Newsletter S'inscrire à notre newsletter

Magazine

Vincent Lhoste, directeur d’IFTM Top Resa

"Le salon devient un référent de l’industrie touristique"

IFTM Top Resa affiche complet. Malgré la conjoncture difficile, les professionnels – exposants et visiteurs – seront bel et bien au rendez-vous de cette 32e édition, qui affiche clairement sa vocation multicibles.

Le point avec Vincent Lhoste, directeur d’IFTM Top Resa.

On ne pourra pas reprocher aux organisateurs d’IFTM Top Resa de ne pas mettre tout en œuvre pour attirer l’ensemble des acteurs de l’industrie touristique. Si le mariage évoqué avec le MAP Pro n’a finalement pas été à son terme cette année (lire l’interview), l’organisateur Reed Expositions poursuit néanmoins l’élargissement de son offre pour s’imposer comme le salon référent de l’industrie du tourisme en France. Comment? En renouant avec les réseaux, en accueillant des tour-opérateurs absents jusqu’ici des deux premières éditions parisiennes, mais aussi des loueurs de voitures, en organisant des forums thématiques… sans compter l’arrivée en nombre de nouveaux exposants! À quelques jours de l’ouverture du salon, Vincent Lhoste, directeur d’IFTM Top Resa, nous fait un état des lieux.

Comment se présente cette seconde édition d’IFTM Top Resa?

– La 32e édition d’IFTM Top Resa s’annonce bien, elle affiche même complet! Un certain nombre de chiffres nous permettent déjà d’avancer que cette version 2010 devrait être un succès. Il y aura environ 300 exposants totalisant 1 200 marques. Les destinations représenteront 70 % de l’offre, les 30 % restant étant constitués de transporteurs, d’hôteliers, de croisiéristes, de réseaux, etc. La signalétique du salon sera, comme l’an passé, aménagée par zones géographiques avec en son centre une zone “généralistes”. Côté visiteurs, on arrive à 80 % de croissance comparé à la même période de l’an passé. Je pense qu’il y a eu une véritable anticipation des préréservations pour les commandes de badges. Par ailleurs, tout ce que l’on a mis en place pour les réseaux d’agences de voyages, au niveau des stands et des salles de formation, fait qu’il y a une prise en mains de l’événement IFTM Top Resa par la direction de chacun d’entre eux. Tous les vendeurs se sont impliqués dans une démarche commune. L’autre bonne nouvelle pour cette édition est le retour de beaucoup d’enseignes fortes, comme le groupe Accor, qui s’inscrit également comme partenaire officiel du salon. On pourrait enfin citer des loueurs de voitures comme Hertz, Europcar et National Citer, ainsi que des tour-opérateurs comme Kuoni, Marmara ou encore Jet Tours. C’est assez significatif d’une démarche professionnelle sur cet événement.

Êtes-vous en ligne avec les objectifs fixés?

– Absolument. Ce qui n’était pas forcément gagné d’avance en raison de la conjoncture. Mais face à la crise, on s’aperçoit que les acteurs du tourisme ont anticipé sur leurs dépenses. Ils ont choisi de venir à cette 32e édition tout en réduisant leur budget, alors qu’à une époque, ils étaient sans doute un peu moins regardant. Si le salon est le baromètre de la santé de l’industrie du tourisme, cela voudrait dire qu’elle se porte bien, parce que IFTM Top Resa… se porte bien justement. En revanche, il ne faut pas se leurrer. Si les courbes de baisse liées à la crise économique ont été inversées, on ne sent pas une remontée phénoménale de la consommation en terme de voyages. La crise est toujours présente. Les transporteurs et les hôteliers, eux, semblent montrer des signes de remplissage plutôt intéressants. Ceux qui prédisaient il y a encore quelque temps la mort des agences de voyages pensent le contraire aujourd’hui. Malgré le développement d’internet, elles ont toujours leur place, quelle que soit leur activité. De fait, le côté pluriel et multicibles d’IFTM Top Resa correspond encore plus qu’avant à un événement utile et intéressant par les acteurs de la profession.

Plusieurs exposants absents des deux premières éditions parisiennes ont choisi de participer cette année. Comment expliquez-vous ce revirement?

– Je pense que le salon a effectué quelque part une révolution qui consiste à amener dans ses allées des acheteurs, et c’était l’objectif, si on revient trois ans en arrière, du passage de Deauville à Paris. On est passé d’un salon majoritairement visité par les agents de voyages, à un salon majoritairement visité par… les acheteurs! Même si les premiers sont toujours là et encore plus nombreux qu’en Normandie. Il s’avère que les grandes entreprises de type Jet Tours, Kuoni, Marmara ou autres avaient peut-être l’habitude de dépenser dix fois plus à Deauville par rapport à ce qu’elles peuvent investir aujourd’hui à Paris, en n’hésitant pas à passer d’un stand de 100 m2 à 15 m2! C’est déjà une bonne raison. Par ailleurs, la solution que nous avons proposée, c’est-à-dire le village des tour-opérateurs, correspond pleinement à ce qu’elles recherchaient: un lieu de convivialité pour permettre des rencontres entre agents de voyages et commerciaux des TO.

Le pré-enregistrement a commencé en juin. Quelle est aujourd’hui la tendance en matière de visitorat?

Comme je l’indiquais précédemment, on a une croissance du pré-enregistrement. Il ne m’est pas possible de communiquer des chiffres précis. Ce que je peux dire, c’est que les agences de voyages sont dans les mêmes proportions que lors du salon 2009, soit plus de 40 %. Quant au nombre d’autocaristes, il devrait lui aussi être équivalent à l’année passée, soit 2 %. Mais la plupart d’entre eux sont des voyagistes, et s’enregistrent en tant qu’agents de voyages, tour-opérateurs ou réceptifs… Il faut savoir aussi que certains de ces professionnels ont choisi d’être exposants, comme National Tours. En revanche, la Fédération nationale des transports de voyageurs et sa commission tourisme ne seront pas présentes à cette 32e édition.

Quelles sont les principales nouveautés de l’édition 2010?

– Un des premiers objectifs est d’étoffer le contenu du salon, et cela se traduit par l’organisation de forums thématiques. Le deuxième axe a été de constituer le "pouls" industrie, une nouvelle rubrique dans le catalogue, qui a pour objectif de donner sur une page un maximum d’informations sur un secteur de l’industrie touristique. Par ailleurs, à l’image du village des TO, nous créons un village des réseaux (à l’exception de TourCom et de Leclerc Voyages, les principaux réseaux seront présents, ndlr), et nous mettons en place un système de prise de rendez-vous, qui est opérationnel depuis début septembre. À cela s’ajoute un nouveau lieu baptisé Easy Café qui sera un espace de rendez-vous et d’échanges pour les acteurs du web. Dans le domaine du voyage d’affaires, nous avons conçu une zone “affaires et événementiel” qui rassemblera 18 exposants (loueurs de voitures, hôteliers, compagnies aériennes…). Enfin, nous lançons les premiers Lauriers du voyage d’affaires pour récompenser les acteurs du secteur.

Pourquoi ne pas avoir renouvelé l’espace consacré à l’œnotourisme cette année? Y a-t-il d’autres projets?

– Il a vu le jour lors de l’édition 2009 sur 120 m2 avec une trentaine de marques qui exposaient. Il ne pouvait pas être renouvelé cette année car Atout France organise l’événement “destinations vignobles” à Colmar début octobre (il a lieu tous les deux ans, ndlr). Soit à quinze jours d’IFTM Top Resa… On a donc pris le parti de faire en sorte que les années où la manifestation d’Atout France se tenait, nous ne proposerions pas cette thématique œnotourisme dans le cadre du salon. En d’autres termes, cet espace reviendra lors de l’édition 2011, et il sera beaucoup plus spacieux qu’il ne l’était en 2009. Parallèlement, d’autres projets devraient voir le jour l’an prochain, à l’exemple d’un espace consacré au tourisme culturel.

Poursuivez-vous toujours les discussions sur un éventuel rapprochement avec le MAP Pro?

– Les discussions continuent en effet (elles durent depuis deux ans… ndlr). Le bien-fondé du rassemblement de ces deux manifestations est, je crois, partagé par tous, que ce soit au niveau des protagonistes que de l’ensemble de la profession. En d’autres termes, sur le principe, il n’y a plus d’opposition. Tout cela aboutira-t-il? Je le souhaite, et je mets tout en œuvre pour qu’il en soit ainsi. Si jamais il devait y avoir un rapprochement pour 2011, idéalement il faudrait qu’il soit annoncé le plus tôt possible, au moment d’IFTM Top Resa ou en octobre à l’occasion du MAP Pro. Mais je ne rêve pas trop… Ce dossier est complexe. Il y a d’abord eu une problématique de calendrier. Nous avons stoppé les discussions au mois de mars dernier car rien ne se décidait. Par ailleurs, quand on achète un bien ou un produit, sa valorisation est liée à son exercice, et celui du MAP Pro étant terminé en octobre, le temps de réunir tous les chiffres et de nous les présenter pour évaluer le prix d’achat, ne fait finalement que remettre toute décision à plus tard. L’autre difficulté est liée à la façon dont le MAP Pro est géré. Il y a, en effet, plusieurs entités: le groupe Wolters Kluwer, Exposium-Unibail, l’Association mondiale pour le salon du tourisme (AMST), l’Adonet et le Snav. Cela fait beaucoup d’acteurs autour de la table, avec par conséquence autant de prérogatives à gérer simultanément pour mettre tout le monde d’accord. Ce n’est pas simple, mais je reste persuadé que ce rapprochement relève sans conteste du bon sens…

L’édition 2009 avait accueilli 25 880 visiteurs.

Quel objectif pour la version 2010?

– On ne cherche pas à battre des records. Je pense que ce chiffre 2009 sera équivalent cette année. On aura peut-être 1 000 visiteurs de plus en 2010, notamment parce que les réseaux se sont mis en ordre de bataille pour que tous leurs vendeurs viennent. Mais notre objectif n’est pas de faire du volume à tout prix. Toutefois, ils pourraient être en plus grand nombre car les plans de transport et d’hôtels que nous mettons à disposition pour faciliter la venue des visiteurs sont en forte croissance pour cette 32e édition. IFTM Top Resa, version 2010, devrait donc être un très bon cru.

Retour au sommaire

Auteur

  • Catherine Mautalent
Div qui contient le message d'alerte

Envoyer l'article par mail

Mauvais format Mauvais format

captcha
Recopiez ci-dessous le texte apparaissant dans l'image
Mauvais format

Div qui contient le message d'alerte

Contacter la rédaction

Mauvais format Texte obligatoire

Nombre de caractères restant à saisir :

captcha
Recopiez ci-dessous le texte apparaissant dans l'image
Mauvais format