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Le réseau réunionnais fait peau neuve

Île de la Réunion Après le Car jaune, le Z’éclair, l’Alternéo ou le Citalis… Il faudra désormais compter sur un nouveau venu dans le paysage des transports en commun réunionnais, le Car Sud.

CE N’EST PAS que ce réseau soit complètement nouveau, mais son lifting a produit l’effet d’une véritable cure de jouvence. Par chance, c’était l’objectif. Arborant en effet un nouveau nom, Car Sud, une nouvelle identité visuelle et de nouveaux véhicules, cette offre de transport scolaire a finalement subi le même sort que celui réservé récemment au réseau urbain de l’île, lui aussi suffisamment vieillissant aux yeux de son autorité organisatrice, la Communauté d’agglomération sud (CA Sud). Destinée à inciter les usagers réunionnais à se réconcilier avec le transport public, la CA Sud cible 8 000 élèves par jour et trois millions de passagers chaque année, un marché d’environ 25 voyages par habitant et par an.

Du neuf et de l’hybride

Stratégiquement, la volonté des élus était donc de simplifier le message en créant un nom de marque unique tout en conservant le même niveau de service et de confort aux clients. Achetant pour l’occasion 17 nouveaux bus dont dix modèles hybrides fonctionnant à la fois à l’énergie électrique et à l’essence, la flotte de 33 unités sévira de l’Entre-Deux jusqu’au Tremblet à Saint-Philippe en passant par Saint-Joseph et le Tampon, d’ici à juin 2012. Un choix qui ne doit rien au hasard puisque l’AO a attentivement veillé à ce que ces nouveaux véhicules arborent le maximum de normes environnementales, et ce, dès la première étape de déploiement prévue en septembre prochain. Pour les bus vieillissants qui fonctionnent toujours, l’AO a trouvé la parade dans la mesure où ils seront purement et simplement floqués.

Un microbus à la demande et à tarifs compétitifs

En parallèle, l’autre préoccupation majeure de CA Sud se nichait également dans l’amélioration de la fréquence et de l’accessibilité. Deux incontournables qui font déjà l’objet de plusieurs expérimentations initiées depuis le début de l’année. Parmi elles: le microbus de neuf places. Fonctionnant à la demande, cette navette se réserve par le biais d’une centrale d’appels et propose aux usagers de naviguer de l’Entre-Deux jusqu’à Saint-Philippe. Faisant écho à son relatif succès, la mise en cohérence du réseau se fera tout au long de cette année puisque la CA Sud a déjà validé sa mise en place. Question tarifs, il faut compter entre 1,30 euro et 4,20 euros. Un demi-tarif a été envisagé pour les enfants de moins de douze ans qui ne payent que 0,70 euro. La gratuité des transports en commun pour les personnes âgées de plus de soixante ans et les personnes témoignant d’un handicap supérieur à 50 % reste également de mise. Pour compléter son dispositif, l’AO a posé deux dernières pierres à son édifice en créant un conseil communautaire chargé de chapeauter ces initiatives et un poste de chargé de mission à la régie intercommunale des transports. Reste à présent aux usagers de faire le reste…

EXPRESS

LE PUY-EN-VELAY

Le TAD part en campagne

Pour ne pas exclure de l’offre de transport sa population la plus rurale, la Communauté d’agglomération du Puy-en-Velay a mis en place un service de transport à la demande. Il vient renforcer l’offre du réseau Tudip (1,53 million de voyageurs en 2010) qui ne dessert pas suffisamment 17 communes particulièrement rurales. Mis en place à titre expérimental jusqu’au 7 janvier 2012, le service sera proposé deux fois par mois les semaines impaires. Il sera reconduit après étude de la fréquentation.

ÎLLE-ET-VILAINE

Îllenoo fait payer l’usager

Le réseau interurbain breton a fait son ménage de printemps. À partir du mois de septembre une offre rationalisée sera proposée aux voyageurs. Le conseil général a dû faire face à une augmentation de la demande, supérieure à l’offre, conjuguée à un budget constant. Ainsi, ce sont les usagers qui seront mis à contribution avec une augmentation de leur participation au financement des transports (seulement 14 % aujourd’hui). Le prix du ticket à l’unité augmentera de 5 % par an jusqu’en 2019 pour passer de 1,8 à 2,80 euros.

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Auteur

  • Diane-Isabelle Lautrédou
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