moteur diesel. Ce « wagon-bus » expérimental, d’une capacité de 12 passagers, effectue trois fois par jour, sur la principale île au nord du Japon, un circuit de 36 km dont 11 sur voie ferrée. Le véhicule, que JR Hokkaido et le groupe Toyota souhaitent développer d’ici à fin juin, devrait accueillir 25 personnes. Ce bus à l’allure mi-autocar, mi-camion, possède huit roues, dont quatre grosses à pneu et quatre plus petites en métal, identiques à celles que l’on peut voir sur les trains. Lorsque le « wagon-bus » arrive sur les rails, les roues à pneu se relèvent pour permettre aux autres de s’encastrer et de glisser sur la voie. C’est une nouvelle vision du ferroutage.
