Daimler Buses Le premier constructeur mondial a présenté sa vision de l’autobus du futur proche. Il l’a imaginé en s’appuyant sur les attentes des opérateurs de transport.
RANGEZ LES BOULES de cristal. Pour savoir à quoi ressembleront les autobus dans les années à venir, rendez-vous plutôt chez Daimler. Attention, le premier constructeur ne prétend pas remplacer feu Madame Soleil, mais à l’occasion d’un symposium consacré au transport public, Richard Averbeck, responsable de l’ingénierie produit, a exposé sa vision sur le sujet. Il a mis en avant six points, comme autant de cibles que l’autobus de demain devra atteindre: le confort, l’attractivité, la sécurité, l’écologie, la qualité, la fiabilité, enfin, la rentabilité sur le cycle de vie.
Le confort ne sera donc plus la seule affaire des autocars de grand tourisme. L’autobus devra également se révéler plus accueillant avec les passagers et surtout les conducteurs. Chez Daimler, on estime que le poste de conduite devra se montrer plus malléable pour s’adapter au mieux à tous les types de morphologies de conducteur. “Le standard du tableau de bord VDV a aujourd’hui quinze ans. Il nous semble évident qu’il est possible d’aller plus loin dans l’ergonomie”, souligne Richard Averbeck. La visibilité entre également en ligne de compte. Elle peut être améliorée par un réglage plus fin des positions de conduite, mais également par une meilleure efficacité de l’éclairage pour la conduite nocturne. “Les phares au Xénon ou les systèmes à suivi de trajectoire apporteront des réponses intéressantes”, prophétise Richard Averbeck.
L’aspect extérieur des autobus devrait également connaître une évolution. Des lignes plus fluides, une plus grande place pour les rondeurs ne manqueront pas d’être d’actualité. Les versions exceptionnelles réalisées pour les bus à haut niveau de service promettent d’être généralisées. Pour attirer plus de monde, le bus ne devra pas se contenter d’être beau, il aura également le devoir d’être en phase avec son époque. Ainsi, il devrait trouver sa place dans le monde connecté avec du wifi intégré, plus d’information dynamique, des systèmes de GPS en relation avec l’exploitation… Rien d’extraordinaire dans cette énumération, mais aujourd’hui cela reste bien souvent expérimental ou au mieux s’inscrit au chapitre des coûteuses options.
L’autocar et plus encore l’autobus restent parmi les moyens de transport les plus sûrs. Pour autant, les constructeurs, Daimler en tête, ont depuis dix ans développé différents systèmes de sécurité active ou passive: ESP, assistance au freinage d’urgence, régulateur de vitesse et de distance, protection en cas de choc frontal… Autant d’équipements réservés à l’autocar. “L’ESP ou le renfort de la protection du conducteur pourrait à terme s’inviter dans les autobus. Certaines lignes urbaines sont dignes de l’interurbain, cela le justifie d’autant plus”, note Richard Averbeck. Question écologie, Daimler ne réinvente rien de plus. Le constructeur affiche déjà son savoir-faire avec les hybrides ou la pile à combustible, il lui reste à faire mûrir ces technologies pour qu’elles répondent aux exigences commerciales. La qualité, la fiabilité et la rentabilité font aussi partie de l’ADN du bus du futur, selon Daimler. Pour le garantir, le constructeur propose plus de modularité dans la conception, une utilisation de matériaux et d’équipements éprouvés ou encore la vente d’une offre des services pour accompagner celle du véhicule. Autant dire que l’autobus de demain ne devra pas renier son passé et avoir un géniteur bien installé sur le marché. Il s’agit, de manière à peine voilée, d’un plaidoyer pour les principaux constructeurs européens face à l’arrivée promise sur le Vieux continent d’industriels plus exotiques. Cette liste des qualités requises de l’autobus du futur ressemblait presque à un cahier des charges. Il est fort à parier que le successeur du Citaro mettra dans le mille à plusieurs reprises.
Le constructeur suédois a enregistré une commande de 27 Volvo 7700 hybride de la part de Arriva pour la ville de Dordrecht. Il s’agit à ce jour du plus important contrat portant sur des véhicules de ce type signé en Europe. Volvo avait lancé la production en série de son hybride en juin 2010. Depuis, le constructeur annonce avoir enregistré près de 200 commandes. Les premiers véhicules devraient être mis en service en mars 2011, et les livraisons promettent d’être achevées au début de l’année 2012. Pour l’entretien de ces véhicules, Arriva a signé un "gold contract" avec Volvo. Il prévoit que la maintenance et les réparations nécessaires seront assurées par le constructeur pour un montant mensuel prédéterminé.
Le constructeur polonais ne séduit pas que la France métropolitaine. Solaris a récemment livré six Urbino à Citalis Transdev sur l’île de La Réunion, dont un modèle hybride.
Il s’agit de la version Urbino 12 dotée de la technologie Eaton d’hybridation parallèle. Afin de répondre aux particularités du climat réunionnais, Solaris a équipé ses véhicules d’une climatisation spécifique. Les Urbino circuleront à Saint-Denis de la Réunion. Transdev est un habitué de l’hybride de Solaris, l’opérateur en exploite sur le réseau de Strasbourg et au sein du groupe Espace en région parisienne.
Depuis le 1er janvier, le groupe Fiat a opéré une scission capitalistique entre ses activités automobiles et véhicules industriels. Cela a donné naissance à Fiat Industrial, qui regroupe Iveco (donc Irisbus), CNH (véhicules agricoles et de chantiers) et les moteurs industriels. L’actionnariat est le même que celui du groupe Fiat car les actionnaires du constructeur automobile ont reçu autant d’actions de Fiat Industrial. Ce changement annoncé de longue date a été accompagné de nombreuses rumeurs pendant la période des fêtes. La plus insistante concernait l’intérêt marqué de Daimler pour Fiat Industrial. Le géant allemand aurait même fait une offre de 14 milliards d’euros, rejetée.… le transalpin attendait 18 milliards. Depuis, les bruits ont été démentis par Daimler, et Fiat Industrial devra se débrouiller pour gagner une étoile. À commencer par celle de la Bourse, suite à son introduction sur le marché à Milan le 3 janvier dernier.
