Volvo 9500 Un air de déjà-vu. Le 9500 est la copie économique du 9700, le Coach of the Year 2008. Volvo a misé sur la carte de la rationalité pour le titre 2012. Le passage de la passion à la sagesse sera-t-il payant? La stratégie n’est pas dénuée de raison.
UN COACH of the Year doit-il nécessairement faire rêver? À cette question, la réponse est sans ambiguïté, non. Un autocar n’est pas une voiture particulière, en ce sens, il est avant tout un outil de travail. Aussi, un design audacieux, un aménagement intérieur grand luxe et une motorisation surpuissante ne peuvent être les seuls critères de choix. À ce jeu-là, le Neoplan Starliner ou le Setra 416 HDH gagneraient tous les deux ans. Ce constat, Volvo l’a très certainement fait. L’inscription du 9500 au Coach Euro Test 2011 en apporte la preuve. Car, il faut bien le reconnaître, même avec sa livrée et son aménagement Volvo Ocean Race, le 9500, à l’inverse d’autres candidats, voguait loin des rives de l’émotion. Mais son objectif n’est pas là. Ce véhicule est certainement la bouée qui permettra à Volvo de ne plus couler sur de nombreux marchés européens, en premier lieu desquels on trouve la France. Cet autocar polyvalent a laissé au 9700 toutes les fioritures utiles pour le grand tourisme, mais a gardé bon nombre des qualités essentielles qui avaient séduit le jury en 2007. Le comportement routier est bon, il est maniable et bien motorisé, son confort et sa luminosité intérieure sont très agréables. Ajoutez à cela des soutes bien dimensionnées, cela donne la recette d’un autocar idéal pour gagner de l’argent. Ce 9500 aurait certainement de grandes chances devant un jury composé de transporteurs. Celui du Coach of the Year réunit des journalistes, s’ils ont tendance à être proches de leurs sous, Volvo se dégagera un bel horizon.
LONGUEUR/LARGEUR/HAUTEUR
12,29 / 2,55 / 3,610 m
MOTEUR
Volvo Euro 5 DB9, 380 ch
BOÎTE DE VITESSES
Robotisée Volvo AT 2412D I-Shift
FREINS AV ET AR
À disques ventilés intégraux avec ABS, ASR, EBS, ESP et FIP
SUSPENSIONS
Essieu rigide à l’avant Pneumatiques
RÉSERVOIR
480 litres
• Qualité de fabrication
• Une belle promesse de rentabilité
• Un véhicule quelque peu ennuyeux
• Couloir assez étroit
Avec le Volvo 9500, la marque a créé là un outil de travail qui plaira à la majorité des conducteurs: la position de conduite conviendra à tous les gabarits, l’ergonomie et la qualité de finition sont soignées et fort valorisantes. On en oublie que l’on est dans un modèle d’entrée de gamme. La chaîne cinématique est réussie du fait d’un moteur de 380 ch particulièrement vif et d’une boîte robotisée Volvo I-Shift 12 rapports très réactive (à tel point qu’elle en est parfois brutale). La visibilité directe est bonne, mais on pourra reprocher la présence de rétroviseurs grand angle trop petits et non réglables. Malgré ses 12,3 m, il donne l’illusion d’être plus court qu’il n’est grâce à un gabarit facile à cerner. Mais la direction souffre hélas de phénomènes de copiage et d’une excessive sensibilité aux irrégularités de la chaussée. Un legs probablement dû à l’essieu avant rigide. Dommage, car la suspension parvient à absorber très convenablement les ralentisseurs et grandes ondulations. Le freinage est très progressif, beaucoup plus doux que le ralentisseur qui se révèle quant à lui difficile à doser.
Lequel souffre aussi d’un levier trop court. Bien plus désagréable est le ressenti de la fonction Eco-Roll qui met le véhicule en roue libre lorsque la boîte robotisée le décide. Une expérience à ne souhaiter à personne, surtout à l’approche d’un virage!
• Vivacité moteur
• Maniabilité
• Réactivité boîte I-Shift
• Ergonomie
• Qualité du freinage
• Fonction Eco Roll détestable
• Boîte robotisée parfois brutale
• Effet de copiage du train avant
• Ralentisseur manquant de progressivité
• Témoins d’antibrouillards invisibles
