Cet été, les arnaques se sont déplacées sur le net. Durant juillet et août, les services de l’Etat ont contrôlé les offres internet de vacances pas chères, et la liste des mauvais élèves était longue: près de 25 % des sites vérifiés se sont avérés plus ou moins trompeurs pour le consommateur, selon le bilan établi par Hervé Novelli, secrétaire d’État chargé du Tourisme et de la Consommation. Sur les 429 sites contrôlés par la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF), 79 se sont vus infliger des rappels à la réglementation, huit ont eu droit à un procès-verbal et 11 à des mesures administratives. Les manquements à la loi concernent en premier lieu des offres à prix attractifs qui s’avèrent très difficiles à trouver, voire inexistantes. Ils touchent aussi des prestations dont les tarifs diffèrent des montants réellement exigés lors de la commande. Chargé de surveiller en permanence la toile, les 38 cyber-enquêteurs du centre de surveillance électronique piloté par la DGCCRF ont été appelés, sitôt le bilan connu, à une vigilance encore plus accrue.
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