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Magazine

Profession? Courtier en assistance

Innovation Didier Bousquet, fondateur et gérant de Tourisme Assistance Cars (Tac), a créé un service qui lui a sans doute manqué dans son parcours d’autocariste. Fondée en 2010, la jeune entreprise commence à se faire un nom dans la profession, avec un rôle original, celui de courtier en assistance.

C’EST L’HISTOIRE d’une société de dépannage et d’assistance qui n’a ni autocar ni camion de dépannage. Didier Bousquet, fondateur et président de Tourisme Assistance Cars, n’est ni un idéaliste ni un néophyte. Pourtant, il reconnaît volontiers “qu’un peu de solidarité dans la profession ne ferait pas de mal. La panne, je l’ai vécu et je sais ce que c’est lorsque l’on est en mission!” Pour cette raison, il ne se sépare jamais de ses trois outils de travail: son téléphone, son ordinateur portable et, plus artisanal mais essentiel, son carnet d’adresses. L’homme, qui se définit comme “courtier en assistance”, a effectué un tour de France des autocaristes pendant six mois, entre 2009 et 2010, et visité 850 entreprises. Résultat, Tac compte à ce jour 150 affiliés. Un système original sans abonnement, ni cotisation ni engagement. Tourisme Assistance Cars (Tac) a assuré 103 prestations en 2010. Et pour le seul mois de janvier 2011, ce sont 12 missions qui ont été effectuées.

Une solidarité organisée

L’idée est simple: constituer une banque de données permettant de trouver un prestataire à même de prendre le relais en cas d’incident mécanique ou de nouvelle mission impromptue. C’est là que la notion de solidarité entre en jeu. Il faut être capable de mettre de côté les rivalités et querelles de voisinage éventuelles, pour rendre pleinement effective cette bourse de fret d’un genre nouveau. Les grèves SNCF et autres blocages d’aéroport constituent autant de défis et d’opportunités pour Tac qui voit ici un moyen de démontrer sa réactivité auprès des agences de voyages et assisteurs. “La grille de tarifs que je communique n’est qu’indicative. Elle sert de base de référence et de négociation. En tout état de cause, le seul document faisant foi est le devis que transmettra le transporteur assisteur”, soutient Didier Bousquet. Précision importante, “Tourisme Assistance Cars n’est en aucun cas affréteur”, souligne-t-il.

Un rôle de chef d’orchestre

Le rôle de Tac est d’organiser la mise en relation entre “dépanné” et “dépanneur”. Pour cette raison, le règlement financier et l’ordre de mission se font directement entre le premier (ou son assistance) et le second. Tac étant rémunérée par une commission à la charge du demandeur de la prestation. “Il y a deux types de commissions: une pour les sociétés affiliées et une pour les entreprises non inscrites”, poursuit Didier Bousquet. Dans le même ordre d’idée, lorsqu’une demande de mission provient d’un organisme ou d’une entreprise non référencée, Tac demande un règlement préalable via son service de paiement en ligne sur internet. Une règle qui garantit d’être certain du paiement de la prestation. Dans ce cas, et dans ce cas seulement, c’est Tac qui paie le prestataire. Dernier détail: les missions d’assistance se font exclusivement en cars avec leurs conducteurs. En aucun cas, Tac ne propose de mise à disposition de chauffeurs seuls, ce qui fait sa singularité sur le marché. L’accueil qui a été fait à l’entreprise, notamment dans les allées d’Autocar Expo où la petite société aveyronnaise était exposante, est encourageant. “Autocar Expo a été l’occasion de rencontrer des transporteurs, des médias comme Bus & Car, la FNTV, FNTV Services et des constructeurs”, se réjouit Didier Bousquet. Confrontés à la raréfaction des véhicules de démonstration, ceux-ci peuvent constituer un potentiel commercial lorsqu’il s’agit d’assumer les immobilisations d’un véhicule sous garantie.

EXPRESS

HAUSSE DU CARBURANT

La cote d’alerte est atteinte!

"Si le transport collectif est une bonne réponse au poids du carburant dans le budget des ménages, encore faut-il que les entreprises de TRV puissent continuer à exister et à avoir la capacité de faire les investissements nécessaires au développement du transport collectif souhaité par tous", s’alarme Michel Seyt, président de la FNTV.

Avec un prix du gazole à la pompe à son plus haut niveau depuis septembre 2008, selon les derniers relevés de la Direction générale de l’énergie et du climat (DGEC), les entreprises de transport de voyageurs, qui ne peuvent pas avoir recours à d’autres sources d’énergie, sont contraintes de répercuter ces variations, pénalisant mécaniquement un peu plus le budget des ménages.

Malgré ce constat, le recours aux transports collectifs reste la solution la plus économique pour le voyageur.

Les premières analyses montrent un impact très fort sur l’économie et les résultats (premiers mois de 2011) des entreprises, quelle que soit leur taille ou leur situation géographique. Le secteur du tourisme et de l’occasionnel qui, contrairement à l’aérien, n’a pas de "surcharge carburant", est particulièrement affecté par cette crise.

La FNTV, après avoir consulté ses adhérents, alertera les pouvoirs publics sur cette inquiétante situation. S’agissant du secteur conventionné (transport scolaire et ligne régulière), la FNTV demande que "le dialogue élus/transporteurs s’engage sans plus attendre pour que le jeu des indexations prévu dans les conventions puisse permettre d’intégrer pleinement et sans décalage dans le temps cette hausse imprévisible." Face à une situation qui atteint désormais un point critique, la FNTV annonce qu’elle vient de mobiliser sa "cellule de crise et son réseau territorial."

RENNES

Keolis recrute dans la police

Du sifflet au cerceau, il n’y a qu’un pas. Keolis Rennes (réseau Star) participe à la reconversion des adjoints de la sécurité de la police nationale en leur proposant de devenir conducteur de bus. Pour cela, la filiale de l’opérateur a décliné au niveau local une convention signée entre sa maison mère et la Direction départementale de la sécurité publique d’Îlle-et-Vilaine. L’objectif du partenariat est de sensibiliser les jeunes adjoints policiers sous contrats pendant cinq ans (ex-emploi-jeune) à une reconversion professionnelle dans le secteur des transports publics. Pour cela, Keolis organise des réunions d’information à l’hôtel de ville. Les candidats sélectionnés voient leur formation au titre professionnel de la conduite de transport routier de voyageurs financée par l’opérateur. L’initiative lancée en 2010 a permis d’effectuer un recrutement, celui de Delphine Ehrhart. Cela peut sembler bien peu de chose, mais Keolis effectue une sélection fine des candidats. L’objectif n’est pas de faire du chiffre mais de trouver des moyens de diversifier les sources de recrutement. Selon le même principe, Keolis Rennes a auparavant signé des conventions avec Pôle emploi et ses différents partenaires.

Des référencements qui se poursuivent

Outre les 150 entreprises affiliées à la base de données de la toute jeune société Tourisme Assistance Cars, Didier Bousquet poursuit son travail de référencement. Dernièrement, Tac a conclu des contrats de partenariats avec RES Assistance (basée à Haguenau), ainsi qu’avec le Belge EBTS (plate-forme d’assistance européenne, à Hasselt). Ces deux assisteurs faisant de Tac le premier prestataire appelé pour une mission. En outre, les négociations sont très avancées avec la FNTV Services. D’autres discussions sont en cours avec C&F Gastaldi, Carglass(r), Clim Assistance et DKW. Le Gan aurait également initié des contacts avec l’entreprise.

Un habitué du milieu

Didier Bousquet n’est pas un novice. L’homme a succédé à ses parents en 1985 dans l’entreprise Tourisme Aveyron Cars. Société créée dans les années 1960, puis vendue en 2005 aux Transports Verdier. Didier Bousquet effectuait alors plusieurs missions pour des voyagistes tels que Trafalgar, Cosmos, Gulliver, etc. Entre 2006 et 2009, il travaille alors au sein du service commercial des transports Verdier. En 2009, suite à une rupture conventionnelle, il entreprend les démarches pour créer Tourisme Assistance Cars (Tac). En 2010, l’entreprise démarre ses activités.

Comment ça marche?

Imaginons une agence de voyage ayant besoin, à l’improviste, d’un transfert. Elle appelle Tourisme Assistance Cars (Tac). Tac recherche parmi ses affiliés un prestataire disponible pour la mission. Ce dernier envoie un devis à Tac qui le réexpédie, avec les frais de commissions, au demandeur. Une fois ce devis validé (par télécopie ou messagerie internet), Tac confirme à l’agence de voyage la disponibilité. Dès lors, c’est l’agence de voyage qui va finaliser avec le transporteur prestataire le contrat de transport. L’agence paie en direct le transporteur. Ce dernier reverse la commission à Tac. Cette entreprise peut travailler pour le compte de transporteurs, agences et groupes constitués. Il n’est pas nécessaire d’être affilié pour faire appel à ses services (seul le barème de commission change).

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Auteur

  • Jean-Philippe Pastre
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