Universcience, pôle de la culture scientifique à Paris né de l’union du Palais de la découverte et de la Cité des sciences et de l’industrie, organisait le 8e Forum de la visite scolaire début octobre. Bus & Car était au rendez-vous.
Selon la dernière étude disponible fournie par le Conseil national du tourisme, 600 000 voyages scolaires éducatifs, dont 130 000 effectués dans un cadre linguistique, ont été réalisés en 2008. Ce qui représente 2,4 millions de journées et un chiffre d’affaires de l’ordre de 240 millions d’euros. C’est un “marché qui se porte bien” aux dires de nombreux exposants qui participaient au 8e Forum de la visite scolaire organisé dans le cadre de la Cité des sciences et de l’industrie, début octobre, en partenariat avec la Fédération nationale du transport de voyageurs
La Fédération nationale du transport de voyageurs annonçait d’ailleurs à cette occasion un "rapprochement" avec l’Office de garantie des séjours et stages linguistiques afin de mettre en commun leurs informations pour fournir des chiffres précis sur l’activité des voyages scolaires.
Ouverte en avril 2008, la Cité de la Voile Éric Tabarly (Lorient) est un lieu dédié à l’univers de la course au large et aux voiliers. “L’an passé, nous avons accueilli 100 000 visiteurs dont 20 % de groupes scolaires, indique Claire Sarrazin, guide animatrice. Dès l’ouverture du site, une offre dédiée aux jeunes de la maternelle au collège a été mise en place. Elle associe la visite de la cité (classique ou thématique) et des ateliers.” Ces derniers sont au nombre d’une dizaine et sont animés par des “hommes du terrain”. Pour les autocaristes, la Cité de la voile Éric Tabarly propose une journée découverte comprenant la visite du site, un déjeuner et une promenade en bateau. Dès février 2011, une nouvelle exposition verra le jour et sera consacrée aux tours du monde à la voile. Enfin, de nouveaux films seront projetés dans l’espace auditorium.
Vénérable institution créée en 1800, la Banque de France ouvre ses portes aux groupes adultes et scolaires depuis 2007, et ce, tout au long de l’année. “Nous avons accueilli cette année 1 800 pax en groupe, et notamment le jeune public, contre 1 000 l’année précédente, annonce Marie-Bernadette Dulau, chef de service à la direction de la communication, de la documentation et des relations avec le public. Nous leur proposons de leur faire découvrir nos différentes activités complétées par une visite sous l’angle historique du lieu, dans le cadre de la célèbre Galerie dorée, et ce, gratuitement.” Pour les scolaires, des ateliers ont été mis en place (30 élèves max.) et abordent différents sujets comme “qu’est-ce que l’argent?” ou encore “le système économique”. Des ateliers qui peuvent également être conçus à l’attention des groupes adultes. “Nous recevons de plus en plus de seniors”, glisse Marie-Bernadette Dulau.
Installé dans le Ve arrondissement de Paris, l’Institut du monde arabe (Ima) regroupe un musée sur trois étages, et présente chaque année différentes expositions temporaires (la prochaine se tiendra du 26 octobre au 28 novembre et portera sur Les Berbères du Haut-Atlas). Le lieu est aussi le cadre d’événements liés à la musique, au cinéma et à la danse. Ils sont plus d’un million de visiteurs à découvrir chaque année l’Ima. “Environ 55 000 jeunes sont accueillis par an, dont 1 000 classes, indique Feriel Saadi, chargée de la promotion des actions éducatives. Nous proposons 25 activités différentes pour les groupes scolaires.” Au-delà des collections présentées, des visites guidées sont aussi organisées sur le thème de l’architecture du bâtiment, alliant les styles oriental et occidental. À cela s’ajoute une “promenade dans le Paris arabe historique” proposée uniquement aux groupes. “Le musée de l’Institut va prochainement être totalement rénové, donc fermé pour travaux, pour une ouverture prévue à l’automne 2011, prévient Feriel Saadi. Les collections d’art islamique, d’ethnographie et d’art contemporain seront redéployées dans les salles habituellement réservées aux expositions temporaires. Le nouveau parcours s’organisera autour de différents thèmes dont certains feront écho à l’attractivité de l’Orient sur les voyageurs et les artistes européens à compter du XVIIIe siècle.”
Plus grand centre européen dédié aux télécommunications, la Cité des Télécoms à Pleumeur-Bodou est, comme son nom l’indique, l’occasion de découvrir l’évolution des technologies de communication, et ce, de manière interactive. À commencer par le Radôme, immense bulle blanche aux dimensions pharaoniques: 54 m de long, 30 m de haut pour un poids avoisinant les 340 tonnes! À l’intérieur, c’est toute l’histoire du site qui est contée à travers un spectacle son et lumière. La visite se poursuit par le jardin des sciences, un espace interactif où par exemple, il est possible d’enregistrer un message vidéo et le transmettre via un satellite ou encore découvrir comment fonctionne un réseau téléphonique. Et parmi les nouveaux thèmes abordés: la communication par satellite, l’image numérisée, la table tactile et le siège 4D. “Pour les groupes scolaires, nous avons mis en place des ateliers ainsi que des espaces thématiques, des premiers téléphones aux télécommunications sous-marines et spatiales, en passant par le téléphone mobile et les services du futur”, ajoute Sylvie Guignard, responsable du service communication. Des expositions temporaires complètent la découverte du lieu: L’Image numérique et Numériquement vôtre présentées jusqu’à la fin de l’année, puis à partir de février 2011 place à Expérience Lune. Sur les 70 000 visiteurs accueillis chaque année à la Cité des Télécoms, entre 25 000 à 30 000 sont des groupes scolaires.
Créée en 1936 et installée depuis 2005 rue de Bercy à Paris, la Cinémathèque française a pour vocation de conserver, restaurer et “montrer” le cinéma. Elle dispose pour cela d’une vaste collection qui regroupe, bien sûr, des films, mais aussi des appareils, des décors, des costumes, des maquettes… dont les groupes peuvent voir un large aperçu dans le Musée de la cinémathèque. “Nous leur avons conçu des visites guidées classiques ou thématiques, y compris sur l’architecture du bâtiment, complétées pour le jeune public par différents ateliers ainsi que des parcours, à l’exemple d’une visite guidée combinée à la projection d’extraits de films commentés”, indique Soraya Taous, responsable du développement des publics. Chaque année, le musée organise deux expositions temporaires. Dès mars 2011 (et jusqu’au 31 juillet), Stanley Kubrick sera à l’honneur, puis ce sera au tour de Fritz Lang et, à partir du printemps 2012, de Tim Burton. En attendant, et jusqu’au mois de janvier 2011, est proposée Brune, Blonde, une exposition sur la beauté et le mystère féminin dans l’art et le cinéma. À ce jour, la Cinémathèque française accueille 400 000 visiteurs, dont 10 % de groupes, “un marché que nous souhaiterions encore plus développer et en particulier sur la clientèle adultes”, conclut Soraya Taous.
Un parcours à travers l’histoire de l’architecture du XIIe siècle à nos jours, c’est ce que propose le Musée des monuments français, installé dans la Cité de l’architecture et du patrimoine à Paris. Réouvert en 2007, après de longues années de travaux, le musée invite à parcourir trois galeries thématiques: celle de l’architecture civile et religieuse des XIIe au XVIIIe siècles à travers des moulages, puis une deuxième sur l’architecture moderne et contemporaine qui se consacre aux développements survenus depuis la Révolution industrielle, tandis que la galerie des peintures murales et des vitraux expose des relevés de fresques des XIe au XVIe siècles. Abbayes, cathédrales, hôtels particuliers… dévoilent leurs décors, sculptés ou peints, ainsi que la complexité de leur structure. “Des visites guidées classiques et thématiques sont organisées pour les groupes adultes, et nous ajoutons pour les groupes scolaires un choix d’une trentaine d’ateliers”, précise Claire Ducoq, chargée de l’action culturelle et des réservations. Plusieurs expositions temporaires complètent la visite du lieu.
– La Cité de la Mer à Cherbourg propose de parcourir la nouvelle "grande galerie des engins et des hommes", à la découverte des sous-marins habités, emblématiques des profondeurs océaniques. Des dix mètres atteints par le Nautilus en 1 800 aux 9 545 mètres de l’Archimède en 1962.
– Le centre d’histoire et de mémoire du Nord-Pas-de-Calais, La Coupole, a été rénové pour proposer à ses visiteurs une toute nouvelle scénographie. Elle intègre notamment un ensemble audiovisuel de dernière génération permettant de restituer les documents d’archive de manière plus qualitative. La prééminence est donnée à l’image. Basée à Saint-Omer, la Coupole aborde les deux guerres mondiales.
