Newsletter S'inscrire à notre newsletter

Magazine

Musée de la Grande Guerre

Devoir de mémoire

11 novembre 2011. Le musée de la Grande Guerre a choisi cette date pour ouvrir ses portes à Meaux (Seine-et-Marne). La collection, l’une des plus importantes d’Europe, fera l’objet d’une scénographie attractive pour permettre à tous les publics de mieux appréhender et surtout comprendre cette terrible période de l’histoire française.

Tout a commencé en 2005 à partir de la collection exceptionnelle acquise auprès de l’écrivain et historien Jean-Pierre Verney, spécialiste de la Première Guerre mondiale*. Cinq ans plus tard, le 17 avril 2010 exactement, Jean-François Copé, président de la Communauté d’agglomération du Pays de Meaux et François Mitterrand, ministre de la Culture, se retrouvaient pour poser la première pierre du futur musée de la Grande Guerre. Son ouverture est annoncée pour le 11 novembre 2011, au Nord-Est de Meaux, sur la route de Varreddes, en Seine-et-Marne. Là où aujourd’hui se dresse le Monument américain. Pourquoi Meaux? Parce que le territoire fut marqué par un événement historique majeur, la bataille de la Marne.

Une collection de 50 000 objets et documents

L’objectif du musée de la Grande Guerre est triple. Il s’agit d’abord de préserver et de valoriser un patrimoine unique, puis de réaffirmer une histoire locale qui a sa place dans l’histoire nationale. Enfin, de créer un équipement culturel et touristique “qui participe à son attractivité et à son rayonnement à l’échelle nationale, européenne et internationale”, justifie Jean-Pierre Verney.

Sur un terrain de 16 hectares entièrement paysager, le futur musée sera abrité dans un bâtiment de 7 000 m2, dont 3 000 m2 seront dédiés à l’exposition permanente et 300 m2 aux expositions temporaires. Par ailleurs, deux salles accueilleront les groupes scolaires pour des ateliers de découverte, complétées par un auditorium de 115 places où se tiendront des conférences, des projections, des pièces de théâtre.

La scénographie, qui s’appuiera sur les technologies les plus modernes, “jouera avec les sens”: objets à toucher et à manipuler, ambiances olfactives, musiques d’époque, fonds sonores… Parallèlement seront diffusées des images d’archives. De plus, des bornes et tables tactiles conçues pour être accessibles à l’ensemble des publics constitueront aussi bien des espaces de détente, ludiques pour les plus jeunes, tout en proposant de plus amples informations sur le contenu de visite.

Quant à la collection du musée, elle rassemblera quelque 50 000 objets et documents. Nombre d’entre eux évoqueront la vie quotidienne au front comme à l’arrière. Il y aura aussi plus de 200 uniformes complets représentant la plupart des pays belligérants. De l’armement, de l’artillerie (fusils, mitrailleuses, sabres, torpille…), du “gros” matériel, des journaux d’époque, des photographies, des affiches, des dessins viendront enrichir le parcours muséographique. Un parcours qui abordera plusieurs thèmes, avec un accent particulier sur la tranchée, image la plus symbolique de la Première Guerre mondiale. Trois espaces lui seront ainsi consacrés: la vie quotidienne, la reconstitution d’un champ de bataille sur 150 m2 composé de tranchées française et allemande, ainsi que le “No Man’s land” avec le matériel mis en situation. Et enfin, une tranchée virtuelle qui permettra aux visiteurs de découvrir autrement le quotidien des hommes du front, mais aussi la violence et la mort. Parmi les autres thèmes abordés, citons également l’entrée en guerre, la tactique et la stratégie, le corps et les souffrances, la mobilisation totale, la femme et la société, la mondialisation du conflit ou encore les illusions de la victoire. Autant d’histoires à raconter à travers une collection qui exprimera “l’émotion, la lassitude, la colère, la fierté, la séparation et une grande partie des nombreuses facettes révélées ou obscures de l’événement”, conclut Jean-Pierre Verney.

Il a été chargé de mission au ministère de la Défense, commissaire de plusieurs expositions nationales sur la Grande Guerre, conseiller de Bertrand Tavernier sur La Vie et rien d’autre avec Philippe Noiret et sur Capitaine Conan avec Philippe Torreton. Il figure au générique d’Un Long dimanche de fiançailles de Jean-Pierre Jeunet, et relit même les manuscrits de Pierre Miquel. Depuis près de cinquante ans, il a accumulé des milliers d’objets issus de tous les pays belligérants de la guerre 1914-1918 dans l’espoir de les exposer un jour.

Le saviez-vous?

Le 12 mars 2008 disparaissait le dernier poilu français, Lazare Ponticelli, à l’âge de 110 ans… C’était le dernier d’une immense cohorte, celle des 8,5 millions de soldats français de la Grande Guerre (1,4 million d’entre eux ont perdu la vie sur un nombre total de dix millions de morts). Mais pourquoi les appelait-on les "poilus"? Ce surnom, désignant à l’époque dans le langage familier quelqu’un de courageux, de viril, fut donné pendant cette période en raison des conditions de vie des soldats dans les tranchées. Ils laissaient pousser barbe et moustache et, de retour à l’arrière, paraissaient donc tous "poilus"… Une version cependant qui ne peut trouver de fondements que dans les débuts de la guerre car dès que les gaz firent leur apparition, les masques bannirent la barbe des visages.

Pratique

Toutes les modalités pratiques concernant l’accueil des groupes sont actuellement en cours d’élaboration.

Elles devraient être disponibles en début d’année prochaine.

Pour toutes demandes d’informations, contactez le musée de la Grande Guerre au 01 60 32 14 18.

Retour au sommaire

Auteur

  • Catherine Mautalent
Div qui contient le message d'alerte

Envoyer l'article par mail

Mauvais format Mauvais format

captcha
Recopiez ci-dessous le texte apparaissant dans l'image
Mauvais format

Div qui contient le message d'alerte

Contacter la rédaction

Mauvais format Texte obligatoire

Nombre de caractères restant à saisir :

captcha
Recopiez ci-dessous le texte apparaissant dans l'image
Mauvais format