Londres, objectif 2012. Nous ne parlons pas de l’échéance des prochains jeux Olympiques d’été, mais du top départ au renouvellement systématique du parc d’autobus par des hybrides. Telle était en tout cas l’ambition de Transport For London… avant la crise économique. "Il semblerait que le projet souffre de la crise financière", concède Jean-Philippe Jacquet, responsable de l’environnement et de la sécurité chez Transdev. Quoi qu’il en soit, les opérateurs œuvrant pour TFL n’ont pas attendu 2012 pour exploiter des hybrides. Ils sont 56 à rouler dans les rues de Londres, dont sept Alexander Denis (deux double étage) aux couleurs de Transdev. "Nous avons passé une commande de vingt autobus à double étage supplémentaires qui devront circuler au plus tard en novembre. Cela fait près d’un an que nous exploitons ces véhicules et les résultats en matière de réduction des émissions de CO2 sont très bons", se réjouit Julia Thomas, directrice des projets corporate chez Transdev PLC. L’augmentation du parc d’hybrides ne concernera pas que Transdev. En 2011, près de 300 autobus de ce type devraient rouler dans la capitale britannique.
Pour rouler encore plus vert, Transdev PLC a également mis en place le projet Drive well. Il s’agit d’un programme de formation et d’incitation à l’écoconduite par l’installation de boîte noire dans les autobus. "Elles analysent le comportement routier des conducteurs: vitesse, freinages, accélérations… Si la conduite n’est pas adéquate, des voyants le signalent au conducteur qui peut adapter sa façon de faire", explique Jon Pike, responsable du projet. Les données sont également exploitées par l’encadrement, qui organise une cession de formation ciblée en fonction des problèmes à résoudre. "Nous avons constaté de réels progrès dans les zones sensibles. Cela ne concerne pas que la consommation, mais également l’accidentologie et même les remontées négatives quant au comportement des conducteurs. Pour ces derniers, le système est source de motivation, nous publions notamment un classement des meilleurs conducteurs. Cela plaît", ajoute Jon Pike. Il assure également que les données ne seront pas exploitées pour pénaliser les conducteurs les moins "doués". "Nous pourrons au contraire le faire assister par un formateur pour bien comprendre ce qui ne va pas dans sa conduite. Le but est de tirer l’entreprise vers le haut", défend Jon Pike.
