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Grand-Metz pour le BHNS bi-articulé hybride

Lorraine La capitale régionale est la première agglomération française à se doter d’un BHNS bi-articulé de 24 m à motorisation hybride. 27 exemplaires fabriqués par Van Hool rouleront en septembre 2013 sur les lignes de la TCRM.

ILS ne l’ont toujours pas vu. Mais la visite des élus de l’agglomération Metz Métropole à l’usine du cons­tructeur, près de Lierre en Belgique, le 17 mai dernier, leur aura permis de se faire une idée assez précise de ce que sera “leur” BHNS et comment il sera fabriqué.

C’est donc sur la base de la gamme ExquiCity de Van Hool que sera réalisé ce BHNS, à l’issue d’un appel d’offres européen. Le modèle messin est un bus bi-articulé de 24 m de long à plancher bas intégral et à motorisation hybride diesel-électrique série. “Nous avons fait évoluer le modèle du constructeur”, se félicitent les élus, pour un fonctionnement sur moteur électrique au démarrage dans la mesure de l’énergie stockée qui réduit le bruit et les fumées. Les batteries sont rechargées par la récupération d’énergie au freinage, le moteur thermique continuant à tourner à l’arrêt pour alimenter les servitudes (climatisation, air comprimé, etc.), puis prend la relève pour alimenter les batteries. Le bus sera équipé de pots catalytiques et de filtres à particules offrant une dépollution supérieure à la norme EEV (environmentally enhanced vehicles).

Une consommation de 55 l/100 km

Van Hool s’est engagé sur une consommation de 55 l/100 km”, souligne Hervé Chabert, responsable de la mission Mettis auprès de l’AOT, Metz Métropole. Avec ses 140 places, dont une quarantaine assises, le bus messin permettra un cadencement toutes les quatre minutes dans l’hypercentre? – trois minutes à terme – et injectera entre ses passages deux bus traditionnels.

Dès 1995, j’ai fait campagne sur la problématique d’un transport public moderne, plaide Dominique Gros, le maire PS de Metz et premier vice-président de Metz Métropole, élu en 2008 après trente-sept ans de mandat pour Jean-Marie Rausch, longtemps partisan du tout automobile. La plupart des villes a développé ses transports publics sous la contrainte des embouteillages de la circulation automobile, mais à Metz la circulation est restée convenable et les transports publics ne s’imposaient pas. Le débat portait plus sur l’aménagement urbain que sur un sauvetage face à la marée automobile.

Préserver les fonctions de la vieille ville

Le cœur historique n’est pas un musée, il conserve une activité commerciale, culturelle, administrative, et la voiture y trouve encore sa place grâce à la présence de deux grands parkings offrant 5 000 places. “Ma décision a été d’interdire le transit automobile en le renvoyant sur les pourtours et de desservir l’hypercentre par les transports en commun en préservant ainsi les fonctions de la vieille ville, analyse l’élu. Une décision difficile, mais la logique de mon projet s’est imposée progressivement.” Patient, culotté et fin pédagogue, il a fini par convaincre les élus de l’agglomération de Metz Métropole, maître d’ouvrage du projet.

Même si un BHNS pouvait apparaître moins valorisant qu’un tramway, la présence d’un important réseau de distribution d’eau chaude enterré et le coût de sa déviation imposaient une sagesse budgétaire. Cependant, le design innovant du matériel et du mobilier des stations, imaginé par le cabinet lyonnais Avant Première, n’est pas sans rappeler celui d’un tram avec ses deux faces bombées et sa cabine de conduite séparée. Reste à finaliser quelques détails tels que les cache-roues et les rétroviseurs. Un premier exemplaire de série tournera dès mai 2012 pour son homologation et les marches à blanc.

27 véhicules au total seront livrés courant 2013, et 24 tourneront à partir de septembre 2013 (deux étant en maintenance et un gardé en réserve) sur deux lignes en site propre, totalisant plus de 23 km. Elles formeront l’armature d’un réseau redistribué et densifié, généralisant la priorité aux transports en commun et une intermodalité améliorée. Le coût du projet s’élève à 198 millions d’euros, dont 23 millions pour le matériel roulant.

Neuf modèles trolley hybride 18 m de Van Hool ont été vendus à Parme (Italie) et trois modèles de 24 m ont été placés à Barcelone, mais Metz est la première ville française à opter pour un BHNS bi-articulé hybride. “D’autres suivront. Nous avons beaucoup de demandes”, se réjouit le maire de Metz.?

EXPRESS
Union des transports publics et ferroviaires

Michel Bleitrach, nouveau président

Cette fois, c’est officiel.?Michel Bleitrach, président du directoire de Keolis, vient d’être élu à l’unanimité à la tête de l’Union des transports publics et ferroviaires (UTP) par les administrateurs de l’organisme. Il prend la succession de Cyrille du Peloux (Veolia-Transdev). Fraîchement élu, Michel Bleitrach a déclaré: “Je suis honoré de présider aux destinées d’une organisation professionnelle qui a réussi à rassembler autour de trois des six plus grands groupes de transport au monde (SNCF-Keolis, Veolia-Transdev, groupe RATP) des opérateurs privés et publics locaux comme des opérateurs étrangers récemment entrés sur le marché français. Ces sociétés caractérisent le secteur des transports en tant que filière d’excellence tant en France qu’à l’étranger. La place du transport public est plus que jamais centrale dans les problématiques de mobilité à l’heure de l’augmentation du prix de l’essence, des préoccupations environnementales et de la pertinence économique des moyens de transports.” Son élection s’accompagne du renouvellement du conseil d’administration.?Et les strapontins sont bien répartis entre les différents acteurs de la branche. Michel Bleitrach est accompagné de trois vice-présidents: Marc Delayer, directeur général des Transports publics du Choletais (membre d’Agir), Jérôme Gallot, directeur général de Veolia-Transdev, et Jean-Marc Janaillac, directeur général au développement groupe de la RATP mais aussi président du directoire de RATP Développement. Le DG de Veolia Transdev fait son entrée dans le conseil d’administration, tout comme trois autres administrateurs: Nathalie Courant, directrice générale de Car Postal France (Groupe Car Postal), Christian Costa, directeur sécurité d’EuroCargoRail (groupe DB Schenker), et Emmanuel Pitron, secrétaire général de la RATP. Bruno Gazeau, délégué général de l’UTP depuis 2004, a été reconduit dans ses fonctions. Michel Bleitrach ne s’inscrit pas en rupture avec l’action de son prédécesseur, il assure vouloir “consolider le mouvement vers une mobilité globale.

Il entend également accorder une place prépondérante à la gestion des questions sociales et, à ce titre, préparer l’ouverture à la concurrence du transport ferroviaire régional. Le programme d’actions de l’UTP, dont il sera le porteur, sera plus précisément d’ici au mois d’août en concertation avec les vice-présidents et tous les administrateurs.

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Auteur

  • Conrad Freeling
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