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La fin du rêve

Certains ont vécu la fin de l’Empire romain, d’autres la chute de la monarchie française, il est probable que nous assistions aux derniers soubresauts de la civilisation pétrolière. Comme dans toute transition de cette ampleur, les temps qui précèdent la chute sont douloureux. Et la flambée des cours pétroliers n’en est pourtant qu’à ses débuts. Déjà, dans nos sociétés bien structurées, les professions les plus directement dépendantes de l’or noir appellent à l’aide. On aura beau leur distribuer quelques picaillons pour les calmer, ce n’est qu’un cautère sur une jambe de bois. Quand le gouvernement aura subventionné – avec quel fonds? – le carburant des marins pêcheurs, des transporteurs de marchandises, des taxis, des agriculteurs, voire des autocaristes, que dira-t-il aux autres électeurs? L’opposition actuelle, confortablement installée dans son rôle, réclame la mise en œuvre d’un chèque transport. Mais pour quoi faire? Le transformer en bon d’achat d’essence serait une solution pathétique, populiste et en totale inadéquation avec l’ampleur du problème. Elle n’aura qu’un mérite, celui de mettre en lumière le déclin de notre société d’abondance énergétique. En revanche, si ce chèque a pour but de pousser les Français à emprunter les transports en commun, il montre peut-être la bonne voie. Mais les infrastructures sont loin d’être prêtes à soutenir la demande. Entre les zones rurales abandonnées et les agglomérations saturées, la tâche à accomplir paraît titanesque. Il va falloir du courage pour dire la vérité à une population qui voit le prix des pâtes grimper et son salaire stagner. L’opinion publique ne se contentera pas d’apprendre que le rêve est fini si aucune alternative réaliste ne lui est proposée. C’est en cela que le salon Transports Publics 2008 qui ouvre ses portes cette semaine prend toute sa valeur. Au moins, les solutions aux besoins de transport en commun existent dans les cartons des industriels, des groupes et des PME, tous réunis pour l’occasion. L’État devrait venir y faire son marché. Quant au reste…

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Auteur

  • Pierre Cossard
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