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Vous avez dit atomes crochus?

Nous avons beau enfler nos conceptions, nous n’enfantons que des atomes, au prix de la réalité des choses”, disait Pascal. En France, nous n’avons toujours pas de pétrole, et de moins en moins d’idées. Ce sentiment m’étreint lorsque j’entends le discours ambiant sur le casse-tête du nucléaire. Notre beau pays, à travers quelques homériques Grenelles, s’est clairement érigé en donneur de leçons question protection de l’environnement. N’allons-nous pas faire mieux que tout le monde en matière de réduction des émissions de CO2? Seulement voilà, nos élites ont engagé l’opinion publique sur cette voie vertueuse car elles pensaient posséder l’arme fatale: 56 réacteurs nucléaires. Et puis, boum! Fukushima est venu rappeler à l’esprit chagrin qu’un nouveau Tchernobyl est toujours possible. Croyez-vous que, comme nos voisins Allemands, nous nous soyons lancés dans un grand débat sur le sujet? Pas du tout. Tout juste nous a-t-on expliqué que cette industrie était sûre, la meilleure du monde, un rempart contre l’électricité chère, une garante de notre productivité et de notre indépendance énergétique… Bref, tout ce que le pays compte de lobbies concernés par ce sujet est monté au créneau. Heureusement, tandis que l’angoisse grandissait dans les chaumières devant les images en provenance du Japon, DSK nous a fait le coup de la femme de chambre, et e.coli a pourri les concombres. Enterrant du même coup presque tous les débats autour de l’atome. D’ailleurs, même les Verts ne sont pas franchement d’accord entre eux sur le sujet. On se gausse souvent de la politique “made in USA”, tellement sensible au poids des lobbies. Au fond, avons-nous vraiment quelque chose à leur envier? La leçon qu’il faut tirer de cet épisode si peu démocratique, c’est que le transport public doit lui aussi agir comme un lobby de première importance. Ce devrait être d’autant plus facile que la vertu est bel et bien de son côté, alors il faut le faire savoir, et lutter. Quant au coût réel de la remise à niveau de nos centrales, du démantèlement des vieilles infrastructures, de la construction des nouvelles, du stockage des déchets, des risques éventuels, etc. Circulez, y’a rien à voir! Et pas un atome de bon sens.

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Auteur

  • Pierre Cossard
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