Tours En attendant le tramway, les usagers de Fil Bleu devront, jusqu’en 2013, prendre leur mal en patience. Depuis le 4 avril, les bus Fil Bleu de Tours ont changé d’horaires et de parcours pour s’adapter aux ralentissements provoqués par les travaux du tramway.
Depuis que le chantier du tramway de Tours a gagné les rues de la capitale ligérienne, les conducteurs de bus ont constaté que le temps de parcours s’était rallongé de 15 minutes en moyenne. Dans le même temps, le tarif des vélos à la location “Véolociti” a été revu à la baisse: de 5 à 2 euros par mois pour les abonnés Fil Bleu, et de 10 à 5 euros pour les autres. Fil Bleu, qui vient de passer commande de 400 nouveaux vélos, a aussi décidé de s’adapter à cette nouvelle donne en rendant les billets du réseau urbain valables pendant 1 heure et quart, au lieu d’une heure. Le Sitcat, l’autorité organisatrice des transports de l’agglomération tourangelle s’est, en outre, fixé quatre objectifs pour conserver son attractivité grandissante auprès des usagers. Selon un communiqué, il s’agit “de s’adapter au plan de circulation mis en place pour ces travaux et aux contraintes de chantier (au nord, sur l’avenue Maginot, au centre, rue Nationale, au sud, avenue Grammont et dans le centre de Joué-lès-Tours), d’éviter les modifications d’itinéraires trop fréquentes, de conserver une offre attractive sur l’axe Tranchée/Verdun, le cœur de notre réseau, et de maintenir des liaisons entre les différents quartiers et le centre de Tours”. Limiter la casse, en somme. Car de nombreux changements liés au chantier ont été listés par l’autorité organisatrice elle-même. Au nord de la ville, les bus devront éviter l’axe Maginot-Tranchée en favorisant “l’accès par le boulevard Maréchal Juin et en privilégiant le passage par le pont Napoléon”. Les modifications des itinéraires concernent directement les lignes 1 et 10 du réseau urbain. Au sud, le Sitcat a identifié les problèmes autour de l’avenue Grammont. Par conséquent, les lignes 4 et 9 n’empruntent plus cette avenue rendue célèbre par le sprint final de la course cycliste “Paris-Tours”. Ses dessertes sont maintenues sur les lignes 1AB, 2AB et 26. Au centre, l’ensemble des lignes qui parcourait la rue Nationale est dévié depuis le 21 février et une nouvelle desserte appelée “La Citadine”, a été créée pour faciliter l’accès au cœur de ville. Cette nouvelle ligne, qui s’affiche “comme une desserte de proximité entre les quartiers Beaujardin et Botanique” sera dotée de deux minibus électriques qui seront livrés avant la fin de l’année.
D’autres aménagements seront nécessaires cet été: des déviations, de la circulation à sens unique dans certaines rues de l’hyper-centre (rue de la Scellerie)…
Tirant les enseignements des expériences d’Orléans ou de Bordeaux où les travaux furent mal ressentis par les usagers et les automobilistes, Fil Bleu communique à tout va. Quatre guides permanents (renforcés par une vingtaine d’autres guides au plus fort des travaux) en tenue orange sont présents sur le terrain pour “accompagner” les voyageurs non seulement aux points d’arrêt sensibles, mais aussi “dans les quartiers, les entreprises, établissements scolaires…” Les informations sur les itinéraires et les horaires ont été envoyés depuis la mi-mars par tous les canaux: SMS, Twitter, le site www.filbleu.fr, une newsletter… Un pack info a, par ailleurs, été déposé dans toutes les boîtes aux lettres de l’agglomération. Des précautions qui n’empêcheront pas les ralentissements sur le réseau. La campagne “gardons le sourire”, qui vient d’être apposée dans tous les bus, ne sera pas de trop. Il reste 18 longs mois de travaux.
L’entrée en service commercial du projet tram-train reliant Nantes à Clisson était initialement prévue en août 2010, puis en janvier 2011 et en mars 2011 pour être finalement reportée au 15 juin prochain. En cause, des difficultés de mise au point et d’homologation. Cumulant les embûches depuis son origine, ce chantier avait été imaginé jusqu’à Châteaubriant, site qui avait lui-même pris un tel retard que la SNCF s’était reportée sur Clisson. Seul hic: les quais dans les stations n’étaient pas adaptés. Prenant le problème à bras-le-corps, le conseil régional a donc déboursé six millions d’euros pour leur mise à niveau. Les travaux d’aménagement réalisés, il ne restait plus qu’à réceptionner les 25 rames qui lui ont tout de même coûté quatre millions d’euros remise constructeur portant sur 24 unités comprise!
La procédure de débat public sur les réseaux de transport de la région parisienne s’est officiellement terminée le 30 mars 2011 avec la présentation des conclusions de la Commission nationale du débat public. À l’issue de quatre mois de discussions, il a été établi que la Société du Grand Paris et le Syndicat des transports d’Île-de-France (Stif) doivent dorénavant se répartir la maîtrise d’ouvrage du projet du Grand Paris Express, lever éventuellement le caractère optionnel de certaines gares, définir un tracé proche de l’est de la capitale et trouver une solution pour la desserte de Saclay. De son côté, la Région s’apprête à signer une convention particulière pour les transports publics avec l’État qui devrait lui apporter un milliard d’euros de crédits et lui permettre d’investir trois milliards d’euros dans des travaux d’amélioration des RER C et D, de mise en service de nouveaux tramways, d’extension de certaines voies ferrées en grande banlieue et de prolonger plusieurs lignes existantes.
Des discussions sont en cours entre Lille Métropole et le conseil régional du Nord-pas-de-Calais afin d’aboutir à un abonnement commun qui permettrait, aux abonnés de Transpole d’accéder au réseau de TER de la métropole lilloise avec leur carte d’abonnement Rythmo, sans surcoût. Susceptible de démarrer le 1er août, cette extension d’abonnement constitue "une vraie négociation et représente non seulement un moyen d’attirer les usagers vers les transports en commun et un coût supplémentaire pour la Métropole", indiquait Éric Quiquet, vice-président de Lille Métropole.
À peine mis sur les rails, à peine arrêté. Le 4 avril dernier, Jean-Paul Fournier, sénateur-maire de Nîmes, a annoncé la suspension immédiate des travaux engagés depuis janvier dans le centre-ville pour le futur BHNS, baptisé Tango+ , le tram’bus de l’agglomération. En cause: la suspension, par le tribunal administratif de Nîmes, de l’exécution du permis d’aménager faisant suite au recours déposé par l’association pour la sécurité des périphériques et l’intercommunicabilité des quartiers (Aspiq). En amont, cette association de quartier avait relevé divers manquements dans l’étude d’impact de la ville, en particulier concernant "les effets de ces travaux, et notamment la saturation supplémentaire du trafic urbain, sur la pollution atmosphérique, la commodité du voisinage et sa santé". Un avis partagé par la cour qui a donné raison à l’association en s’opposant à ce chantier qui devait traverser la ville du nord au sud d’ici fin 2012. Un timing suffisamment serré pour que l’élu envisage un éventuel pouvoir en cassation auprès du Conseil d’État.
Démoli au début des années 1970, le pont de la Vendée va ressusciter. Un nouvel ouvrage pour traverser le Cher entre les quartiers des Rives-du-Cher et des Deux-Lions est en construction. Pour ce faire, le Sitcat va débourser 7 millions d’euros HT environ pour ce pont de 230 mètres de long (pour 13 mètres de large) qui accueillera le tramway, les bus, les vélos et les piétons. Jean-Luc Paroissien, chef de projet à Cité Tram, maître d’ouvrage délégué pour la réalisation de la première ligne de tram de l’agglomération tourangelle, précise que les voitures et camions "seront exclus".
À Joué-lès-Tours, un autre ouvrage pour le franchissement du périphérique accueillera également le tramway, les piétons et les cyclistes.
