IFTM Top Resa était l’occasion rêvée pour les exposants de lever le voile sur les nouveautés et de faire le point sur leur actualité. Tour d’horizon.
Depuis dix-sept ans, Hotels Circuits France participe au développement des séjours groupes sur l’Hexagone, et se positionne en tant que partenaire réceptif des autocaristes (plus de 90 % de ses clients) et des agents de voyages. Vingt-quatre hôteliers accueillent cette clientèle au cœur des provinces françaises. Ils proposent, généralement sur une semaine, des séjours-circuits tout compris baptisés “le temps du bon vivre”, des séjours actifs sous la marque “le temps de la vitalité”, auxquels s’ajoutent des prestations hôtelières à la carte et des séjours sur mesure. “Notre objectif aujourd’hui est de consolider l’existant, même si nous pouvons encore accueillir de nouveaux adhérents, qui seraient basés dans le Nord-Est et le Sud-Ouest où nous ne sommes pas présents”, indique Corinne Giorgetti, directrice du réseau, qui ajoute avoir réalisé “environ 900 groupes cette année, un chiffre meilleur qu’en 2009.” En attendant, Hotels Circuits France vient d’éditer sa brochure 2011, Tarifs groupes professionnels. Au sommaire: des séjours, des circuits, des séjours thématiques, des séjours réveillons ainsi que des sorties journées. “En 2010, l’offre s’était enrichie de deux nouvelles destinations avec le Gers et le Midi toulousain, rappelle Corinne Giorgetti. Pour 2011, les nouveautés se situent dans l’intégration de nouvelles étapes dans les programmes. Par exemple, une excursion à Gruyère dans le Jura, une découverte des abbayes et de la Principauté de Salm-Salm dans les Vosges ou encore un accent sur le houblon en Alsace.” C’est aussi cette année que le réseau hôtelier signait un partenariat avec la commission tourisme de la Fédération nationale des transports de voyageurs, “afin de renforcer notre collaboration avec les autocaristes français”, ajoute-t-elle. Actuellement, Hotels Circuits France prépare la refonte complète de son site internet qui arborera un nouveau design, proposera de nouvelles fonctionnalités et présentera une nouvelle architecture. Il devrait être opérationnel en novembre prochain. Un mois qui pour le réseau sera aussi celui de l’élection de son nouveau président. Depuis plus de six ans à la tête d’Hotels Circuits France, Michel Crouzet souhaite passer la main.
– Il y a deux ans, une Commission du tourisme responsable est créée au sein du Snav. Un premier Livret Vert destiné à "rappeler la contribution évidente de l’activité des professionnels dans cette formidable prise de conscience collective pour la préservation de la planète" est édité.
Retour opportun et attendu pour Corsaifly à IFTM Top Resa. La deuxième compagnie régulière opérant en France, avec deux millions de voyageurs transportés en 2009, vient d’annoncer son plan destiné à assainir sa situation financière, tout en réadaptant son produit. Il est baptisé “Takeoff 2012”. La compagnie aérienne, filiale de l’allemand TUI, proposera dès cet hiver les premiers signes de cette transformation, avec davantage de fréquences en vols directs et des adaptations d’horaires. “Nous souhaitons reprendre des parts de marché sur nos lignes stratégiques, à savoir la Martinique, la Guadeloupe et la Réunion”, explique Sandrine Guillemin, responsable de la communication chez Corsairfly. Cet objectif va s’accompagner du recentrage des opérations sur la base d’Orly, et les départs depuis Lyon, Nantes, Marseille et Toulouse seront supprimés. “Nous étudions d’ores et déjà des solutions d’acheminement, vraisemblablement terrestres, pour nos clients de province”, indique-t-elle. Et Pascal de Izaguirre, directeur général de Corsairfly, d’ajouter: “Fin 2012, Corsairfly aura totalement parachevé son offre avec la rénovation de sa flotte, avec de nouvelles cabines et un produit totalement repensés.” Mais, dans le même temps, la compagnie ne reconduira pas les dessertes du Kenya, de la République dominicaine, d’Israël, de la Nouvelle-Ecosse et du Québec.
J.-F.B.
Pourquoi telle destination est en plein boom? Pourquoi d’autres chutent? C’est entre autres à ces questions que répondait le forum intitulé "2000/2010, dix ans d’évolution des destinations préférées des Français", organisé dans le cadre d’IFTM Top Resa.
Cela fait une dizaine d’années maintenant que notre confrère L’Echo Touristique publie un palmarès des destinations privilégiées des Français d’une année sur l’autre. Le magazine professionnel décrypte et dévoile les tendances, en s’appuyant sur les données fournies par l’Organisation mondiale du tourisme (OMT), les ambassades ou encore les offices de tourisme. Il complète ensuite par les ventes réalisées par les tour-opérateurs, en terme de vols secs et de forfaits, et des chiffres communiqués par le Ceto.
En dix ans, on constate finalement qu’il n’y a pas eu d’évolution notable. Le bassin méditerranéen constitue le poids lourd du tourisme en terme de destinations privilégiées par les Français. Il y a toujours l’Espagne (qui reprend d’ailleurs cette année un “peu de couleurs” en terme de vente de forfaits), l’Italie, la Turquie (cataloguée destination “à bas coûts”, donc attractive), le Portugal qui a doublé en terme de fréquentation, ou encore le Maroc (première destination non européenne dans le palmarès où, en dix ans, le nombre de touristes français a triplé). “Le Maroc a su s’adapter sur des produits hiver, comme les tour-opérateurs qui ont développé notamment des produits famille et all inclusive”, commente René-Marc Chikli, président du Ceto. Parallèlement, la Croatie (absente du palmarès en 2000) arrive cette année en vingtième position, tandis que la République dominicaine montre également des signes forts en terme de fréquentation. “Il y a dix ans, la destination était plutôt fréquentée par les Anglais et les Allemands, poursuit René-Marc Chikli. Depuis, l’offre développée dans le pays a créé la demande côté Français. Une offre principalement basée sur du all inclusive qui a séduit.” Parallèlement, d’autres destinations apparaissent. C’est le cas de la Thaïlande et de la Chine (42 000 touristes français accueillis à elles deux). Mais les plus fortes progressions sont enregistrées sur le Sri Lanka et le Kenya, sur Oman, le Monténégro, l’Indonésie, L’Inde, le Vietnam ou encore la Malaisie. Rappelons que cette dernière destination a bien communiqué sur le marché français. Ce qui fait dire à Antoine Cachin, président du directoire de Fram, “qu’une offre marketing ciblée et une politique de communication bien ficelée jouent indéniablement un rôle fondamental dans le choix de voyages des consommateurs.” Et d’ajouter: “La stabilité de la croissance dépend également de ce que le client trouve sur place.” Autre phénomène jouant sur l’intérêt que l’on peut porté à une destination: le développement du low cost, qui en facilite indéniablement l’accès. On peut y ajouter aussi l’ouverture de nombreux hôtels clubs. Reste “qu’un produit différencié proposé aux consommateurs constitue un réel avantage pour le tour-opérateur”, relève Antoine Cachin. Côté chutes, il y a la Martinique et la Guadeloupe (elles ont perdu cette année 200 000 clients…). Il faut y ajouter Madagascar (événements politiques), le Mexique (grippe) et Chypre (crise économique).
Quelles destinations pourraient émerger demain? “Tout dépend de ce que l’on offre sur place”, lance Antoine Cachin. En attendant, il reste encore des lieux insoupçonnés, aujourd’hui peu fréquentés par les Français. C’est le cas de l’Algérie, de l’Amérique du Sud ou encore de la Birmanie. De nouvelles découvertes en perspective…
Catherine Mautalent
La seconde version, tirée à 10 000 exemplaires, vient de paraître.
– Créée en 2007, CDF Croisières de France propose une offre "à la française" et une formule 100 % tout inclus. L’an passé, elle a accueilli environ 30 000 passagers. En 2011, ses bateaux, Bleu de France et Sovereign, navigueront en Méditerranée au départ de Villefranche et de Marseille.
– L’office national italien du tourisme met en ligne clubitalie.fr "pour devenir expert de la destination". Site dédié aux professionnels du tourisme et plus spécifiquement aux agents de voyages, il est à la fois portail d’informations (manifestations, expositions, 20 fiches sur chaque région, transports, etc.) et outil d’e-learning.
– Après un cru 2009 déficitaire et celui de 2010 à l’étale, STI Voyages compte sur la bonne tenue de son marché groupes (800 dossiers déjà confirmés pour 2011) et sur ses nouvelles destinations comme la Turquie ou l’île Maurice pour faire progresser son activité de 20 % en 2011. Le TO va lancer un vaste programme de formation dans toute la France et désigner plus de 300 experts STI d’ici à l’an prochain.
– Le 28 octobre prochain sur Yas Island, l’émirat d’Abu Dhabi inaugurera l’ouverture du parc à thème couvert Ferrari World Abu Dhabi, avec ses attractions telles que Formula Rossa, le grand huit le plus rapide du monde. Durant les sept premiers mois de l’année, 20 490 visiteurs français se sont rendus à Abu Dhabi. La France occupe la huitième place des marchés émetteurs internationaux.
– En partenariat avec la compagnie aérienne nationale MEA et l’office du tourisme du Liban, Aya Désirs d’Orient, le TO spécialiste du Liban et du Moyen-Orient, propose aux agents de voyages une escapade au pays du cèdre à seulement 199 euros par personne. Réservation à effectuer jusqu’au 14 décembre 2010, et du 1er janvier au 31 mars 2011.
– L’agence nationale de promotion touristique du Sénégal annonce le lancement de la nouvelle compagnie aérienne nationale Sénégal Airlines en 2011, tandis que la mise en service de l’aéroport international Blaise Diagne est prévue en 2012.
– Présent pour la première fois sur le salon, Visiteurs annonce un chiffre d’affaires estimé à plus de 38 millions d’euros pour l’exercice 2009/2010 clos le 30 septembre, soit près de 40 % de croissance. Les plus fortes progressions ont été enregistrées sur la Chine, le Sri Lanka et Bali. La brochure hiver 2010/printemps 2011 intègre un nouveau circuit en Australie proposé en départ garanti sur la compagnie Qantas depuis Paris, Lyon, Toulouse et Marseille. Enfin, les groupes générés par la distribution, ont représenté un chiffre d’affaires de près de 15 millions d’euros, soit une augmentation de 20 %.
– Parfums du Monde entrait pour la première fois dans le village des tour-opérateurs du salon. À cette occasion, il présentait sa nouvelle brochure rassemblant pas moins de 70 destinations réparties aux quatre coins du monde. Une trentaine d’entre elles est proposée en GIR avec des départs garantis. Sur l’exercice 2009/2010, clos le 30 septembre, le TO a fait voyager 16 000 clients pour un chiffre d’affaires en hausse de 8 % à 16,3 millions d’euros. Les autocaristes constituent 70 % de l’activité du TO.
– Présenté à IFTM Top Resa, le nouveau site web ilemaurice-leclub.fr dédié aux professionnels, vise à créer une communauté autour de l’île Maurice. Au programme: actualités sur les partenaires mais aussi plate-forme d’e-learning.
– Transporteur maritime et tour-opérateur, Brittany Ferries annonce pour l’hiver 2010/2011 de nouveaux forfaits ("Discover London" et "Nouvel An à Londres"), ainsi qu’une offre early booking sur les séjours cottage en Irlande.
– En 2011, la compagnie Louis Cruises proposera trois nouveaux itinéraires: "parfums méditerranéens" (huit nuits), "croisière de Noël" (huit nuits) et "croisière du Nouvel An" (neuf nuits) opérés par le Louis Majesty.
– L’office de tourisme des Bahamas poursuit son programme de formation destiné aux agents de voyages, la Baham’Ac, et dévoile un nouveau site internet dédié, encore plus accessible, convivial et pratique (www.bahamac.fr). Par ailleurs, les agents de voyages "ambassadeurs" et "experts" de la destination ont accès à une nouvelle boutique avec pléthore de produits à gagner grâce à leurs ventes…
– En 2011, MSC Croisières (11 navires, 99 itinéraires et un choix de plus de 750 excursions) lancera Abu Dhabi et les émirats Arabes Unis à bord du MSC Lirica. "Nous tablons sur 75 000 passagers d’ici à la fin de l’année en France, et nous nous fixons un objectif de près de 100 000 passagers à fin 2011, avec notamment de nouvelles escales à découvrir et des points de départ supplémentaires en France", a indiqué Erminio Eschena, directeur général France de MSC Croisières.
– Pierre & Vacances lance le "Club Super Expert" s’adressant aux vendeurs en agences de voyages, partenaires du groupe. Ce "club" propose un programme de fidélisation, de motivation, de formation et d’accompagnement à la vente, de reconnaissance, et surtout "un espace d’échange privilégié avec nos partenaires", indique-t-on chez Pierre & Vacances.
À partir d’une démarche volontaire, les membres ont accès à des informations et des invitations en avant-première. Ils recevront deux fois par mois une newsletter, profiteront ponctuellement d’offres avantageuses, etc.
– Après une première année de promotion sur le marché français, l’office de tourisme de Colombie se félicite des résultats obtenus, affichant une augmentation de 8 % des touristes français par rapport à l’année précédente.
– L’Association française des compagnies de croisières reconduit du 12 au 14 octobre prochains son opération "le jour le plus long de la croisière". Déjà 1 690 agences de voyages se sont inscrites, soit une participation de + 45 % par rapport à l’édition 2009.
– L’office national marocain du tourisme annonce l’ouverture de trois nouvelles stations balnéaires "nouvelle génération" sur la Méditerranée et l’Atlantique: Saïda, Mazagan et Mogador. À savoir: les touristes français sont de plus en plus nombreux au royaume chérifien. Ils étaient 890 000 à franchir ses frontières sur les cinq premiers mois de 2010 (+ 5 % par rapport à la même période de 2009).
– La compagnie aérienne brésilienne TAM Airlines opèrera un vol quotidien entre São Paulo et Bogotá à partir du mois de décembre prochain.
La compagnie de croisières strasbourgeoise CroisiEurope, qui vient de renforcer son équipe commerciale parisienne passant de deux à quatre commerciaux, va investir 50 millions d’euros d’ici à 2014. “Une partie sera consacrée à la construction de deux nouveaux bateaux fluviaux, explique Christian Schmitter, directeur. Le premier à trois ponts et d’une capacité de 180 passagers naviguera sur le Rhin et le Danube en 2012. Le second, qui accueillera 147 passagers, sera exploité sur le Rhin et ses affluents à partir de 2014.” Par ailleurs, il est prévu de transférer un bateau à deux ponts du Rhin sur la Seine. Mais CroisiEurope se lancera aussi cette même année dans la construction d’un complexe hôtelier de catégorie trois étoiles sup. à Strasbourg (entre 120 et 150 chambres). “Situé à 300 mètres de la gare fluviale de la compagnie, il combinera une offre d’hébergement pour les croisières, clients de CroisiEurope ou des compagnies concurrentes, ainsi qu’un centre d’accueil destiné aux touristes naviguant sur le Rhin, poursuit-il. Nous répondons à un réel besoin des croisiéristes sur le départ comme sur le retour.” Une navette gratuite permettra les pré ou post-acheminements, tandis qu’est également prévu un arrêt du tramway. Les premiers coups de pioche devraient commencer début 2013. En attendant, 2011 sera l’année des 35 ans de CroisiEurope. La compagnie proposera à cette occasion une sélection de 35 croisières vendues avec 35 % de réduction! Un nouveau logo sera également créé pour célébrer cet anniversaire. Elle inaugure, par ailleurs, dans les prochains mois, de nouvelles croisières sur la Gironde, la Dordogne et la Garonne, le fleuve Sénégal, le Brahmapoutre (Inde), ainsi que la Volga (Russie) pour laquelle CroisiEurope a édité une brochure dédiée (en y ajoutant le Dniepr), un axe privilégié l’an prochain par la compagnie. Et, dès le printemps 2012, CroisiEurope proposera une nouvelle croisière de douze jours sur la Volga, de Moscou à Saint-Pétersbourg. À découvrir en individuels ou en groupes.
Pour le groupe Salaün, et particulièrement son département Salaün Evasion, tous les indicateurs sont au vert, en cette rentrée. “Globalement, nous sommes sur une évolution positive de 30 % par rapport à l’année 2009”, annonce Stéphane Le Pennec, directeur général du voyagiste breton. Celle-ci s’était terminée sur un chiffre d’affaires de 72 millions d’euros. La marque Pouchkine, spécialisée sur les programmes est-européens, évolue au même rythme. Et le pôle autocars augmente aussi de 18 %. “La hausse du panier moyen que nous constatons cette année est portée aussi par une forte croissance de nos produits long-courriers”, ajoute-t-il. De bons résultats qui s’expliquent principalement par le système de partenariat mis en place auprès d’une trentaine de distributeurs à travers toute la France, parallèlement au propre réseau Salaün (62 agences de voyages). “Il fonctionne selon le principe d’une concession passée avec chacun d’entre eux. Elle est très souple et peu s’adapter à tous ceux qui sont intéressés par la programmation de notre production”, explique Stéphane Le Pennec. Un système qui devrait donc dans les mois à venir connaître de nouveaux développements, principalement là où le groupe Salaün est peu représenté, à l’exemple de Marseille, Nice, Lille…
J.F.B.
– Aigle Azur était de retour au salon. Troisième compagnie aérienne, elle a transporté l’an passé 1,7 million de passagers, et dessert aujourd’hui l’Algérie, le Portugal, le Mali, le Maroc et la Tunisie.
Sur les 300 établissements que compte aujourd’hui la chaîne Best Western, 200 d’entre eux sont particulièrement adaptés à recevoir les groupes. “Une clientèle qui cette année a été en augmentation, annonce Audrey Gilbert, chargée du développement commercial groupes loisirs. Notre centrale de réservation, qui a pour rôle de conseiller, d’informer et bien sûr de répondre à toutes les demandes, a généré 450 groupes”. Chaque établissement Best Western établit sa propre tarification sur la base de 15 pax, mais tous offrent une demi-double pour 20 payants. Quant à la gratuité du conducteur, elle n’est pas systématique. Cela dépend de l’hôtelier. “Nous n’éditons pas de brochure professionnelle, poursuit Audrey Gilbert, mais notre offre est accessible en ligne, et un numéro de téléphone comme une adresse mail sont dédiés aux professionnels”. Chaque hôtel suggère également des programmes découvertes à réaliser dans sa région. De plus, tous les trimestres sont envoyées des promotions aux professionnels. Un programme de fidélité annuel complète ces différentes actions. Pour chaque séjour réalisé, et un euro de dépensé, un point est engrangé. Et selon le nombre total de points, cadeaux, réductions, etc., sont offerts.
Riche d’une vingtaine d’aéroports régionaux de départ, en France, mais aussi depuis Genève, Luxembourg et Francfort, Quartier Libre déploie désormais son dispositif commercial. Après avoir recruté Stéphane Dossetto (ex-chef des ventes d’Air Transat), en tant que directeur commercial, viennent d’être nommés cinq délégués commerciaux, basés à Lyon: deux pour l’Ouest de la France, un pour le Sud-Est et un pour l’Est.
Le cinquième sera spécialisé dans les opérations de phoning. Dix-huit ans après sa création, Quartier Libre, à l’origine groupiste, a considérablement élargi ses domaines d’activités. Sur les 7,8 millions d’euros que la société réalisera cette année, 10 % le sont en direct, 50 % pour les groupes et le reste en individuels regroupés. Avec cette nouvelle structure commerciale et une montée en régime progressive des volumes, le voyagiste lyonnais vise la barre des dix millions d’euros de chiffre d’affaires pour 2011. La prochaine étape pour Quartier Libre sera la mise en place, à l’été 2011, au départ de 11 villes, de charters Europ Airpost entièrement affrétés, à destination de Majorque pour des programmes de quinze jours.
J.F.B.
Pour la seconde fois depuis 2008, le cabinet Raffour Interactif a mené une enquête en ligne des agents de voyages sur les évolutions du tourisme dans les dix ans à venir. Parmi les principales tendances: l’augmentation des ventes en ligne et des clients de plus en plus experts.
Comment les agents de voyages perçoivent-ils les mutations du tourisme de loisir dans les dix ans à venir? Quel regard portent-ils sur leurs clients, sur internet, sur la question environnementale? Des questions parmi d’autres posées par le cabinet Raffour Interactif, entre le 2 août et le 15 septembre dernier, auprès d’un panel de 400 agents de voyages.
Quid de l’agence de voyages physique?
Mais tout d’abord, qu’en est-il aujourd’hui des voyages des Français? “On relève un besoin vital de partir, et 55 % des Français se disent prêts à sacrifier d’autres postes budgétaires pour pouvoir voyager”, note Guy Raffour. Autres tendances: les clients comparent de plus en plus les prix et recherchent les moyens de transport les moins chers (la voiture est privilégiée à 77 %, le train à 13 %, l’aérien à 6,9 % et l’autocar à 2 %). Les agents de voyages pensent que le covoiturage se développera de plus en plus. Par ailleurs, ils partent plutôt en France qu’à l’étranger et réservent beaucoup en ligne. Enfin, ils apprécient les “bonnes affaires”, ce qui conduit 74 % d’agents de voyages à penser que cette attitude tendra à se généraliser à l’avenir. Il en est de même pour les actions promotionnelles pour 95 % des professionnels. D’où la problématique qui se posera pour les producteurs en matière de lisibilité des prix. “Il faudra apporter la garantie au client de partir au prix indiqué, pour qu’il ne perde pas ses repères tarifaires”, souligne Guy Raffour. Côté hébergement, les Français privilégient la famille (à 43,5 %), puis l’hôtellerie traditionnelle (14,8 %), les chambres d’hôtes (10,6 %), les résidences secondaires (9 %) et le camping (5 %). Dans les années à venir, les agents de voyages (à 93 %) penchent plutôt pour une demande des consommateurs plus axée sur des hébergements insolites, où la personnalisation, la thématisation et l’originalité seront de mise.
En matière de délai de réservation, c’est clair pour les professionnels: les clients réserveront de plus en plus tard. Et 76 % d’agents de voyages pensent qu’à l’avenir, cette réservation se fera directement auprès des prestataires, tandis que 74 % estiment que les clients se dirigeront vers internet. Sans compter que parallèlement, les tour-opérateurs développeront de plus en plus l’achat en direct. L’an passé, 15,6 % des Français passaient par une agence de voyages. Un chiffre qui devrait encore diminuer dans les prochaines années… 57 % des professionnels interrogés estiment qu’ils seront de moins en moins sollicités.
Force est de constater que le phénomène internet a bouleversé la distribution. L’an passé, 15 millions de Français avaient préparé leur séjour en ligne et 10,2 millions ont réservé sur le web. Un phénomène qui, pour les agents de voyages, devrait à l’avenir s’amplifier.
Et comment sera le client de demain? Pour 85 % des professionnels, ils seront de plus en plus experts. Ils leur demanderont beaucoup plus des prestations particulières, seront de plus en plus opportunistes, négocieront davantage, seront encore plus attentifs aux avis donnés par d’autres clients ou encore se dirigeront de plus en plus vers des offres packagées. “En conséquence, l’agent de voyages devra mieux personnaliser sa relation avec le client, la qualité de l’écoute sera nécessaire”, souligne Guy Raffour.
Catherine Mautalent
35 000 animaux, 1 000 espèces différentes, des aquariums géants, 5 000m2 d’exposition… Nausicaà, le Centre national de la mer, invite les visiteurs à comprendre l’océan et à agir pour l’avenir de la planète. L’an prochain, le site de Boulogne-sur-Mer fêtera ses vingt ans et à cette occasion réservera quelques surprises. Parmi elles: une exposition sur les îles. “Ce sera la grande nouveauté pour 2011, lance Chantal Freté, directrice commerciale et marketing. Cette exposition dépaysera les visiteurs avec des animaux spectaculaires et insolites, mais aussi avec des animations multimédias proposées dans une scénographie ludique et pédagogique.” Elle démarrera en avril et devrait se poursuivre sur deux ans. Un événement à découvrir dans le tout nouveau Guide pratique pour les groupes que le site a édité à l’attention des professionnels. Nausicaà, qui enregistre cette année une légère baisse de fréquentation, a ajouté à son offre actuelle une tarification et une programmation destinée à de minigroupes (une dizaine de personnes). “Ce phénomène de petits groupes est une tendance de plus en plus marquée à laquelle il est devenu nécessaire de s’adapter, constate Chantal Freté. Nausicaà y répond en appliquant des tarifs intermédiaires, entre ceux appliqués aux individuels et aux groupes. Le site leur propose également des visites différentes, à l’exemple de la découverte des coulisses.” Le Centre national de la mer devrait atteindre d’ici à la fin de l’année les 580 000 visiteurs. Depuis bientôt vingt ans, le site a accueilli plus de 12 millions de personnes.
Les groupes, Pierre & Vacances les connaît bien. Sous l’impulsion de Jocelyne Rameau, directrice des ventes indirectes France, tour-opérateurs, autocaristes et agents de voyages, toute une gamme de services et de prestations sont proposées aux professionnels, à travers 60 destinations en France et en Europe (mer, campagne, montagne, ville). “Mais, reconnaît-elle, je dois avouer que depuis deux ans, cette activité était un peu en stand-by au sein du groupe. Aussi, cette année, nous avons décidé de reprendre les choses en main, en revoyant totalement notre offre.” Première initiative: un repositionnement des tarifs, qui s’appuie désormais sur un “prix malin” à 29 euros la nuit en demidouble, sur la base de 20 pax. Soit 18 % de remise par rapport aux tarifs groupes pro de 2009-2010! “Cette offre est valable toute l’année pour un séjour de deux nuits minimum, explique Jocelyne Rameau. Ces tarifs sont appliqués sur des séjours réalisés entre le 13 novembre 2010 et le 9 juillet 2011, puis entre le 27 août et le 11 novembre 2011.” Deuxième initiative: la mise en place d’une newsletter qui sera envoyée une fois par mois aux professionnels. Troisième: une offre packagée totalement renouvelée, et confiée dans la conception à un tour-opérateur spécialiste des groupes. Pierre & Vacances se chargeant de la commercialisation. Une suggestion de programmes est déjà ficelée (de la demi-journée, journée, à plusieurs jours), mais toutes demandes spécifiques seront traitées au cas par cas. Enfin, quatrième et dernière initiative: la création sur le site web de Pierre & Vacances d’un espace groupes d’ici à la fin de l’année. “Il ne sera pas possible d’y effectuer des réservations, détaille Jocelyne Rameau, mais les professionnels pourront y faire des demandes de devis, y découvrir la brochure groupes (également disponible en version papier, La formule hôtelière pour les groupes, ndlr), prendre connaissance des différentes offres de programmes, etc.” Pour cette année, Pierre & Vacances annonce un chiffre d’affaires d’un million d’euros en groupes pro, excluant cette clientèle réalisée sur le segment hébergement sec.
– En partenariat avec le magazine Strategos, l’APS a livré le second tome du guide-conseil Où trouver les informations essentielles sur l’actualité? De 11 rubriques, il passe à 13: international, management, recrutement, interim, formation, juridique, banques, prévoyance, aérien, marketing, etc. Il s’agit d’un répertoire de sites internet et de prescripteurs d’informations destinés à aider les professionnels du tourisme dans leur quête de renseignements.
C’était une première participation à IFTM Top Resa pour l’entreprise ABC Informatique, aujourd’hui leader en France de l’édition logicielle pour les autocaristes. “Mais nous souhaitons aussi devenir un partenaire privilégié dans le milieu du tourisme, explique Alain Bertolami, directeur. Avec notre nouveau produit ABCTourisme, nous pouvons également intéresser une autre clientèle, celle des tour-opérateurs et des réceptifs.” Commercialisé depuis un an, ce nouvel outil est “un produit centré sur la production, la distribution, la gestion des relations clients et fournisseurs, résume-t-il. Le moteur de cotation commun à toutes les activités de vente permet un suivi rigoureux de la marge dossier par dossier, client par client et prestataire par prestataire.” Ajoutons qu’un "module groupes" permet de gérer les dossiers pour les groupes constitués, des dossiers qui peuvent se construire à partir d’un programme type ou être entièrement monté de toutes pièces à la demande du client. Ce “module groupes” est complété par un “module GIR”. Et ABCTourisme semble avoir séduit nombre de visiteurs, Alain Bertolami se félicitait déjà avant la fin du salon d’avoir rencontré un public très attentif “et très intéressé”.
En Serbie, pays de l’ex-Yougoslavie, on enregistre moins de 9 000 visiteurs français. “Un nombre très insuffisant”, lâche Nina Trifunovic, chargée des marchés francophones à l’office national de tourisme de Serbie, à Belgrade. “D’autant que notre offre est variée entre tourisme culturel, religieux, les croisières ou encore le tourisme vert”, ajoute-t-elle. Ainsi, le marché français est très loin de l’italien, espagnol, anglais, allemand… et encore bien plus loin des marchés voisins comme le Monténégro, la Bosnie… Aussi, après avoir ouvert à la mi-septembre, un Point information touristique auprès du Centre Culturel de Serbie, à Paris, l’office du tourisme signait par un stand très lumineux, sa première participation au salon IFTM Top Resa. Avec pour objectif de multiplier les contacts en vue d’accroître le nombre de prescripteurs de cette destination. “À ce jour, ils sont environ une dizaine de voyagistes, surtout spécialisés”, indique Nina Trifunovic. Ils peuvent compter sur deux vols quotidiens au départ de Paris, assurés par Air France et Jat Airways. Et, aujourd’hui, Belgrade peut s’appuyer sur un formidable relais de communication, avec la tenue de la finale de la Coupe Davis qui opposera, en décembre, l’équipe de France à celle de Serbie. “Nous avons enregistré de nombreuses demandes à l’occasion du salon”, se réjouit Nina Trifunovic.
J.-F.B.
Amadeus et Tour Hebdo ont réalisé une enquête auprès des agents de voyages français pour savoir quelles étaient leurs motivations. Compte rendu.
Pourquoi avoir choisi le métier d’agent de voyages? Comment le viton au quotidien? “Métier d’agent de voyages, mythes et réalités”, tel était le thème d’un forum organisé dans le cadre du salon. L’occasion de mettre en lumière un métier parfois fantasmé, souvent méconnu, mais qui reste toujours passionnant.
L’enquête réalisée par Amadeus et Tour Hebdo a été effectuée en ligne de juin à juillet dernier. 512 agents de voyages ont répondu, 64 % d’entre eux ont entre 26 et 45 ans, et les femmes en constituent la majorité (81 %).
À la question, pourquoi avoir choisi de faire ce métier?, plusieurs raisons sont évoquées: l’ouverture culturelle, le goût des voyages et les rencontres. Mais seulement 14 % ont justifié leur choix par le plaisir de vendre et l’apport de service. Un chiffre inquiétant? “Oui, confirme ainsi Patrice Caradec, pdg de Transat France. C’est un fait, le consommateur aime voyager, et il faut concrétiser cette passion. Dans cet objectif, il faut être motivé pour vendre. Cela passe donc par une solide formation en matière de techniques de vente et, dans ce domaine, la France accuse du retard. Ce qu’on demande à un agent de voyages avant tout, c’est de créer du trafic dans les agences.” “Vendre est un business comme un autre, renchérit Georges Rudas, directeur commercial chez Amadeus. Le personnel n’est pas motivé par la vente, et encore moins par des ventes complémentaires au voyage.” Les agents de voyages reconnaissent cette situation, un constat cependant à la fois bienveillant et critique. Ils sont plutôt bons techniciens que bons vendeurs. Une situation que Martine Bounan, consultante chez Mercuri Urval, explique par le fait “que les vendeurs ne sont pas recrutés auprès d’une école de vente ou de commerce et que, fort logiquement, ils ne peuvent pas avoir les compétences requises.” Un constat déprimant mais lorsque l’enquête révèle parallèlement que 0 % des personnes interrogées ne sont pas intéressées par le salaire… La raison du déficit serait donc en amont la formation où la notion de vente semble écartée. Un manque patent dans les programmes des écoles de tourisme. “La majorité des agences de voyages ne sont pas les meilleures dans la vente”, glisse Carlos da Silva, pdg de Go Voyages. Les chefs d’entreprise en ont conscience, mais il faut passer à l’acte. Chez le voyagiste en ligne, justement, des actions ont été menées dans ce sens. Et parmi elles: la récompense au résultat chiffré réalisé. “On a déjà des gens passionnés par la matière. Il faut maintenant les motiver aux performances de la vente”, poursuit le pdg. Chez Transat France, le call center regroupe une trentaine de personnes qui n’ont jamais voyagé, payées au Smic, mais triplant ou quadruplant ce salaire par leurs performances de vente. “Ces vendeurs sont uniquement embauchés avant tout pour leur capacité à vendre, insiste Patrice Caradec, qui se félicite de comptabiliser une vente tous les quatre appels… Ce sont des vendeurs avant d’être des passionnés du voyage.”
Mais, paradoxalement, si les agents de voyages ne viennent pas à ce métier pour l’argent, ils sont démotivés lorsqu’ils regardent le montant de leur salaire. Il reste “minable” selon eux. Surtout au regard des responsabilités auxquelles ils doivent faire face. Quant à l’espérance d’une évolution de carrière, les agents de voyages préfèrent ne pas évoquer le sujet… Mais 80 % d’entre eux affirment aimer ce métier passionnément.
Catherine Mautalent
“L’année 2010 n’est pas encore terminée, mais les premières tendances montrent une certaine stabilité de la clientèle groupes pour la compagnie”, indique Roland Ferrari, responsable commercial au sein de Corsica Ferries, qui détient 65 % de part du marché sur le trafic à destination de la Corse. En moyenne, ce sont environ 50 000 pax en groupes qui sont transportés chaque année. Les 14 navires de la compagnie sont en mesure d’accueillir ce public spécifique… avec leur autocar! Ce dernier peut même voyager gratuit pour peu qu’il soit suffisamment rempli. Sinon, il est de règle d’appliquer une gratuité pour 20 payants, et une autre aux conducteurs et à l’accompagnateur sur la base de 25 pax. Sans oublier la commission attribuée aux professionnels, qui est de 10 %. “Dans le courant du mois d’octobre, nous allons ouvrir sur notre site web une rubrique dédiée aux groupes, annonce Roland Ferrari. On pourra y faire des demandes de devis, visiter nos navires, s’informer sur l’actualité de la compagnie, et bien d’autres choses encore.”
À quelques jours d’intervalle, Tour Indicom Voyages édite deux brochures: l’une dédiée aux individuels consacrée exclusivement à l’Egypte; l’autre aux groupes et multidestinations. La première passe de 36 à 52 pages, intègre des hôtels de charme, des week-ends au Caire et – original – une croisière en Dahabieh, un voilier équipé de huit cabines suites. “Nous avons également étoffé notre offre en matière de séjours balnéaires, souligne Alexandre Chakarian, directeur commercial. Nous proposons la mer Rouge, Tba, Marsalam et Port Ghalib.” Sans oublier une sélection d’hôtels plus haut de gamme, et une commission de 15 % aux agents de voyages attribuée dès la première vente. Côté brochure groupes, c’est presque une première. En effet, le voyagiste avait abandonné toute parution sur ce marché spécifique, privilégiant une “simple” plaquette de sélections de produits. “Mais notre production groupes restait disponible sur le web”, poursuit Alexandre Chakarian. Changement donc pour l’année 2011, avec l’édition d’une “nouvelle” brochure, “parce que les professionnels souhaitaient avoir un support papier”, confie-t-il. Sur 56 pages, elle reprend la “quasi-intégralité” de la production groupes proposée par Tour Indicom Voyages. “L’activité groupes en 2010 sera en terme de résultats plutôt une bonne année, conclut Alexandre Chakarian. Des destinations comme la Jordanie, seule ou combinée à la Syrie et à la Lybie, ont très bien fonctionné. L’Égypte, elle, s’est maintenue, comme l’Europe centrale. Quant à la Norvège, elle a accusé une forte baisse.” Pour 2011, la Jordanie semble poursuivre sur sa lancée, l’Irlande démarre bien, la Bulgarie fait aussi l’objet de demandes, et la Norvège semble même repartir…
Le marché français retrouve des couleurs à Chypre après un printemps calamiteux marqué par les perturbations aériennes dues au volcan islandais. À fin août, il a retrouvé un solde positif, en progression de 1,5 % par rapport aux huit premiers mois de l’année 2009. Une évolution également confirmée sur le marché des groupes si l’on en croit Le Temps de Vivre, l’un des spécialistes de la destination. “Certes, nous ne serons pas, cette année, à notre niveau de référence, soit 3 800 clients, mais nous traiterons environ une quinzaine de groupes”, explique son directeur, Bernard Brier. Et si l’on ne retient que les derniers mois d’été, “nous sommes en progression globale de 20 %”, se réjouit même Dimitri Demetriou, directeur de l’office de tourisme de Chypre en France. Pour autant, l’île d’Aphrodite présente encore des pistes d’amélioration. “Notre île est sans doute la seule, en Méditerranée, où ne figure aucun club de vacances français”, regrette Alecos Orountiotis, président de Cyprus Tourism Organisation. “C’est pourcela que nous souhaitons encourager et aider les groupistes et autocaristes à s’engager auprès des compagnies aériennes”, poursuit Dimitri Demetriou. Autre question, celle de la desserte aérienne de l’île qui n’est pas satisfaisante, notamment pour ce qui est des départs régionaux. Les contacts et les négociations qui étaient prévus sur le stand à l’IFTM Top Resa seront déterminants pour les prochaines saisons.
J.F.B.
Comment vont les agences de voyages aujourd’hui? Réponse à travers un panorama de la distribution en France, dévoilé en avant-première à IFTM Top Resa par le magazine Tour Hebdo, en partenariat avec Altarès.
Depuis 2000, le monde de la distribution a changé. Les agences de voyages n’ont pas eu d’autres choix que de s’adapter aux évolutions du secteur: montée d’internet, arrivée des enseignes de la grande distribution, changement des modalités de rémunération dans l’aérien… Autant de facteurs auxquels est venue s’ajouter la crise. Face à ces “bouleversements”, comment se porte le marché de la distribution en France? L’enquête menée par Tour Hebdo montre la bonne résistance des agences de voyages.
Premier constat: le chiffre d’affaires 2009 affiche une baisse de 10 % par rapport à 2008. Ce n’est pas une surprise, mais la confirmation d’une activité au ralenti, unanimement constatée par la profession, en raison de la crise. Autre enseignement: les profits sont loin d’être mirobolants dans le secteur. La rentabilité nette d’exploitation l’an passé est de 1,54 %, en retrait par rapport à 2008. Malgré ces résultats en baisse, il ressort de cette enquête, la forte capacité des agences de voyages à s’adapter et à résister. L’an passé, 107 défaillances ont été enregistrées contre 119 en 2008. Parallèlement, le nombre de créations d’entreprises reste assez stable depuis dix ans, autour de 200. “Ce qui est frappant, c’est que la profession est marquée par de grandes peurs, mais finalement elle parvient à les digérer et à les intégrer, commente Patrick Sauzier, ex-responsable du département tourisme chez HSBC, et aujourd’hui consultant. Les agences de voyages ont su réagir et s’adapter à ces évolutions et ces modifications. Tout le monde a repris ses marques. Les périodes de crise ont conduit à faire plus attention à ses bilans. Il y a toujours des économies à faire sur nos métiers, mais il y a aussi des réserves de profit dans les entreprises. On peut encore progresser, il y a des marges.” Côté classement des distributeurs en France, American Express Voyages, Carlson Wagonlit Travel France et Nouvelles Frontières Distribution constituent le trio de tête, avec respectivement un chiffre d’affaires 2009 de 108,9 millions d’euros, 73,6 millions d’euros et 68,7 millions d’euros. Sur 53 entreprises, 31 accusent un retrait de leur chiffre d’affaires l’an passé.
“C’est en région que se joue le paysage de la distribution en France”, commente Jean-Pierre Mas, coprésident d’AS Voyages. Thomas Cook étant aujourd’hui le catalyseur de mouvement de regroupement d’agences de voyages. L’enseigne compte 700 agences sur l’Hexagone dont 395 franchisées. L’objectif est d’atteindre les 800 à 900 points de vente. Le voyagiste souhaite se développer du côté de Toulouse mais également dans l’Est de la France. Havas Voyages affiche, lui aussi, des ambitions de maillage du territoire national pour notamment mieux gérer l’aérien. Le voyagiste vise également l’Est de la France où il estime lui manquer une dizaine de structures. Un réseau de 650 agences Havas complété par 350 de Nouvelles Frontières permettrait, selon le voyagiste, “de construire une offre exclusive et efficace”. Il table sur 1 000 points de vente en tout. Mais si les grands groupes de distribution cherchent à développer leur business, il ne s’agit pas forcément de faire la course aux agences indépendantes. Les séduire ne semble pas l’objectif affiché. Il faut respecter le choix de chacun. “Le métier de la distribution existera encore demain si on apporte une valeur ajoutée, conclut Stéphane Le Pennec, directeur de Salaün Evasion. Être indépendant aujourd’hui est très courageux”. Mais il y a de la place pour tout le monde.
Catherine Mautalent
