Le 18e congrès de la FNTV, qui s’est déroulé le 13 octobre à Paris, s’était fixé deux objectifs: dénoncer l’hyper réglementation dont la profession s’estime victime ces dernières années, et mettre en lumière les avantages d’un partenariat actif entre les entreprises et les collectivités locales.
Avec pratiquement 200 adhérents pour la matinée – qui leur était réservée – et un peu plus de 350 participants aux débats de l’après-midi, ouverts à tous, la 18e édition du congrès de la FNTV est passée entre les gouttes de la deuxième journée de grève contre la réforme des retraites. Les trois thématiques abordées à huis clos le matin concernaient pour l’essentiel l’accumulation des réglementations vécues ces dix dernières années par ce secteur, dans les domaines de la sécurité, de la protection de l’environnement et de l’accessibilité. "Autant de textes qui vont transformer l’année 2015 en véritable goulot d’étranglement réglementaire", expliquait ainsi Michel Seyt, le président de la fédération, dans son discours de clôture. Il est vrai qu’avec la généralisation obligatoire de la ceinture de sécurité, l’installation de l’éthylotest antidémarrage dans tous les autocars et les problèmes engendrés par la mise en œuvre de la loi sur l’accessibilité, cette année-là sera à marquer d’une pierre blanche. À toutes les interrogations soulevées par l’impact de cette évolution – équilibre des marchés, capacité budgétaire des collectivités à assumer les immanquables surcoûts de ces mesures, ou implication de leur mise en œuvre dans le fonctionnement même des entreprises –, le secrétaire d’État aux transports, Dominique Bussereau, n’a guère apporté de réponses. D’autant moins qu’il était retenu ailleurs par le blocage des ports et des raffineries, et que seul son chef de cabinet le représentait.
Sans aucun doute plus consensuelle, l’après-midi a été consacrée à la mise en lumière des bonnes pratiques de partenariat entre les autocaristes et les collectivités locales. Chefs d’entreprises, élus ou responsables techniques se sont relayés pour mettre en avant un certaine nombre d’exemples de réussites dans la collaboration entre les modes, dans le développement de services à la clientèle, ou dans l’optimisation des moyens et des infrastructures, notamment dans les zones périurbaines. Un véritable plaidoyer pour l’intermodalité. En "guest star", le député de la Drôme et rapporteur du budget Transport à l’Assemblée nationale, Hervé Mariton, est venu prêcher une fois de plus pour le développement des lignes d’intérêt national en autocars. "La libération de l’autocar dans les transports de voyageurs est une question qui reste, et restera posée", a-t-il exposé, convaincu que ce mode de transport écologique, souple et sécurisant, n’en est qu’au début de son développement. Un point de vue bien entendu partagé par la salle, et Michel Seyt, qui concluait en rappelant que "le développement de l’autocar devait se faire en complémentarité de l’offre ferroviaire, et que les parts de marché seraient d’abord à conquérir sur l’automobile, et non pas sur un autre mode de transport collectif."
Retrouvez un compte rendu complet de cette manifestation dans notre prochain numéro de Bus & Car, le 5 novembre.
