L’Association des paralysés de France a publié dans L’Express son baromètre des villes les plus accessibles aux handicapés. En tout, 47 villes sur les 96 chefs-lieux départementaux examinés ont obtenu une note égale ou supérieure à la moyenne générale. Ce qui traduit une légère amélioration de la prise en compte du handicap par les communes françaises. La moyenne générale (11,6 sur 20) a augmenté d’un point par rapport à 2009. Avec une note de 17,4 sur 20 (contre 16,8 en 2009), Nantes arrive en tête pour la deuxième année consécutive, suivi de près par Grenoble. Sur le podium, Le Mans a fait un bond en avant en passant du 48e rang à la troisième place. En revanche, Lyon fait le chemin inverse en reculant de la 3e à la 34e place.
L’Ouest est bien représenté dans le top ten. Au contraire du Sud-Est. En queue de peloton, Mende, Marseille et Perpignan. Ces villes symbolisent une “difficulté récurrente pour les villes du Sud, notamment le pourtour méditerranéen, à véritablement impulser une authentique politique d’accessibilité”, relève l’étude.
Les chefs-lieux départementaux du Languedoc-Roussillon, de Provence-Alpes-Côte d’Azur et de la Corse sont ainsi les seuls à ne pas obtenir la moyenne.
Dans l’ensemble du pays, les services quotidiens demeurent un problème de poids: l’accès aux commerces de proximité, par exemple, est jugé difficile selon 86 % des réponses.
Au plan des transports, la modernisation des infrastructures qui s’est matérialisée par l’inauguration de nouveaux tramways urbains œuvre dans le sens d’une meilleure accessibilité. Curieusement, 49 % des villes n’ont pas répondu au questionnaire sur l’accessibilité des bus.
Enfin, les villes peuvent mieux faire pour les écoles puisqu’elles ne sont totalement accessibles que dans seulement 12,5 % des chefs-lieux. Le transport scolaire est, quant à lui, mieux loti.
