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Le marché 2010 s’en sort plutôt bien

Difficile aujourd’hui d’avoir une vision claire des résultats du marché groupe chez les tour-opérateurs. Plusieurs d’entre eux évoquent des baisses de réservations, parfois sérieuses, quand d’autres parlent de stabilité, voire de hausse. Côté destinations, on retrouve des valeurs sûres, sans réelles surprises.

Depuis 2009, crise oblige, la clientèle individuelle s’est faite plus rare. Les groupes, eux, semblent avoir maintenu le cap. C’était le cas l’an passé. Mais qu’en est-il cette année? Interrogés par Bus & Car, de nombreux tour-opérateurs se disent plutôt satisfaits. Quelques professionnels ne cachent pas avoir enregistré des baisses sur cette clientèle par rapport à 2009. Mais beaucoup évoquent plutôt “une stabilité ou un tassement”, alors que d’autres se réjouissent d’avoir augmenté leurs ventes sur ce marché. D’une manière générale, 2010 ne s’est pas déroulée dans un contexte euphorique et ne sera pas marquée par des chiffres records. Malgré tout, le tourisme de groupe reste une valeur sûre.

Des impondérables maîtrisés

La clientèle groupe est donc apparue moins frileuse que celle des individuels en cas d’impondérables. Elle n’a pas hésité à reporter ses voyages. Les différents événements intervenus cette année dans certains pays ont pu freiner des ventes, mais les voyages programmés à l’avance n’ont fait l’objet que de rares annulations. Ainsi, en avril, l’état d’urgence décrété par le gouvernement thaïlandais suite aux manifestations antigouvernementales n’a pas impacté les réservations, qui ont reprises en juillet. Et si la venue impromptue du nuage islandais, toujours en avril, a stoppé les départs, “les groupes programmés n’ont pas annulé, mais choisi de remettre leur voyage à une autre date”, indique Jacques Ohangian, responsable groupes chez Antipodes Voyages, qui annonce pour cette année un total de 55 000 pax. Même constat chez d’autres tour-opérateurs. “Cela n’a pas stoppé les ventes”, confirme ainsi Philippe Marquenet, directeur commercial chez Visiteurs.

Quant à la Grèce, face aux mouvements sociaux intervenus en mai, les groupes programmés sur la destination se sont maintenus, avec cependant des résultats disparates selon les TO. “Il n’y a eu aucune annulation, et même la Crète, proche, a mieux marché que d’habitude. De plus, l’ouverture en avril dernier d’un Framissima à Corfou nous a permis d’enregistrer 600 pax supplémentaires”, constate Marie-Claude Martinez, responsable groupes chez Fram, qui a réalisé cette année 750 ventes sur la Grèce, en baisse de 50 % par rapport à l’année précédente… Une Grèce boudée chez d’autres tour-opérateurs, comme Nouveaux Continents ou Marmara, qui fait un constat identique pour Rhodes et la Crète. Malgré cela, “la Grèce en groupes a bien fonctionné, note pour sa part Sébastien Mano, directeur des ventes groupes chez Look Voyages. Nous n’avons eu en tout et pour tout qu’une ou deux annulations! Les clients avaient réservé bien à l’avance, et la situation n’a pas eu d’impact sur leur envie de partir.” Au même moment, le gouvernement grec annonçait la création d’un “comité de crise” face aux “annulations massives de réservations” touristiques estimées à des dizaines de millions d’euros dans le pays…

En revanche, les inondations meurtrières survenues en février sur l’île de Madère ont eu de lourdes conséquences chez certains producteurs. “La destination a accusé une forte baisse, confirme ainsi Martine Grasser, directrice commerciale groupes pour Travel Europe et Visit Europe. On n’a pas atteint nos objectifs.” En 2009, le TO comptabilisait 6 850 pax en groupes sur l’île. Top of Travel, lui, a enregistré sur la destination une chute de 30 % de sa clientèle groupes. “Nous avons dû faire face à de nombreuses annulations”, confirme ainsi Maria Fenzan, responsable du service groupes au sein du TO. Un événement qui tombait mal pour Top of Travel qui avait confirmé tous ses départs. Mais au global, le voyagiste affichera cette année une hausse de 25 % de sa clientèle groupes par rapport à 2009.

Le moyen-courrier se maintient

D’une manière générale, 2010 est qualifiée chez les professionnels “de difficile, mais correcte, voire bonne.” Même si toutes les destinations, en terme de ventes, ne sont pas logées à la même enseigne. L’Egypte, par exemple, a continué à tirer son épingle du jeu. Et si la terre des Pharaons s’est maintenue chez certains, elle s’est envolée chez d’autres. C’est le cas pour les tour-opérateurs Starter, Capitales Tours ou Fram pour qui, selon Marie-Claude Martinez, “les formules séjours et croisières ont bien marché sur la destination”. La Turquie, la Tunisie et le Maroc sont aussi dans le peloton de tête des destinations privilégiées par les groupes cette année. À quelques nuances près selon le TO. Chez Parfums du Monde, par exemple, qui devrait réaliser cette année un chiffre d’affaires groupes en hausse à 16 millions d’euros (exercice courant de septembre 2009 à septembre 2010), Nicolas D’hyèvres, directeur des ventes, souligne que “la Turquie est revenue en force, et que le Maroc s’est maintenu malgré une baisse des demandes.

Chez Fram, le Maroc et la Tunisie ont affiché des baisses. “Il a fallu beaucoup travailler les prix cette année sur la Tunisie, relève Marie-Claude Martinez. Avec la crise l’an passé, les tarifs ont été fortement revus à la baisse, ce qui a été très pénalisant pour relancer la destination en 2010 sur de nouvelles bases tarifaires.” Baisse également de la Tunisie chez Look Voyages. En Jordanie, les résultats sont plutôt encourageants. La destination a bien fonctionné chez Top of Travel. En nouveauté cette année chez Fram, le TO estime qu’elle a bien démarré. Elle est aussi en hausse chez Nouveaux Continents. De bons résultats sont également enregistrés du côté de la Sicile, de la Sardaigne, de l’Italie ou encore de l’Espagne. Une dernière destination où Jean-François Guieu, directeur adjoint chez Solotour, relève toutefois “une baisse”, tandis que l’ouverture d’un nouvel hôtel Club à Marbella par Nouvelles Frontières a permis de booster la destination ibérique chez le TO.

Enfin, des pays comme l’Allemagne (où Berlin est de plus en plus en vogue), la Suisse (surtout à travers ses trains panoramiques), l’Autriche ou encore les grands circuits en Europe constituent des valeurs sûres. “En baisse ces dernières années, l’Autriche a très bien repris cette année”, indique Martine Grasser.

À l’Est, rien de nouveau

En Europe de l’Est, la Russie remporte toujours les faveurs de la clientèle groupes. Et encore plus chez Amslav Tourisme, qui a bénéficié en 2010 de “l’année France/Russie”, comme le confirme Géraldine Chachourine, responsable de la production groupes et individuels: “L’événement a eu un impact plutôt positif sur les envies de découvrir la destination pour les groupes, il a boosté les départs, et notamment sur le produit croisières entre Moscou et Saint-Pétersbourg.” Et d’ajouter, “la faillite de Marsans a aussi contribué à augmenter nos ventes sur la destination, comme sur les pays Baltes.” Amslav Tourisme annonce 15 % d’augmentation en groupes cette année sur la Russie, et n’hésite pas à qualifier l’année 2010 “de meilleure que 2009”. Remplissage “optimal” également pour Rivages du Monde, qui annonce une hausse de 10 à 15 % cette année en groupes. “Les places sont même venues à manquer, confie Sébastien Durand, responsable commercial, qui note également de bons résultats du côté du Danube. “Le produit croisière rencontre un fort succès”, ajoute-t-il. Quant à l’offre terrestre, vendue sous la marque Mondotours, “le marché groupes sur la Russie est toujours aussi vivace”, souligne de son côté Alain Soubielle, directeur de Rivages du Monde. La Pologne (boostée par la célébration du bicentenaire de la mort de Chopin) a bien marché, la République tchèque aussi, tandis que la Croatie s’est maintenue (chez certains TO, elle a même été en forte augmentation comme chez Top of Travel).

Seuls points noirs: la Bulgarie et la Hongrie où certains tour-opérateurs mettent en cause les tarifs trop élevés de la compagnie aérienne Malev qui applique des suppléments en pleine saison. D’où la difficulté à vendre.

Long-courrier, la palme revient à l’Asie

Que s’est-il passé du côté des destinations lointaines? Le grand gagnant 2010 est le continent asiatique. “De façon globale, l’Asie a très bien marché, et en particulier le Vietnam sur des circuits d’une dizaine de jours”, confirme ainsi Patrick Planchard, directeur du service groupes chez Nouvelles Frontières. Très bonne tenue également sur le Vietnam chez Parfums du Monde, mais aussi chez Capitales Tours et chez Antipodes Voyages qui, lui, y ajoute le Sri Lanka. Visiteurs complète par l’Indonésie, Bali, le Japon et le Cambodge, avec “une reprise sur la Chine, alors que la Birmanie a eu du mal à démarrer et que les Philippines n’ont pas bien marché”, souligne Philippe Marquenet. Même les produits croisières sur l’Asie suscitent l’engouement des groupes. “Nous avons mis deux bateaux sur le Mékong, et nous sommes cette année à plus de 90 % en terme de remplissage”, annonce Sébastien Durand.

Autres gagnantes: l’île Maurice (Nouvelles Frontières, par exemple, y enregistre une forte progression), la République dominicaine, les États-Unis (l’arrivée de l’A380 d’Air France a dopé la destination et en particulier New York, sans compter l’effet dollar) et le Canada. Le Sénégal affiche pour sa part de bons résultats. Quant aux perdantes, les professionnels citent Madagascar, “pas facile à commercialiser car la destination se révèle onéreuse”, et le Mexique.

Le comportement des groupes change

Quelles tendances, enfin, peut-on dégager du comportement de la clientèle groupes en cette année 2010? La crise économique a modifié quelque peu l’attitude de la clientèle. “Les confirmations ont été tardives, relève ainsi Philippe Marquenet. On ressent une certaine réticence des clients à s’engager.” Un avis partagé par tous: les décisions sont longues à prendre, et les groupes attendent la dernière minute. “Les options ont du mal à se concrétiser”, insiste pour sa part Patrick Planchard. Au final, le nombre de participants est souvent plus restreint.

Autre tendance: “Une exigence en terme de prestations plus pointue, note Stéphanie Croza, agent de résa groupes chez Starter. Les groupes n’ignorent pas internet et les nombreux avis qui sont donnés sur telle ou telle destination.” Conduisant souvent les professionnels à trouver les bons arguments et les bonnes informations pour rétablir certaines vérités.

Côté budget, sans surprise, ce dernier est de plus en plus serré. “Ce qui est d’ailleurs paradoxal, puisque cette clientèle veut davantage mais payer moins”, poursuit-elle. Pas facile. Les groupes sont prêts à débourser en moyenne entre 400 à 800 euros sur du moyen-courrier par exemple. Mais “ils grattent sur tout”, regrette Stéphanie Croza. Il faut souvent négocier. Ce qui confirme un phénomène déjà existant depuis ces dernières années: on choisit d’abord un prix avant une destination. “Les clients sont opportunistes et attendent la bonne affaire”, ajoute Patrick Planchard. Chez Fram, par exemple, la responsable groupes n’hésite pas à lancer tous les deux mois des promotions à destination de cette clientèle.

Par ailleurs, les groupes aiment toujours autant les formules tout compris “et ceux qui se lassent des circuits durant lesquels il faut changer d’hôtels, avoir à défaire et refaire sa valise, apprécient d’autant plus les produits croisières où, là encore, tout est pris en charge”, souligne Sébastien Durand. Une raison parmi d’autres qui explique sans doute l’engouement de plus en plus marqué pour ce type de produit. Et de privilégier aussi “les séjours en étoile”, comme l’a constaté Jean-François Guieu.

Enfin, cette année a mis en évidence une dernière tendance: des demandes groupes de plus en plus axées sur des produits week-ends.

Si l’année 2010 n’est pas terminée, les tour-opérateurs sont confiants. À l’heure où Bus & Car effectuait cette enquête, des réservations pour les mois de septembre à décembre arrivaient sur les bureaux des professionnels, laissant augurer des résultats encourageants pour la fin de l’année. Et, bonne nouvelle, 2011 démarre déjà sur les chapeaux de roue…

Ils ont la parole…

Alain Paoli, tour-opérateur, gérant de Solotour (Aubagne)

Les associations, les clubs, les amicales et les comités d’entreprise constituent l’essentiel de notre clientèle groupe. Ce sont des profils différents dont les attentes en terme de produits sont variées. Tout dépend de l’origine géographique des participants et de leur facilité à se déplacer. En général, elle aime “être servie", "chouchoutée", surtout être bien accueillie, et ce, dès l’achat du voyage. Elle n’est pas insensible non plus aux petites attentions: aller la chercher à domicile ou lui proposer une place de parking pour sa voiture sur le lieu du départ. Elle souhaite par ailleurs partager de bons repas et être logée correctement.

En d’autres termes, cette clientèle apprécie d’être prise en charge tout au long de son séjour.

En matière de choix, trois tendances se dégagent: une demande de plus en plus marquée sur des produits originaux, de type randonnée par exemple; une offre thématique très plébiscitée; et un vrai attrait pour l’événementiel. Des produits comme les carnavals ou les floralies sont aussi très courus par cette clientèle qui, par ailleurs, est "friande" de programmes incluant des animations dansantes ou des spectacles cabaret.

Quant à la durée des séjours, elle est fractionnée. On part plutôt deux fois quatre jours en France, ou une fois huit jours à l’étranger.

Il faut être extrêmement attentif dans la conception de son offre. La clientèle est exigeante. L’itinéraire, le choix des prestataires, la convivialité du site, l’accueil, le confort des chambres, etc., tout a son importance. Jusqu’au moindre détail. Sans oublier un bon rapport qualité/prix.

Aujourd’hui, les groupes traditionnels se renouvellent. Par ailleurs, ils tendent à se réduire de plus en plus. Une nouvelle clientèle fait son apparition, celle des seniors. Une vraie manne pour le tourisme de groupe, à condition de lui proposer des produits différents, plus travaillés.

BEATRICE LE GOUPIL, directrice d’exploitation à la Cité de la Mer (Cherbourg)

Nous accueillons trois types de groupes: les adultes, les scolaires et les centres de loisirs, ainsi que les comités d’entreprise. Chacun avec un profil différent auquel nous adaptons notre offre. La clientèle traditionnelle issue des associations ou des clubs baisse d’une année sur l’autre au profit de seniors, plus actifs. Une population qui n’a pas forcément les mêmes attentes, et pour laquelle nous serons sans doute amenés à développer d’autres produits, comme de nouveaux canaux de distribution. Je pense à internet. Incontournable. En attendant, nous proposons aux groupes une brochure dans laquelle ils peuvent découvrir des suggestions de programmes et il est important, chaque année, d’en renouveler le contenu à travers des visites thématiques par exemple comme l’aquariophilie ou l’organisation de rencontres avec des sous-mariniers. Des produits que l’on ne pourrait pas proposer aux individuels. La clientèle groupes apprécie de se sentir épaulée, prise en charge, dès la réservation, jusqu’au moment où elle quitte le site. Parler du meilleur accueil à réserver est une évidence, mais c’est essentiel dès la première prise de contact. Et encore plus au moment de l’arrivée du groupe. Il y a toute une logistique à maîtriser de manière à ce qu’elle se sente encadrée. Même durant la visite, il faut penser à chaque détail, éviter tout déplacement intempestif. Quant au programme, il faut veiller à ce qu’il soit réalisé dans les meilleures conditions. La découverte ne doit pas se faire au pas de course. Il faut compter quatre heures pour parcourir la Cité de la Mer que nous proposons de faire par étapes, avec une pause restauration. Cette formule séduit. Mais il faut savoir remettre son offre en question, c’est le quotidien de tout prestataire touristique! Je ne sais pas ce que sera à l’avenir le tourisme de groupe, et j’avoue quelques inquiétudes.

Est-ce que les "nouveaux" seniors seront prêts à voyager en groupe? J’ai quelques doutes. J’en ai moins en pour les groupes scolaires, la demande ne devrait pas s’estomper, même si elle reste très fluctuante.•

THIERRY SCHIDLER, coprésident de la Commission tourisme au sein de la FNTV (Fédération nationale des transports de voyageurs)

Force est de constater que le tourisme de groupe est en perte de vitesse conduisant logiquement à une baisse du chiffre d’affaires des entreprises autocaristes. Je parle en particulier des groupes constitués. De nombreux facteurs, dont la crise, en sont la cause. Mais il y a également un autre phénomène: les gens ne veulent plus faire des choses ensemble. Ils ont du mal à se regrouper. En d’autres termes, ils sont de plus en plus individualistes. L’arrivée d’internet n’a fait que renforcer cette situation… Les clubs du troisième âge, par exemple, qui ont les moyens de voyager, même si aujourd’hui nombre d’entre eux aident leurs enfants et petits-enfants, se tournent de moins en moins vers une offre autocar avec prestations, et sont de plus en plus sollicités par l’aérien. Les comités d’entreprise, eux, doivent faire face à une sévère conjoncture économique, entre les sociétés qui ferment et celles qui sont en difficulté. Il y a moins d’argent, et cela impacte les voyages. Sans compter que d’une manière générale, le nombre de participants dans un groupe se réduit de plus en plus, pour arriver parfois à moins de 20 personnes! De fait, nous sommes contraints à réduire nos marges. Si la clientèle du troisième âge ou celle issue des associations a baissé, elle existe cependant toujours. Mais si les autocaristes n’ont pas perdu en kilomètres facturés (l’autocar garde toujours sa fonction première qui est celle de transporter), c’est la valeur ajoutée qui est en perdition (car+ prestations). Par ailleurs, les responsables de ces structures vieillissent, et ne sont pas systématiquement remplacés par d’autres. La motivation n’est plus là. Aujourd’hui, les groupes constitués qui voyagent, se déplacent principalement sur une courte durée (de deux à cinq jours) et à proximité (donc la France). Avec une demande récurrente: le tout compris! Ils veulent de moins en moins faire du circuit, privilégient plutôt le séjour en étoile et voyagent une fois dans l’année. La demande au niveau du contenu des programmes change également. Cette clientèle semble davantage rechercher le ludique que l’envie d’apprendre. Ainsi, aujourd’hui, vendre un parc d’attractions est plus facile que de commercialiser un circuit à la découverte d’une région française. Je constate également que leur choix de destination correspond plus à une mode ou un effet de promotions. On parle beaucoup d’un nouveau marché que sont les seniors, mais eux aussi font preuve d’individualisme. Je ne pense pas qu’ils soient prêts à voyager en groupe. Ils n’ont besoin de personne pour organiser leur voyage. Cela ne veut pas dire pour autant que nous ne pourrions pas en tirer profit mais nombre d’entre eux, là encore, vont privilégier l’aérien. Il faut cependant rester optimiste (et vigilant) et, qui sait, le tourisme de groupe peut très bien revenir au goût du jour, et rebondir. Mais le plus gros travail se situe plus au niveau du comportement qu’en terme de prix ou de contenu de produits qui pourrait (re)conquérir cette clientèle. Il ne faut pas baisser les bras pour autant, l’avenir dans ce domaine n’est pas forcément sombre.

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