Le 4 novembre, Nicolas Sarkozy a placé son déplacement à Troyes sous le signe des transports ferroviaires, fluviaux et routiers. Il a beaucoup été question de ferroviaire puisque le président a annoncé la signature d’une convention État-SNCF portant sur les trains interrégionaux, des liaisons Intercités, Corail, Téoz ou Lunéa, rebaptisées désormais trains d’équilibre du territoire (TET). L’objectif était de pérenniser une quarantaine de lignes annoncées comme déficitaires par la SNCF à hauteur de 200 millions d’euros par an.
Cette convention, signée dans les prochaines semaines pour une période de trois ans, entrera en vigueur dès le 1er janvier 2011. L’État apporte dans la corbeille 300 millions d’euros destinés à la rénovation du matériel roulant, et une subvention de fonctionnement de l’ordre de 210 millions (le coût actuel de ces 40 lignes serait de 1 065 millions par an). Comme dans les conventions TER qui lient la SNCF aux Régions, l’État a mis ici en œuvre un système de bonus/malus portant sur la qualité de service. Au regard de cette convention, il est logique de penser que l’ouverture à la concurrence du marché ferroviaire voyageurs attendra donc 2015 avant de faire son apparition. En sera-t-il de même des lignes routières nationales?
