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Arlette Alphaize-Furet, directrice du Map Pro

"Map Pro: le business d’abord!"

La deuxième édition du Map Pro en octobre prochain s’annonce sous les meilleurs auspices. Le salon affiche complet, et accueille beaucoup de nouveaux exposants. Entretien avec Arlette Alphaize-Furet, directrice de ce rendez-vous professionnel.

Malgré le flot d’interrogations et d’incertitudes, la première édition du Map Pro en 2009 – à seulement treize jours d’intervalle d’IFTM Top Resa – gagnait son pari. Sur deux jours, le salon accueillait 3 638 visiteurs, et les exposants affichaient une satisfaction certaine. Un verdict attendu, mais Arlette Alphaize-Furet, directrice du salon, pouvait avoir le sourire. Une deuxième édition allait donc logiquement s’imposer. Elle se tiendra aussi sur deux jours, les 21 et 22 octobre prochains à Paris Expo, porte de Versailles. Pas de changements majeurs. La formule workshop est maintenue pour des contacts 100 % business. Le point avec Arlette Alphaize-Furet.

Comment se présente cette seconde édition?

– Cette version 2010 du Map Pro a démarré très fort. Dès le mois de décembre dernier commençait la commercialisation des stands, et les demandes se faisaient nombreuses. Fruit du succès rencontré lors de la première édition en 2009. À mi-septembre, on peut dire que le salon affiche complet, alors que nous enregistrons plus d’exposants que l’année passée. Nous sommes en ligne avec les objectifs que nous nous étions fixés. Voire même mieux.

Combien d’exposants seront présents? Quels secteurs d’activité représenteront-ils?

– Cette année, ils seront environ 650 sociétés exposantes, dont 68 % représenteront la France. Les principaux secteurs d’activité présents seront l’hôtellerie et la restauration (chaînes et indépendants), à hauteur de 35 %. Viennent ensuite les tour-opérateurs et les réceptifs pour 30 %, tandis que les sites, les monuments et autres totalisent 20 % des exposants. Côté destinations, l’Europe dominera, avec notamment la venue entre autres et pour la première fois de nombreux réceptifs croates, mais aussi l’Irlande, le Grand Duché du Luxembourg, Malte, la Belgique ou encore la Norvège qui, depuis de nombreuses années, avait choisi de ne plus faire aucun salon professionnel. Au Map Pro, la destination viendra en force avec vingt exposants, et occupera par ailleurs en permanence une partie de l’espace détente du salon en proposant des produits norvégiens lors de cocktails (un par jour, ndlr). La France, également, accueille de nouveaux participants issus de l’Auvergne, mais aussi de Paris et sa région (et en particulier le Musée du quai Branly)… Il y aura même la présence d’une Fédération de l’industrie agroalimentaire, basée dans le Midi, qui viendra présenter différents lieux accueillant les groupes, à l’exemple d’une conserverie ou d’un fabricant de confitures parmi les neuf sites qui participeront au salon. Enfin, pour la première fois aussi, les États-Unis seront représentés grâce à la participation de deux réceptifs. Au total, la version 2010 du Map Pro accueillera environ 15 % de nouveaux exposants par rapport à l’année dernière.

Pour l’édition 2009, moins de 7 % des exposants faisaient salon commun IFTM Top Resa et Map Pro. Qu’en est-il en 2010?

– Je ne suis pas en mesure de donner un pourcentage exact, mais je peux dire qu’ils seront beaucoup moins. La France est très peu représentée à IFTM Top Resa contrairement au Map Pro. C’est une première différence. La seconde porte sur le visitorat qui, là encore, n’a pas le même profil, et donc pas les mêmes demandes et attentes. Les exposants, qui privilégient l’un ou l’autre salon, l’ont bien compris. Et, logiquement, ce sont plutôt les prestataires qui travaillent aussi bien les individuels que les groupes, que l’on peut retrouver sur les deux salons.

Sur combien de visiteurs tablez-vous?

Quels seront leurs profils? Les autocaristes resteront-ils le noyau dur du Map Pro?

– À mi-septembre, nous totalisons 27 % en plus de pré-inscriptions de visiteurs par rapport à l’an passé. Celles-ci pouvaient démarrer dès juin, alors que l’an passé, elles n’avaient commencé qu’en août. Elles se poursuivent toujours et à un rythme très soutenu. Je tiens à préciser que nous sommes extrêmement vigilants quant aux profils de ces visiteurs. Nous veillons particulièrement au fait qu’ils correspondent bien au public visé. À savoir: les autocaristes, les agents de voyages, les tour-opérateurs et les réceptifs spécialisés sur le marché groupe. Ce que l’on souhaite avant tout, c’est de voir uniquement des acheteurs professionnels aller à la rencontre des prestataires. Nous refusons, par exemple, les comités d’entreprise et les associations non agréées. Pour cette version 2010, nous tablons sur 4 000 visiteurs français et étrangers (ces derniers devraient représenter 25 % du visitorat, ndlr). Mais j’insiste particulièrement sur le fait que ce n’est pas la quantité qui est primordiale, mais bien la qualité des contacts. L’essentiel est de trouver l’adéquation totale entre les souhaits des uns et les attentes des autres…

Quand ils se pré-inscrivent, les visiteurs doivent indiquer les destinations qui les intéressent. Que viennent-ils chercher?

– Les demandes sont extrêmement variées, mais on peut extraire certaines tendances. Ainsi, pour la France, les professionnels du tourisme de groupes sont intéressés en priorité par Paris et sa région, Provence-Alpes Côte d’Azur, Bretagne et Alsace. Côté Europe, l’Italie et l’Espagne sont au coude à coude, suivis par l’Allemagne, la Croatie et la Grèce. Parallèlement, ce sont les États-Unis, le Canada, le Brésil et le Mexique qui sortent du lot des destinations pour lesquelles les professionnels semblent en demande. Côté Afrique, le Maroc, la Tunisie, le Kenya, l’Égypte et l’Afrique du Sud arrivent en tête. Enfin, concernant l’Asie-l’Océanie, la Chine, le Thaïlande, le Japon, l’Indonésie et le Vietnam (ces deux derniers pays sont à égalité) sont le plus souvent cités. Il est difficile d’expliquer les raisons de ces choix, elles peuvent être très diverses. Mais, à mon avis, je pencherai plutôt pour une demande accrue de leur clientèle…

Est-ce que la formule "workshop" est d’actualité pour cette seconde édition?

– On ne change pas une formule qui gagne! L’an passé, les exposants et les visiteurs étaient totalement satisfaits de cette organisation. Cela a largement facilité les contacts entre professionnels, et créé une réelle ambiance de travail. C’était exactement le but recherché, et il en sera de même cette année. Il n’y a pas de distinction particulière entre les exposants, chacun dispose d’un espace de rencontre et d’échange identique. Et les visiteurs sont là pour faire leur marché, en essayant de voir le maximum d’exposants sans perdre du temps. C’est une solution qui convient à tous. J’ajouterai, enfin, que le Map Pro sera scindé en trois zones: France, international et hôtellerie/restauration.

Question organisation toujours, y aura-t-il d’autres aménagements?

– Le seul changement que nous apportons cette année concerne les espaces détente, au nombre de deux. Ils seront plus importants que l’an passé. Accessibles à tout moment aux exposants comme aux visiteurs, ils mettront à disposition boissons soft, gâteaux apéritifs et autres petits fours… Ces espaces pourront également être utilisés comme lieu de rencontres et d’échanges.

Créé lors de la première édition du Map Pro, l’Observatoire national du tourisme de groupes reviendra-t-il présenter les chiffres sur ce marché spécifique?

– Je rappelle que l’Observatoire national du tourisme de groupes a été créé à l’initiative du Map Pro en partenariat avec Protourisme lors de la première édition du salon en 2009. En avant-première, une enquête sur ce marché avait été dévoilée à cette occasion. Depuis cette date, les sujets abordés ont été retravaillés et actualisés. Ils seront donc fin prêts pour faire l’objet d’une nouvelle communication dès le 21 octobre prochain, date d’ouverture du Map Pro.

Où en sont les discussions entre le Map Pro et Reed Expositions concernant un éventuel rapprochement d’avec IFTM Top Resa?

– Les discussions ont cessé depuis maintenant quelques mois. Évidemment, l’idéal serait que les deux salons aient lieu au même endroit, et aux mêmes dates. Un tel rapprochement faciliterait la venue des visiteurs, d’autant qu’IFTM Top Resa et Map Pro sont deux événements complémentaires. Pour diverses raisons techniques, ce n’est pour l’instant pas envisageable. Il faut donc, je crois, arrêter de faire écho de cette union possible chaque année avant la tenue des deux salons. Cela devient grotesque. L’idée n’est pas abandonné pour autant, disons qu’elle est seulement en suspens.

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Auteur

  • Catherine Mautalent
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