Newsletter S'inscrire à notre newsletter

Magazine

La Tambourithèque

Et si on tapait la balle?

Connaissez-vous le jeu de balle au tambourin? Typique de l’Hérault, ce drôle de sport collectif remonte au XIXe siècle. Pour en savoir plus, direction Gignac qui a inauguré cet été "sa" Tambourithèque. Unique en France.

Une équipe de cinq joueurs, un cercle plastique de 28 centimètres de diamètre sur lequel est tendu une toile synthétique, une balle en caoutchouc dur de 65 millimètres de diamètre et d’un poids de 59 kg, un terrain de 80 mètres de long sur 18 à 20 mètres de large. Et puis des plongeons, des sauts, des glissades, de la puissance, une vitesse de balles pouvant aller jusqu’au 200 km/h… Voilà pour les caractéristiques d’un sport étonnant: le jeu de balle au tambourin. Une discipline peu connue en France, mais très pratiquée du côté de l’Hérault. Et qui a fait des émules dans le Gard, en Corrèze et même dans les Bouches-du-Rhône. Il existe même une Fédération française de jeu de balle au tambourin, créée au début de la Seconde Guerre mondiale, dont le siège est à Gignac. C’est donc naturellement ici que la Tambourithèque a ouvert en juin dernier. Un espace spécialement dédié à ce sport, à l’initiative de la Fédération. “L’objectif était de mettre en avant une discipline sportive peu connue en France en racontant son histoire, de son origine à nos jours”, explique ainsi Mélanie Pouillard, chargée de la Communication.

Spectaculaire, technique et tout terrain

La Tambourithèque est composée de trois espaces distincts. Le premier d’entre eux est l’occasion pour les visiteurs de remonter le temps. Avec notamment une place donnée au poète et écrivain occitan Max Rouquette (il est aussi à l’origine de la création de la fédération), qui au retour d’un voyage d’Italie, décide d’exporter sous nos latitudes ce sport. L’histoire de ce jeu est racontée à l’aide de panneaux explicatifs, d’affiches et de photos. D’anciens instruments sont également exposés en vitrine, certains datant des années 1900, dévoilant notamment comment les cercles en plastique et la toile synthétique sont arrivés en France pour remplacer les cercles en bois et en peau de chèvre, voire en peau de genou de cheval… Le deuxième espace est occupé par une maquette en modèle réduit d’un terrain de jeu, réalisée par des santonniers de Saint-Guilhem-le-Désert. Elle donne une idée intéressante de ce que peut être une partie, ses règles, ses techniques et ses secrets. En regard de cette maquette, une fresque montre les joueurs grandeur nature en pleine action, rehaussée par des jeux de lumières. Enfin, le troisième et dernier espace est consacré à la vidéothèque où un film explique toutes les techniques du jeu. Mais la visite ne s’arrête pas là. Juste à côté, un bâtiment abrite la seule et unique fabrique de tambourins en France, qui préserve ainsi un savoir-faire de longue date. Ici, les groupes assistent en direct au montage de l’instrument du jeu. Explications à l’appui. Reste une dernière étape, l’initiation! Vos clients pourront ainsi faire résonner le tambourin face à un fronton. L’occasion de mettre la théorie en pratique.

Le saviez-vous?

Le jeu de balle au tambourin, typique du département de l’Hérault, est pratiqué en France depuis la fin du XIXe siècle. Son origine vient du jeu appelé "longue paume" (sorte de jeu de paume). Il est le descendant direct du jeu de ballon pratiqué dans le Languedoc entre 1550 et 1861, date à laquelle un tonnelier de Mèze fabrique les premiers tambourins. Les joueurs abandonnent alors les brassards en bois (cylindre où la main s’engageait avec force à l’intérieur) utilisés dans le jeu de ballon, au profit de tambourins. Mais ils utilisent les mêmes terrains et gardent les mêmes règles. À la fin des années 30, le jeu doit faire face à une crise en raison d’un manque d’organisation. Aussi, pour compenser cette carence, la Fédération française du jeu de balle au tambourin est créée en janvier 1939. Ce sport typique de l’Hérault est également très pratiqué en Italie. Il connaît une nouvelle crise à partir des années 70 en raison de la transformation des places publiques en parkings. Des terrains spécifiques sont alors mis en place. Ce sport se pratique en extérieur (d’avril à septembre) ou en salle (d’octobre à mars). On compte à ce jour 5 375 licenciés et 15 000 pratiquants en France.

Pratique

→ Groupes accueillis toute l’année (sauf entre Noël et Nouvel An), sur rendez-vous.

→ Visite libre ou guidée (cette dernière est conseillée, comptez 1 h à 1 h 30).

→ Tarifs groupes sur la base de 10 pax. Gratuité conducteur.

→ Tél.: 04 67 42 50 09

Fax: 04 67 86 18 37

com-ffjbt@orange.fr

Retour au sommaire

Auteur

  • Catherine Mautalent
Div qui contient le message d'alerte

Envoyer l'article par mail

Mauvais format Mauvais format

captcha
Recopiez ci-dessous le texte apparaissant dans l'image
Mauvais format

Div qui contient le message d'alerte

Contacter la rédaction

Mauvais format Texte obligatoire

Nombre de caractères restant à saisir :

captcha
Recopiez ci-dessous le texte apparaissant dans l'image
Mauvais format