GNVert, membre du groupe GDF Suez, a présenté au salon Pollutec de Lyon-Eurexpo les dernières évolutions de ses carburants. Le GNV (gaz naturel véhicules), déjà largement utilisé dans les transports en commun, devrait évoluer par rapport au produit initial, puis se propager au sein des dessertes interurbaines.
D’UNE FAÇON GÉNÉRALE, GNVert propose depuis 1998, un carburant alternatif majoritairement composé de méthane, c’est-à-dire d’une énergie renouvelable à 100 %, le GNV. Dans le contexte actuel, ses atouts sont multiples: le véhicule qui l’utilise n’émet pas de particules et il permet jusqu’à 24 % de réduction des émissions de CO2, jusqu’à 80 % de réduction des émissions d’ oxydes d’azotes, par rapport à un véhicule roulant à l’essence. À tel point qu’il contribue même, de cette façon, à rendre attractif un réseau de transport en commun.
Ainsi, d’après une enquête de satisfaction réalisée par le cabinet Louis Harris auprès des autorités organisatrices des exploitants de réseaux, 9 interviewés sur 10 accordent une importance particulière à la présence de bus propres dans leur ville. D’une façon générale, ils sont sensibles également à ses qualités écologiques, techniques et sonores. D’un point de vue économique, si l’achat d’un véhicule équipé pour rouler au GNV coûte environ 10 % plus cher, l’utilisation permet d’amortir rapidement cette dépense supplémentaire. D’autant que pour les flottes, GNVert propose des solutions globales incluant l’installation des stations de remplissage, la vente de carburant, les interventions de maintenance, de dépannage… Des solutions à des prix dégressifs en fonction du nombre d’autobus. C’est le réseau de Nice qui, le premier, a fait rouler une partie de son parc avec ce carburant. Ensuite, celui de Bordeaux a fait ce choix, puis les villes de Poitiers, Quimper, Strasbourg… alors qu’à Paris, la RATP l’utilise pour 90 de ses autobus. Au total, ce sont plus de 1 400 bus, c’est-à-dire environ 15 % du parc français, qui fonctionnent grâce au GNV. D’autres dossiers sont en cours de négociation: “Nous traitons soit avec les autorités organisatrices, soit avec les exploitants, selon les cas”, explique Karine Vernier, présidente de GNVert.
Parallèlement, la société poursuit l’expérimentation de nouveaux produits. Ainsi, à Dunkerque, GNVert est partenaire d’une première en France: l’utilisation de l’hythane comme carburant. Il s’agit d’une association à 80/20 du GNV à de l’hydrogène, avec pour conséquence une réduction supplémentaire du CO2 et une amélioration du rendement moteur. Des initiatives qui s’inscrivent tout à fait dans la lignée de la loi Laure sur l’air et l’utilisation rationnelle de l’énergie adoptée en décembre 1996. Elle prévoit entre autre que les Plans de déplacements urbains pour les agglomérations de plus de 100 000 habitants doivent développer les transports collectifs avec des modes de transport propre. Et aussi avec le Grenelle de l’environnement qui confirme l’objectif de réduction de 20 % des émissions de gaz à effet de serre d’ici à 2020. Entre autres objectifs, pour les transports urbains et péri-urbains, le Grenelle de l’environnement propose des mesures destinées à accélérer le renforcement des transports collectifs, afin de ramener les émissions moyennes de CO2 du parc automobile de 176 grammes par kilomètre à 130 grammes courant 2020.
Ce sont sur ces mêmes arguments écologiques et économiques que GNVert va s’appuyer cette année, pour accroître la pénétration de ces carburants. Parmi les cibles retenues et après les transports urbains, l’entreprise souhaite désormais se positionner sur les relations interurbaines, grâce à une nouvelle version du GNV. Des actions d’information et de sensibilisation seront menées vis-à-vis des conseils généraux chargés de ce type de transports. Dans ces conditions, l’activité de GNVert devrait poursuivre sa croissance. Son chiffre d’affaires était de 22 millions d’euros en 2009. Il devrait atteindre 25 millions d’euros en 2010 et 30 millions d’euros cette année.
Le constructeur Néerlandais a la cote dans son pays. Il vient de livrer 62 autobus à Connexxion, filiale de Transdev et leader du transport public aux Pays-Bas. Si les Ambassador constituent le gros de la commande (52 unités), le transporteur a également porté son choix sur le Citea, le Bus of the Year 2011. Les véhicules seront majoritairement aux couleurs du MRA (Metropolitan Region Amsterdam) mais certains d’entre-eux arboreront la livrée de Connexxion. Le réseau de MRA comprend diverses lignes régionales d’autobus qui assurent la liaison entre les zones limitrophes d’Amsterdam et le centre de la capitale néerlandaise.
Les journées portes ouvertes ne sont pas réservées à l’automobile. Irisbus en organise deux, les 26 et 27 janvier, sur son site de Mitry-Mory. Elles mettront les véhicules d’occasion à l’honneur.
Toutes les marques et tous les types de véhicules de transport en commun de personnes seront présentés par l’équipe commerciale VO du constructeur. Irisbus dévoilera également VO’ptimo, sa nouvelle garantie spécifique VO, mise en place sur une sélection d’autocars et d’autobus de sa gamme.
Le constructeur allemand profite de l’année 2011 pour changer de patronyme. Il faudra désormais oublier Man Nutzfahrzeuge Aktiengesellschaft au profit (plus simple!) de Man Truck & Bus AG. Par ce biais, l’industriel compte harmoniser son identification à l’international.
